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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 17:55

 

Chapoutier.jpg

 

 

Il y a un peu plus de 3 ans, Michel CHAPOUTIER, dans le cadre du 5ème Rendez Vous des Vignerons Bio d'Alsace à Colmar, entretenait ses collègues alsaciens sur ses recherches dans le domaine des contenants destinés à la fermentation des vins. Au cours de cette conférence, il confirmait son intention d'acheter des vignes dans le secteur situé entre Bernardvillé et Reichsfeld sur le lieu dit Schieferberg, ce qui fut fait.

 

Après s'être entouré d'un consultant local et d'une chef d'exploitation de qualité, afin de conduire dès la reprise ses vignes en biodynamie, la première production se montre pleine de promesses. Dans un millésime 2009 qui peut parfois souffrir de lourdeur, le terroir de schistes de Villé a offert de très jolis vins tout en fraîcheur et en finesse vinifiés avec élégance.

 

Les 2 cuvées parcellaires de Riesling, issues des lieux dits Fels et Buehl sont très réussies, tout autant que la cuvée générique de Riesling vendue comme les autres vins sous la marque Schieferkopf, dont le choix n'est pas particulièrement judicieux.

 

Lors la conférence évoquée précédement, Michel CHAPOUTIER expliquait à un public dubitatif que l'on ne vendait pas assez cher les vins d'Alsace au regard de leur qualité et qu'un Riesling sec à 300 € ne le choquait pas.

 

S'il est compréhensible que les premiers millésimes ne soient pas tarifés à ce niveau et que la marge de progression des vins produits sur ces parcelles soit encore énorme, il est tout de même surprenant de retrouver le Riesling "générique" bradé, au regard de sa qualité, à 7,49 € dans un magasin en gros pour professionnels de la restauration.

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 22:10

 

Sylvaner-rouge.jpg

 

 

Faut-il acidifier les Grands Crus d'Alsace du millésime 2011 ?

 

La question est tellement saugrenue que l'on imagine personne n'osant la poser. Personne, sauf quelques oenologues qui par la voix de l'Union des Oenologues d'Alsace viennent de déposer cette demande auprès des services de l'ODG AVA (Association des Viticulteurs Alsaciens).Cette dérogation serait, selon les voeux des demandeurs, applicable à l'AOC Alsace, à l'AOC Alsace Grand Cru et même aux mentions Vendanges Tardives et Sélection de Grains Nobles.

 

Au regard des premiers jus que j'ai pu goûter, il est très difficile de comprendre le bien fondé de cette demande car il n'apparait pas que ce millésime manque d'acidité.

 

La levée de bouclier ne s'est pas fait attendre par la voix de Jean-Michel DEISS, atterré mais pas surpris de tant de mépris pour l'appellation. Olivier HUMBRECHT, son successeur à la présidence de la section Grand Cru de l'AVA, partage son analyse et souligne avec vigueur que si un vin issu d'un terroir Grand Cru a besoin techniquement d'être acidifié, il ne mérite plus son statut de Grand Cru.

 

L'immense majorité de la profession, dont quelques oenologues, reste cependant opposée à cette pratique qui ne peut qu'aboutir à jeter l'opprobre sur toute la région.

 

Le sujet de la chaptalisation fait également débat au sein des gestions locales des 51 Grands Crus. Une vingtaine d'entre elles a déjà renoncé à cette pratique dans son cahier des charges mais il reste encore de nombreux réfractaires à son abandon. Sous les mauvais prétextes qu'il vaut mieux conserver cette possibilité, sans pour celà y avoir recours sauf en cas d'extrême nécessité, et que d'autre part, des régions plus prestigieuses en font un usuge courant sans faire l'objet de critiques, on affaiblit le sérieux et la notoriété de la région.

 

Je reste certain que quelques uns aimeraient bien pouvoir acidier et chaptaliser à la fois. Avec l'aide de quelques oenologues bien choisis, ils pourraient même retrouver la recette des vins artificiels qui avaient cours sous le Reichsland.

