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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 20:50

Etienne-SIMONIS.jpgEtienne SIMONIS


Une soirée passée a goûter la cave d'Etienne SIMONIS, sans prendre des notes précises, juste pour le plaisir d'échanger avec ce jeune vigneron, à la notoriété grandissante, que j'aprécie pour sa franchise, sa convivialité et bien entendu pour la qualité de ses vins.

Cette dégustation nous offrira l'occasion de prendre une nouvelle mesure du millésime 2009 dans le secteur de Colmar où la météo semble avoir posé plus de problèmes que dans le Nord de l'Alsace.

Etienne nous confirme que les fortes chaleurs et le manque de pluie ont bien provoqué des blocages de maturité dans la plaine, mais il souligne que les coteaux ont beaucoup moins soufferts. On notera tout de même une acidité en retrait surtout par rapport au millésime 2008 où nous avions été particulièrement bien servis.

Deux vins soutirés continuent leur élevage sur lies fines, d'abord un Edel composé d'un assemblage de Chasselas et de Riesling puis un Sylvaner ample et puissant. Tous les 2 bien que parfaitement secs possèdent beaucoup de gras et un côté chaleureux qui semble être la marque du millésime.

Les Riesling montrent un profil exotique agréable et précis, celui issu du Kaefferkopf possède de la profondeur et d'agréables notes réglissées.

Les Pinot Gris possèdent de belles expressions minérales bien que les fermentations ne soient pas encore terminées. Etienne espère qu'ils finiront leurs sucres au Printemps pour aboutir à des équilibres secs.

La gamme de Gewurztraminer est  impressionnante par sa qualité. Ma préférence va comme toujours à la cuvée Armand issue de la partie basse du Kaefferkopf à la géologie calcaire. Ce vins possède un profil aromatique élégant et
une tonicité rare sur ce cépage.

Et puis il y a les cuvées spéciales qui donnent à Etienne l'occasion d'exprimer son talent. Elles portent le nom d'Alter Ego : assemblage de tous les Pinots élevés en barriques anciennes, Caprice pour un Sylvaner en surmaturité de haut niveau ou Blanc de Noir à la pureté remarquable.

Un Domaine à découvrir d'urgence si ce n'est déjà fait.


Domaine René et Etienne SIMONIS
2 rue des Moulins
68770 AMMERSCHWIHR
03 89 47 30 79
rene.etienne.simonis@gmail.com

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 22:14

Andre-Ostertag.jpg

C'est un André OSTERTAG détendu qui reçoit ses collègues vignerons Guillaume GROS et Lucas RIEFFEL auxquels je me suis joint. André a tout son temps, le Domaine est fermé pendant les Fêtes, alors nous avons profité de l'après midi pour passer en revue de belles séries de vins, pour les commenter et pour échanger sur l'actualité vigneronne.


Sylvaner et Pinot Blanc 2008 :

Deux vins secs et droits avec un profil fruité pour le Sylvaner, plus dense et tannique pour le Pinot dont le gras de l'entrée en bouche précède un corps longiligne et tendu. En 2008 tous les vins ont réalisé la fermentation malolactique ce que André s'efforçait  jusque là d'éviter, craignant que cette fermentation n'enlève au vin de l'éclat en fin de bouche. Pleinement rassuré par le brillant résultat obtenu dans ce millésime, il semble dorénavant ne plus se soucier de cette phase.


Riesling Vignoble d'Epfig 2008, Clos Mathis 2007, Fronholz 2007, Heissenberg 2007, Muenchberg 2007
:

Nez discret et bouche aimable pour le Riesling issu du Vignoble d'Epfig, accompagné de l'acidité typique du millésime, remarquable de finesse et de précision.

Propriété du chef de culture du Domaine, le Clos Mathis est situé sur le ban de la commune de Ribeauvillé sur un sol à dominante granitique qui repose sur des argiles profonds. Compte tenu de son exposition et de sa nature, ce terroir ne souffre jamais de la chaleur. On est conquis par le nez exubérant et par la bouche austère, pure et dépouillée qui finit sur le caillou.

Les sables siliceux et les quartz du coteau du Fronholz participent à la construction de vins denses, tendus et gourmands. Olfaction retenue qui s'ouvre à l'aération mais surtout une extrême précision de la bouche grasse, presque tannique dont la tenue et la longueur étonne pour un vin blanc.