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 20:30

 

Zwanze.jpg

 

"Afin de faire de cette bière éphémère un événement éphémère, j'ai voulu faire déguster tout ces fûts le même jour, presque à la même heure chez des amis de part le monde : Italie, Suède, Danemark, Finlande, USA, Japon, Canada, France et Belgique."

 

Jean VAN ROY - Brasserie CANTILLON

 

Ce  ZWANZE DAY a ainsi eu lieu le samedi 17 septembre à travers le monde et à Mittelbergheim où quelques amateurs de Geuze et de Cantillon s'étaient réunis pour goûter cette cuvée unique et hors commerce que Jean VAN ROY avait souhaité nous offrir.

 

Elaborée avec  Olivier LEMASSON en assemblant du Lambic de 2 ans avec du Pineau d'Aunis, cette bière est la parfaite illustration de la communauté d'esprit  qui unit les brasseurs de Gueuze et les vignerons. On y retrouve la structure si particulière des Gueuzes de Cantillon et les arômes fuités et poivrés du Pineau d'Aunis. Une très belle réussite car la fusion des deux vilains canards, dans leurs secteurs respectifs, est pleinement réussie.

 

 

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 16:56

 

Ethiopie.jpg

 

Frantisek ZVARDON, photographe Tchèque naturalisé Alsacien, vient de publier aux éditions On My Own un recueil de 367 photographies en sépia, fruit de 5 années de travail photographique dans lequel se reflètent les fondements de notre humanité.

 

Un beau livre à ajouter dans sa bibliothèque aux ouvrages déjà consacrés à l'Alsace.

 

Route des vins d'Alsace Zvardon

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 18:19

 

Ciel-Caspri-09-2011.jpg

 

Entamées il y a un peu plus d'une semaine, les vendanges se déroulent sous une chaleur accablante dans le secteur situé à 60 kilomètres au Sud de Florence.

 

Sangiovese-09-2011.jpg

 

L'état sanitaire est parfait et les grappes de Sangiovese et de Malvoisie se dorent au soleil.

 

Ciel-2-Caspri-09-2011.jpg

 

  Le Ciliegiolo est déjà en cave où il poursuit sa cuvaison en vendange entière dans des petites cuves tronconiques.

 

Malvoisie-09-2011.jpg

 

Bientôt en ligne, une petite vidéo.

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 18:33

 

Sylvaner-Dionysos.jpg

Sylvaner Dionysos Kapelle

 

Depuis mon dernier point du 22 aout, il faut être franc et avouer que ça se complique. Une succession de passages pluvieux, dont un très conséquent le week-end dernier, ajoutée aux températures qui passent du frais au tropical, il faisait 27° ce matin dans l’Engelberg, ont modifié significativement l’état sanitaire.

 

Pour résumer la situation je dirai que les parcelles peu vigoureuses et bien exposées restent saines mais aussitôt qu’il y a surcharge ou que la viticulture est un peu laxiste on trouve de nombreux foyers de pourriture. Dans les vignes les plus touchées, des odeurs acétiques nous ramènent 5 ans en arrière.

 

Alors il va falloir trier, surtout les Pinot et le Gewurztraminer qui semble le cépage le plus touché. Les Riesling qui ne sont pas encore mûrs résistent bien pour peu que la charge soit raisonnable.

 

Les 2 parcelles de Sylvaner du Domaine LISSNER se portent à merveille. Ce seront très certainement par celles-ci que Bruno SCHLOEGEL commencera ses vendanges cette année.

 

 

Sylvaner-Horn.jpg

Sylvaner Horn

 

Les vendanges ont commencé cette année le 25 août pour le Crémant et le 7 septembre pour les vins tranquilles issus des cépages Auxerrois, Pinot Blanc, Pinot Gris et Pinot Noir. A partir du 12 septembre elle sont ouvertes pour les autres cépages. Ce sont ces mêmes dates qui sont retenues retenues pour les vendanges en Grand Cru sauf pour le Bruderthal, le Praelatenberg, l'Altenberg de Bergheim et le Kanzlerberg, ces derniers ayant optés pour des dates ultérieueres.