Beaucoup de gras, une onctuosité naturelle et aussi le côté chaleureux typique de ce terroir de grès et de gneiss fort bien nommé Heissenberg. Le rayonnement calorique du vin apporte réconfort et convivialité. Pour la petite histoire, ce sont les Riesling issus de ce terroir qui ont fait l'objet de vinifications en barrique entre les années 1988 et 2002. Depuis, André a abandonné ce type d'élevage.

Enfin élégant Muenchberg où tout est finesse et précision, bouche sphérique délicate aux arômes fruités dans leur jeunesse et qui ne demande qu' à prendre un tour plus minéral au vieillissement.


Pinot Gris Barrique 2007, Fronholz 2007, Zellberg 2007, A 360 P 2008 :

La particularité des Pinot Gris du Domaine, mais c'est aussi vrai pour leurs cousins noirs ou blancs, est d'être élevés à la bourguignonne en barriques anciennes. Récoltés mûrs mais sans surmaturité, ce qui nécessite une viticulture de qualité, ils sont représentatifs du savoir faire de vinificateur d'André et de ce que l'on peut obtenir de ce cépage sans en attendre un équilibre moelleux comme cela est de coutume sauf à de rares exceptions, même si l'on s'éloigne du profil classique alsacien.

Sec et gras pour le "simple" Barrique, très légère rondeur et énorme densité pour le Fronholz où l'on retrouve une trame tannique, une construction et un fonctionnement identique à celui du Riesling issu du même terroir. Par erreur, mais pour notre bonheur, nous goûtons A 360 P dans le millésime 2008 au lieu du 2007. Techniquement sec le vin offre un profil complexe, plein et parfaitement abouti où tout est déjà en place.

André apprécie beaucoup le millésime 2007 en raison de la pureté aromatique qu'il offre, ce que l'on ne peut que reconnaître. Cependant, pour ma part les quelques 2008 dégustés possèdent une dimension, un fond et une tension supplémentaire tout en conservant de grandes qualités de pureté et de précision.


Muscat Fronholz 2007, Gewurztraminer 2007 :

Dominé par des notes de fleur d'oranger, l'olfaction du Muscat possède une grande délicatesse.  La bouche est également empreinte de subtilité et de raffinement par son équilibre sec et son fruit croquant. Gewurztraminer sans extravagance, nez retenu et corps soyeux, tendre et caressant.


Riesling Muenchberg Vendange Tardive 2007, Gewurztraminer Vendange Tardive 2007, Gewurztraminer Epfig Sélection de Grains Nobles 2007, Gewurztraminer Fronholz Sélection de Grains Nobles 2007 :

Force est de reconnaître après cette impressionnante série de vins en surmaturité que peu de vignerons sont capables d'atteindre un tel niveau de précision dans les arômes et d'équilibre dans les structures. L'extrême qualité du botrytis, pourtant rare -sauf exception- dans ce millésime 2007, a apporté une dimension remarquable qui élargit la palette aromatique tout en la respectant.

Les Sélections de Grains Nobles possèdent de la salinité et des degrés d'alcool situés aux alentours de 8° car comme André aime à le préciser : " Il s'agit d'un jeu entre le sucre et la tension minérale, l'alcool n'apporte rien".


Précision et élégance dépouillée guident le vigneron dans son travail . Classicisme et avant-gardisme se côtoient pour offrir des expressions sereines et abouties des terroirs qui par ailleurs sont servis par une viticulture de grande qualité.



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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 19:30




De passage en Alsace, Bertrand HABSIGER, ancien sommelier d'établissements étoilés tels que l'Arnsbourg, la Chenaudière et le Valet de Coeur, a apporté avec lui pour nous les faire découvrir, les dernières productions de la Fattoria Di Caspri, jeune Domaine Toscan dont il a assure la direction depuis 3 ans.


Située à 50 kilomètres au Sud de Florence entre Sienne et Arezzo, la propriété compte 6 hectares de vignes dont seulement 4 sont en production actuellement et 9 hectares d'oliviers. L'encépagement est majoritairement constitué de Sangiovese ainsi que d'autres cépages autochtones moins connus comme le Ciliegiole, le Canaiolo ou le Trebbiano Malvoisia.


Depuis la reprise du Domaine en 2006, les vignes sont soignées en biodynamie grace aux conseils éclairés d'un consultant de choix puisqu'il s'agit de Patrick MEYER.