 

Les vendanges tardives ne pourront commencer avant le 21 septembre pour le Pinot Gris et le 26 septembre pour les autres cépages.

 


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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 21:30

 

La-Noire-d-Armand-1.jpg

 

 

Armand, je vous parle d'Armand DEBELDER, bien entendu, le sorcier de Beersel dans le Brabant Flamand tout près de Bruxelles. Inutile de pratiquer le flamand pour apprécier sa "noire", une bière de fermentation mixte aux arômes de chocolat et de café qui possède l'acidité nécessaire pour apporter la fraîcheur qui équilibre le breuvage.

 

 

Noire-d-Armand-2.jpg

 

www.3fonteinen.be

 

 

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 20:35

 

Le-Feu.jpg

 

 

Dominique BELLUARD est vigneron à Aysse en Haute-Savoie. Une douzaine d'hectares de Gringet, sur les 20 qui existent encore dans la région, quelques pieds d'Altesse et de Mondeuse, le tout  travaillé en Biodynamie. Dans la cave, l'approche est originale avec l'utilisation d'amphores et d'oeufs en béton. Tout juste mis en bouteille et "remontés" en Alsace, nous goûtons quelques vins du dernier millésime.

 

Les Alpes 2010 : Issue du cépage Gringet, c'est la cuvée d'entrée de gamme du Domaine. Olfaction fruitée délicate et précise, corps droit et nerveux, c'est un vin simple mais complet, parfaitement abouti et surtout très plaisant.

 

Altesse 2010 : Un vin vif, vivant, avec une bouche sèveuse et saline. La finale s'exprime par un très joli jeu d'amertumes. De toutes ces mises récentes c'est celle qui se goûte le mieux ce soir là. Les vins n'étant pas étiquetés, il me semble que cette cuvée est vendue sous le nom de "Grandes Jorasses".

 

Gringet des Alpes 2010 : Du Gringet vendangé tardivement puis macéré égrappé pendant trois semaines en amphore avant un élevage en oeuf. La bouche offre un surprenant jeu de tannins qui donne l'impression  de goûter un vin rouge.

Une approche originale qui mériterait sans doute d'être  accentuée pour aller plus au bout des choses. A revoir après quelques années de garde.

 

Le Feu 2010 : Toujours Gringet issu de parcelles d'argiles rouges. C'est le vin qui a fait la réputation fort justifiée du Domaine. Vinifié en oeuf, le vin possède une bouche bien structurée avec de la puissance mais aussi beaucoup de précision dans la palette aromatique fruitée. L'expression est tendue et remarquable par sa salinité. Beaucoup de fond et d'expression de terroir. Le feu est indéniablement un vin de garde et seule la curiosité peut justifier de le goûter si tôt.

 

Mondeuse 2009 : Jus de fruit juteux et gourmand. L'acidité marquée conjuguée au caractère rustique du cépage apporte beaucoup de plaisir. La meilleure Mondeuse qu'il m'ait été donné de boire.

 

Il ne faut pas oublier que Dominique produit également une cuvée de bulles de grande qualité toujours issue du cépage Gringet. L'ensemble de la gamme est cohérent avec des premiers vins qui ne manquent ni d'intérêt ni de qualités. A découvrir urgemment pour ceux qui ne connaissent pas encore.

 

Domaine Belluard
283, les Chenevaz
74130 AYSE

www.domainebelluard.fr

 

Récit détaillé d'une visite : Tasting Club

 


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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 18:00

 

Photos-0034.jpeg

 

 

Un orage de grêle bref mais violent s'est abattu il y a deux jours sur le secteur de Barr et d'Heiligenstein . En voyant cette photo prise par  Noëlle BACHERT on peut constater que l'alerte a été sérieuse.

 

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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 19:31

 

Couronne d'or

 

 

Dans quelques jours, le Comité d'Experts des Vins d'Alsace décidera de la date des vendanges en Alsace. Voila l'occasion de revenir sur l'origine de la création de cet organisme, particularité régionale, qui a vu le jour en 1945.