Après des cuvaisons de 3 à 5 semaines réalisées en vendange entière  dans des cuves tronconiques en bois de 15 hectolitres, les vins sont élevés en barriques et demi muids sans ajout de soufre pendant 18 à 22 mois, puis mis en bouteille sans filtration et sans apport de sulfites.


Le Rosso Di Caspri est un 100% Sangiovese issu de vieilles vignes de plaines et de jeunes vignes de coteaux. Comme les autres 2008 que nous découvrirons ce soir, il a été tiré du fût il y a quelques jours avant de réaliser un périple de plus de 700 kms qui ne semble pas l'avoir affecté. Du fruit, une puissance mesurée qui s'exprime dans une bouche relâchée, tendue et sans creux. Le vin est simple, rustique dans le bon sens du terme avec une palette d'arômes singulière sans boisé sensible. L'accent est mis sur la fraîcheur et la gourmandise immédiate avec une belle finale réglissée et parfaitement nette.


Le Poggio Cuccule est issu de vieilles vignes de Sangiovese provenant du lieu dit éponyme. Le 2008 est remarquable par sa trame tannique d'une extrême finesse et d'une intense densité. L'expression est épurée avec beaucoup de fond et de profondeur et la marque du terroir bien présente . Le millésime 2007 qui a été embouteillé il y a une semaine semble perturbé par la mise. On retrouve cependant la même finesse dans la structure et aucune lourdeur en bouche malgré la puissance du vin.


Surprenant Cilliegiolo, assemblage de Giliegiole et de Canaiolo, un vin dont la production trop confidentielle a tout pour me plaire par son côté "décalé" qui me fait penser par certains côtés à un Pinot d'Aunis. Une bouche épicée et pimpante, un vin nerveux à la finale réglissée qui se prolonge par un retour sur les épices. Intense sensation de fraîcheur pour un vin sans détour à boire à l'ombre d'un olivier sous le soleil toscan.


La cuvée de blanc Luna Blu 2007, issue de Trebbiano Malvoisia, est déclinée en 2 versions selon qu'elle a fait l'objet d'une macération de quelques jours ou pas. Plus de gras et de cohérence dans la cuvée macérée qui elle aussi vient d'être mise en bouteille il y a quelques jours. Des vins au caractère "space" comme aime à le souligner Bertrand.


La progression des vins sur les 3 millésimes qu'il m'a été donné de découvrir est remarquable car le travail mené dans les vignes porte ses fruits. Élaborés dans un esprit "nature", les vins sont précis, justes et évidents. Ils possèdent la typicité et le caractère singulier que l'on attend de cette région,contrairement à la mode qui pousse de nombreux toscans à vouloir produire des copies de Bordeaux. Les tarifs sont actuellement, et je l'espère encore pour longtemps, très doux.


Ce compte rendu serait incomplet si j'oubliais de souligner également la grande qualité de l'huile d'olive non filtrée, obtenue par une réelle extraction à froid.


Alors Caspri, c'est pas fini*, et c'est même très prometteur.


*Je sais c'est très facile, mais je ne pouvais pas m'en empêcher.


Fattoria Di Caspri
Strada Vicinale da Ucerano
Frazione Rendola
Localita Caspri
52025 Montevarchi

Contact  : bhabsiger(at)fattoriadicaspri.com


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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 02:44



Jean-Claude RATEAU fête cette année ses 30 ans de biodynamie. Il est loin le temps où il faisait partie de cette petite poignée de marginaux qui faisaient rire tout le monde. Depuis, beaucoup dont les plus grands, s’y sont mis, même si parfois on a du mal à comprendre comment certains arrivent à faire cohabiter une biodynamie a priori sérieuse et l’effeuillage thermique…

 

Après une visite des vignes en passant par les Prévoles, les Bressandes et les anciennes carrières des Coucherias, nous nous retrouvons dans la cave pour découvrir le millésime 2007 qui vient d’être mis en bouteille.

 

Juste une précision, la presque totalité des vignes est conduite en double cordon de Royat ce qui permet une parfaite répartition de la végétation et par conséquence de bien aérer le raisin ce qui est important lorsque l’on travaille en Bio.

 

Tout d’abord 3 vins blancs.

 

Côte de Beaune La grande Châtelaine 2007 : Déjà minéral tant au nez qu’en bouche. Plus intéressant encore après 3 ou 4 années de garde quand le vin prend cet incomparable fumé qui en fait sa marque.