 

Une fois l’Alsace libérée, l’administration française reprend ses droits. C’est par une série d’ordonnances que le Général De Gaulle remet dans l’urgence la France en marche. L’une d’elles concerne la viticulture alsacienne. Il s’agit de l’ordonnance N° 45-2675 du 2 novembre 1945 relative à la définition des appellations d’origine des Vins d’Alsace.

 

En raison du blocage des vins sans appellation, l’administration du ravitaillement ressort le projet de statut des appellations d’origine Alsace élaboré par l’AVA et présenté en 1939 au comité national de l’INAO. C’est à partir de ce document que le gouvernement provisoire va en 13 articles, définir les bases sur lesquelles le vignoble alsacien va se reconstruire.

 

L’Appellation d’Origine Régionale Vin d’Alsace voit le jour. Dans le premier article qui l’institue, il est immédiatement fait référence à un Comité Régional d’Experts constituant une exception dans le paysage viticole national. Pierre angulaire de l’administration du vignoble, il est nommé par arrêté du ministère de l’agriculture et reçoit pour missions :

 

-          De délimiter, avec l’aide des syndicats locaux, l’aire de production consacrée par des usages locaux, loyaux et constants de l’appellation d’origine Alsace à l’intérieur des départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Le tracé de l’aire devant ensuite être reporté sur plans cadastraux après homologation du Ministère de l’Agriculture.

 

-          De délimiter à l’intérieur de l’aire de production, sur proposition des syndicats locaux, les appellations d’origines sous régionales, communales et locales. La procédure et les recours de ces délimitations étant à définir dans un décret à venir.

 

-          De décider chaque année avant les vendanges des règles d’enrichissement à observer, soit en interdisant l’enrichissement, soit en l’autorisant dans la limite maxima de 2,5°.

 

-          De fixer la date avant laquelle les vendanges ne peuvent être commencées.

 

Le 25 juillet 1946, par arrêté du Ministère de l’Agriculture, le Comité Régional d’Experts pour les vins d’Alsace est nommé. Il se compose de 12 propriétaires-viticulteurs, de 6 viticulteurs-négociants et de 8 conseillers techniques. Sont nommés au titre des propriétaires-viticulteurs : Joseph SALTZMANN, Charles CADE, Joseph CATTIN, Joseph DREYER, Théo FALLER, KIENTZLER pour le Haut-Rhin et de Lucien FREYERMUTH, Gilbert GERBER, Albert SELTZ, Edouard HERING, Eugène FISCHER, Alfred GRIESHABER pour le Bas-Rhin. Les viticulteurs-négociants sont Léon BEYER, René DOPFF, Frédéric TRIMBACH pour le Haut-Rhin et Frédéric BOECKEL, Emile WILM et Louis KLIPFEL pour le Bas-Rhin. Les Conseillers techniques sont Louis RIEDER, Inspecteur Général de la Répression des Fraudes à Strasbourg, L HEINRICH, Inspecteur de la Répression des Fraudes à Ammerschwihr, KELLER, répartiteur régional des Vins d’Alsace à Strasbourg, UHLEN, Directeur des Services Agricoles du Haut-Rhin à Colmar, LASNIER-LACHAISE, Directeur des Services Agricoles du Bas-Rhin, SICK, Directeur de la station de viticulture et d’œnologie de Colmar et Fernand ORTLIEB, Professeur d’Agriculture à Rouffach.

 

Un nouvel arrêté ministériel daté du13 septembre 1946 complétera le Comité d’Experts en la personne de Charles GROSS, Inspecteur de la Répression des Fraudes pour les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle.

 

Le Comité a fonctionné sous la présidence de Louis RIEDER jusqu’en 1961 puis de Louis KLIPFEL avant que Marcel BLANCK ne lui succède en 1970. Son siège s’est déplacé successivement sous les trois premières présidences de Strasbourg à Barr puis à Colmar.

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