 

Beaune Clos des Mariages 2007 : La structure tannique résulte de l’assemblage de Pinot Beurot et de Chardonnay. Du Gras de la longueur, mais surtout un côté rustique bien marqué.

 

Beaune 1er Cru les Coucherias : Un vin plein construit sur le finesse et la richesse du fruit. La bouche est persistante, dotée de beaucoup d’allonge et de race.

 

Puis les rouges.

 

Bourgogne 2007 : Issu de Pinots fins récoltés à 35 hectolitres par hectare, le vin est tout en fruit, poivré et gourmand à la fois.

 

Hautes Côtes de Beaune 2007 : Plus fermé que le précédent, des notes de cassis mais surtout beaucoup de tenue et un potentiel certain en raison de la complexité qui apparait à l’aération.

 

Beaune Clos des Mariages 2007 : C’est un terroir qui craint la soif mais donne de véritables merveilles lors des années pluvieuses. Beaucoup d’épices et des notes de pierre à fusil au nez, un vin aérien, racé et élégant. Très belle buvabilité.

 

Beaune Les Beaux et Bons 2007 : Parcelle située en limite de Pommard. Matière serrée, dense, presque austère. De la tension et une finale sanguine de toute beauté.

 

Beaune Les Prévoles 2007 : Parcelle constituée de terres noires sans calcaires actifs. Cuvaison en vendange entière. Olfaction florale avec des notes de pivoine, la bouche est riche, compotée, dense mais sans lourdeur. Parfait équilibre tannique pour ce vin riche qui sait conserver de la fraîcheur.

 

Beaune 1er Cru Les Reversées 2007 : Très beau jus au soyeux agréable. Le vin est plein, abouti et une fois de plus parfaitement équilibré entre richesse et fraîcheur.

 

Beaune 1er Cru Les Bressandes 2007 : Une incroyable profondeur accompagne la puissante structure. Chair gourmande, fruitée, poivrée, l’expression possède beaucoup de justesse et d’évidence.

 

Et pour terminer cette horizontale du millésime 2007, Jean-Claude nous propose un vieux millésime tiré de son œnothèque : Olfaction fumée, notes de cuir et de jambon mais aussi de cerise et de cacao. Le vin s’ouvre lentement dans le verre et nous raconte une histoire. Bouche parfaite, finale réglissée, personne n’imagine son âge : c’est un Bressandes 1986.

 

Je ne dirais jamais assez toute l’admiration que j’ai pour Jean-Claude RATEAU ainsi que pour ses vins. Franchise et sincérité prédominent, des vins sans artifice et sans recherche démonstrative, juste du vin mais du vin juste.

 

 

Domaine Jean-Claude RATEAU

26 Route de Bouze

21200 BEAUNE

www.jc-rateau.com

 


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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 19:28



Pioche à la main, seul au milieu de sa vigne, il avance lentement, observant chaque pied avec attention, intervenant avec précision sur la plante ou sur le cavaillon.

 

Vision aussi surprenante que réconfortante après avoir traversé les coteaux dévastés par les pesticides de la région de Régnié. Sols morts où même la vigne a du mal à survivre, profonds fossés qui bordent la route pour recueillir les eaux de pluies que les terroirs vitrifiés ne peuvent plus absorber.

 

On est presque gêné de le déranger, d’autant plus que nous passons ici à l’improviste.

 

Bonjour, vous êtes Christian DUCROUX ?

 

Surpris dans son travail Christian s’interrompt, s’approche et le dialogue s’installe.

 

Heureux de partager, il montre, expose et explique sa relation et sa compréhension de la vigne et du terroir, de la biodynamie. Simplicité et humilité d’un homme qui impose le respect par sa sincérité son honnêteté et sa générosité.

 

Ses vins sont à son image, francs, sans détour ni faux semblants ni artifices. Seulement une pureté gourmande. Par leur justesse, ils apportent le réconfort, le bien-être et le plaisir.

 

Christian, sa vigne elle l’aime et il lui rend bien.

 

Un Grand Homme et un Grand Vigneron.

 

Domaine Christian Ducroux

Thulon 69430 LANTIGNIE

04 74 69 20 47


Pour en savoir plus : degustateurs.com


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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 14:34



Propriétaire du Domaine du Rempart à Dambach-La-Ville, Gilbert BECK est l'heureux possesseur d'un peu plus de 5 hectares de vignes sur le secteur d'Albé.

Souvent oublié en raison de son éloignement de la Route des Vins, le Vignoble de Montagne d'Albé est un des plus hauts d'Alsace puisqu'il culmine aux environs de 500 mètres. Issu de la même bande géologique qui va d'Andlau à Albé en passant par Reichsfeld, sa spécificité tient autant à son altitude qu'à la géologie de ses sols constitués de schistes feuilletés qui permettent à la vigne de s'incruster dans la roche en décomposition. Si le bas des coteaux est recouvert d'une couche importante de limon, aux points les plus élevés la roche affleure.

C'est à Antoine ADRIAN vigneron et négociant à Albé que l'on doit la conservation en AOC Alsace de ce splendide vignoble. Au début du 20 ème siècle la commune comptait plus de 100 hectares de vignes qui ont été peu à peu abandonnés en raison de la difficulté à travailler ce terroir mais aussi à la récession de la main d'oeuvre due au développement de l'industrie textile.

Fort heureusement depuis 1978 Gilbert BECK, suivi à partir de 1997 par Christian BARTHEL, a décidé de redonner vie à ce terroir .

Au sommet du Steinacker, Gilbert  installe des vignes en terrasses, défriche avec 5 autres viticulteurs les 4 hectares du Clos du Sonnenbach aux pentes impressionnantes et dont il possède la moitié en propriété. Situé dans le prolongement du Steinacker, le Sonnenbach est parcouru d'anciennes galeries de mines.

Pour l'encépagement le choix est simple car le Pinot Noir s'impose car c'est le cépage historique qui a fait la notoriété des vins d'Albé. Un peu de Pinot Gris et d'Auxerrois et quelques Riesling et Gewurztraminer en faible quantité. Sur les hauteurs de l'amphithéâtre d'Albé, les cépages précoces trouvent mieux leur place, pourtant les schistes ont cette capacité d'emmagasiner la chaleur pendant la journée et de la conserver pendant la nuit.

Pour me convaincre de la typicité des Rouges d'Albé, s'il est encore nécessaire de le faire, Gilbert a sorti de son oenothèque quelques millésimes anciens qui accompagnent des vins en vente actuellement.

La Cuvée des Orpailleurs est un rosé de saignée. C'est un vin qui surprend par sa puissance et sa vinosité et introduit parfaitement Le Pinot Noir Vignoble d'Albé vinifié en rouge. Trois mois en foudre avant de poursuivre l'élevage en cuve inox et l'on retrouve sur les 3 millésimes présentés (2006, 1999, 1993) la même trame au tannins fins et fondus qui signe les vins rouges de ce secteur. Des arômes de griotte, une douce amertume de gentiane et une expression qui s'affine avec l'âge.

Mais c'est avec le Clos Sonnenbach que Gilbert réalise son vin le plus ambitieux. Dix huit mois d'élevage et une touche florale qui accompagne le fruité de griotte. Les millésimes goûtés (2007, 2000, 1997, 1995, 1990) possèdent tous cette trame unique aux tannins d'une extrême finesse qui portent une bouche sèveuse. Le 1990 est à la hauteur de sa réputation avec une robe brillante une puissance et une tenue en bouche remarquable.

Si la typicité et la qualité des vins rouges d'Albé sont indéniables, il appartient à Gilbert BECK et à Christian BARTHEL de faire le nécessaire s'ils veulent obtenir le classement en AOP de leur actuelle AOC. La bataille sera rude et seule une action concertée peut aboutir. Le vignoble d'Albé manque d'exposition médiatique, c'est regrettable et il serait souhaitable que des 2 côtés de l'Ungersberg les bonnes volontés se mobilisent pour assurer la promotion d'un vin et aussi d'un lieu tout à fait remarquables.

Domaine du Rempart
5 rue des Remparts
67650 Dambach-la-Ville
03 88 92 42 43
www.vins-beck.fr



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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 18:18


De passage en Belgique avec Jean-Pierre RIETSCH, nous en profitons pour poursuivre notre quête de la Geuze (j'ai pas dit gueuse) en nous rendant à Beersel dans le Brabant Flamand, à environ 10 kilomètres au Sud de Bruxelles. Beersel, charmant petit bourg d'un peu plus de 5000 âmes, est réputé pour son château fort construit aux environs de 1300, qui constituait alors un des éléments de la première ceinture de défense de Bruxelles, mais aussi pour la brasserie Drie Fonteinen crée par Gaston DEBELDER dans les années 50 et maintenant tenue par son fils Armand.


Armand absent ce jour là, c'est Lydie HULPIAU qui nous reçoit et nous fait tout d'abord visiter le local de brassage. La Geuze est un assemblage de lambicsde 1, 2 et 3 ans qui requiert de la part du geuzier des qualités pointues de dégustateur. Les lambics sont brassés chaque année entre les mois d'octobre et d'avril lorsque la température extérieure et les conditions atmosphériques optimum (fraîcheur et vent) sont réunies.

Les lambics sont issus d'un mélange d'orge malté et de blé dur broyé dans un moulin, macéré pour en extraire l'amidon  puis brassé pendant 5 heures avec un apport de houblon. Le brassin est ensuite versé dans une cuve ouverte pour refroidir, c'est à ce moment là que les bactéries responsables de la fermentation spontanée entrent en oeuvre. 


La fermentation bouillonnante se poursuit ensuite en barriques qui bien entendu ne sont pas obturées pour laisser échapper la mousse blanchâtre qui s'en échappe. Les lambics sont élevés de 1 à 3 ans en barrique avant d'être assemblés et mis en bouteille. Une nouvelle fermentation, toujours naturelle et sans ajout de levures, se produit alors car les plus jeunes lambics contiennent encore des sucres à transformer. C'est cette seconde fermentation, conduite à une température contrôlée d'environ 16°, qui va apporter un léger gaz à la Geuze. L'intérêt du contrôle de température à ce moment là de l'élaboration, permet d'éviter le développement d'acidité volatile et ainsi d'obtenir une Geuze aimable au palais sans acidité excessive.


Entre le brassage du premier lambic et l'ouverture d'une bouteille de Geuze il faudra attendre un minimum de 3 ans et demi, aussi compte tenu des tarifs pratiqués, on comprend immédiatement le bien fondé du message affiché dans le local magasin : "Ici vous achetez la bière d'un brasseur, pas celle d'un banquier".

Après que Lydie eut tiré de la barrique un jeune lambic et une Kriek de mars 2008, nous rejoignons le LambikOdroom, un espace lumineux dédié à la dégustation.

Jeune lambic brassé en mars 2008: Fines notes oxydatives car la barrique est presque vide, arômes intenses, bouquet complexe de notes fermentaires, de tabac et de céréales grillées. Une pointe de volatile et une structure dense, relâchée, quasi tranquille avec bien entendu la présence de quelques sucres.

Oude Geuze Vintage: En bouteille de 37,5 cl, assemblage de lambics dont les plus anciens ont été brassés en 2002 et mis en bouteille en 2005. Cette Geuze est en vente actuellement. Très légère réduction, notes de levain de céréales grillées. Remarquable équilibre construit autour d'une acidité fine et serrée qui n'agresse pas. Finale aux accents d'orange amère; très belle longueur et profondeur.

Oude Geuze: Plus jeune, plus rustique et d'un tempérament plus fougueux que la précédente, elle offre des notes lactées qui s'affinent à l'aération et révèlent les valeurs profondes de l'assemblage. L'équilibre est toujours remarquable, l'acidité marquée mais sans excès apporte la fraîcheur, laisse la bouche nette et désaltère.

Kriek de mars 2008 tirée du fût: Je défie tout dégustateur de dire "bière" si on lui présente cette Kriek dans un verre noir. Le profil aromatique est celui d'un vin rouge au fruit puissant. Brassé avec des cerises de Pologne cette Kriek est tout simplement remarquable. Densité du fruit, de la structure, sans aucun gaz.

Oude Kriek en bouteille : Oude signifie "vieille", il est vrai que j'aurai pu le dire plus tôt. Olfaction fermentaire avec des notes marquées de réduction. Un peu de patience est nécessaire ou alors il faut carafer. La structure se révèle alors crémeuse avec un joli fruit sans toutefois égaler en puissance fruitée la Kriek précédente. Les cerises utilisées sont d'une autre origine. Bière élégante et d'une grande digestibilité avec une acidité parfaitement civilisée.

La Brasserie Drie Fonteinen produit également des cuvées spéciales que nous n'avons pas goûtées faute de temps mais que j'imagine de très grande qualité compte tenu du talent d'Armand DEBELDER.

Attenant à la brasserie le Restaurant  Drie Fonteinen permet de se restaurer et de découvrir les spécialités locales accompagnées des bières de la brasserie.

Nous remercions Lydie pour son accueil chaleureux et sa grande disponibilité pour répondre à nos nombreuses questions. Je recommande vivement la visite de cet établissement à tous ceux qui désirent découvrir les secrets de la Geuze dans son expression la plus fine et la plus élégante que je connaisse.

BROUWERIJ 3 FONTEINEN
Hoogstraat 2A
1650 Beersel
Tel: 02/306.71.03
www.3fonteinen.be

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 17:10

 

Mathieu DEISS et le précieux Vin de Paille 1989

 
C'est toujours un grand plaisir d'aller déguster les vins de Jean-Michel DEISS et de son fils Mathieu qui l'assiste depuis les dernières vendanges. Personnage emblématique, parfois provocateur, souvent controversé, Jean-Michel a fait le choix de la complantation pour révéler la dimension presque religieuse qu'il accorde à ses terroirs.

 

Ses vignes sont soignées en biodynamie car cette approche "apporte une proximité entre le vigneron et la plante". Jean-Michel aime le préciser : "la biodynamie est un acte gratuit, ce n'est pas quelques grammes de silice qui vont tout changer, mais on ne fait pas les choses pas en fonction de ce que l'on comprend mais de ce que l'on sent".


Et l'extrême sensibilité de l'approche est présente de la vigne à la cave. Quand je demande à Mathieu s'il est difficile de prendre la suite de son père aux commandes de la cave, il m'explique que finalement les choses ne sont pas si compliquées puisque tout se règle à la vigne et que dans la mesure où les vinifications sont réalisées sans intrant, l'opération la plus sensible reste le pressurage.

Appliquant la méthode paternelle, les premiers pressurages en début de vendanges sont réalisés avec un pressoir mécanique qui permet ensuite d'étalonner les séquences des pressoirs pneumatiques. La qualité du pressurage est capitale pour éviter au maximum de débourber les moûts, ensuite il ne reste plus qu'à suivre la fermentation.

Ensemble nous découvrons une belle verticale de Burlenberg, complantation de Pinot Noir et Pinot Beurot sur calcaires oolithiques.

Tannins fins et élégants pour le 2005 à la finale crayeuse, expression plus sévère portée par une acidité qui tend le vin dans le millésime précédent, sanguin et puissant en 2003, fondu avec une finesse de tannins admirable en 1997. Tous ces vins sont dotés d'une grande présence, parfaitement charpentés avec la forte empreinte d'un terroir qui domine.

Je poursuis ensuite par les Alsace Premiers Crus dont la variété des expressions offre un plaisir d'une grande intensité. Toutes sont remarquables cependant je ne parlerais que de celles qui m'ont le plus ému, sans jugement de valeur, simplement en recherchant une proximité avec les vins.

Tonique Engelgarten (2005 - 2007) construit sur un jeu d'agréables amertumes et astringences. De façon très surprenante, la pointe d'alcool qui ponctue la finale n'apporte aucun désagrément mais plutôt une chaleur réconfortante.

Sèveux et épicé Grasberg (2004 - 2005 - 1995) avec une préférence marquée pour le millésime le plus ancien qui présente maintenant une parfaite maturité. Fruit, minéral et épices sont présents dans un équilibre parfait.

Profondeur du Burg (2004 - 2005 - 1995) à la matière impressionnante et à la trame sérrée. Un côté graphite marque la bouche et des notes d'encens qui contribuent à apporter une dimension spirituelle. Le Huebuhl (2004 - 2002) semble presque son contraire par son côté gènéreux et réjouissant.

 

Vient ensuite la rencontre avec les Grands Crus :

Long, puissant et persistant Mambourg, envahissant et apaisant à la fois. Un vin qui arrive comme une vague et submerge le palais.

Derrière l'austérité de façade du Schoenembourg se cache une richesse et une profondeur sans que rien d'ostentatoire ne vienne se manifester. Le vin se dévoile par strates successives, toutes différentes, toutes complémentaires.

Élégance distinguée, expression élancée, l' Altenberg de Bergheim se livre sans retenue. C'est un vin rieur, vivant, vibrant où l'on retrouve aussi bien le fruit que le minéral.

Les vins du Domaine sont riches, profonds, lumineux, toujours pourvus d'une importante salinité qui allège les expressions et apporte de la digestibilité. Une très belle gamme de terroirs parfaitement à la hauteur de sa réputation.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 18:17


 


Un lumineux caveau situé à l'entrée du village, élégance sobre et épurée des lignes comme des matières, nous sommes au Domaine MITTNACHT Frères à Hunawihr. Immédiatement on perçoit la sensibilité artistique des propriétaires puisque c'est avec son cousin Marc que Christophe gère les 23 hectares du Domaine conduit en biodynamie depuis 10 ans. Les cousins se répartissent le travail dans les vignes, Marc se charge de la cave pendant que Christophe se consacre au commerce.

La mise en bouche s'effectue avec un assemblage de Pinot Blanc et d'Auxerrois au caractère vif, précis avec une pointe mentholée et une belle tenue en bouche puis avec un Riesling à l'olfaction pierreuse et camphrée suivie d'une bouche droite bien relevée par des notes de fougère et de thé. Ces 2 vins issus du millésime 2007 placent immédiatement la barre assez haut pour des expressions qui ne se veulent que variétales. Les 2 flacons sont obturés par des capsules à vis car le Domaine a retenu cette option depuis 3 ans pour leurs vins de cépages, à la grande satisfaction de sa clientèle export.
 

Tous les terroirs du Mandelberg à L'Osterberg en passant par le Rosacker et le Muehlforst sont à dominante calcaire avec cependant
des singularités qui tiennent à l'exposition ou à une présence plus ou moins importante de marnes et d'autres éléments minéraux. Chacun possède une structure unique qui conserve son identité quelque soit le cépage au travers duquel il s'exprime.

Muehlforst (R 01 04 07, PG 07 06) : Situé entre Hunawihr et Ribeauvillé, exposition plein Sud, dominante calcaire avec beaucoup de   marnes. Remarquable par son amplitude, sa densité et sa tenue en bouche. L'acidité massive est toujours bien enveloppée dans la matière et l'aromatique parfaitement précise, riche et distinguée, surtout dans les millésimes plus anciens.

Osterberg (R 01 03 07, G 07) : Un Grand Cru austère et profond toujours accompagné d'une importante trame tannique. L'expression est vibrante, épurée, toute en tenue et en retenue. Salinité et tension.

Rosacker (R 01 04 07, PG 07, G 07) : Expression aérienne, large et élégante, toujours soutenue par une acidité vive et cristalline. Beaucoup de tenue et de panache avec un côté extravagant qui en fait le parfait opposé de l'Osterberg.

Mandelberg (R 04) : Parcelle acquise en 2003 et grêlée depuis une année sur deux. L'unique expression goûtée ce jour là ne permet pas de conclusion significative. A suivre sur les prochains millésimes.

Les vins du Domaine Mittnacht Frères sont construits sans artifices dans un style aérien et ciselé qui me rappelle celui du Domaine Josmeyer. Rien de démonstratif, juste l'essentiel dans de très belles expressions qui s'expriment sur un équilibre plutôt sec, tendu et épuré.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 14:33


KIENTZLER : Eloge du Classicisme




Onze hectares de vignes d'un âge moyen de 35 ans situés pour partie sur les 3 Grands Crus de Ribeauvillé et les  terroirs avoisinants de Bergheim et d'Hunawihr. Des vins secs, droits, parfois austères dans leur jeunesse, et un style sans concession dans le plus grand respect du classicisme alsacien.


C'est Thierry KIENTZLER qui nous fait découvrir le millésime 2008. La veille, trois vins viennent  d'être mis en bouteille, nous les goûtons avant de descendre à la cave. Il s'agit du Chasselas, du Sylvaner et du Muscat 2008, trois vins de cépage aux expressions variétales franches, précises, finement acidulées, qui amènent des bouches claquantes et parfaitement dépourvues de sucres résiduels. Bien que quelque peu crispés par la mise trop récente, tous se goûtent relativement bien.


Le reste des mises se déroulera du mois de juillet juste avant les prochaines vendanges pour laisser aux vins de terroirs le temps nécessaire pour profiter un élevage de qualité sur lies fines.


La vaste cave est est occupée dans sa première partie de nombreux petits foudres en bois qui permettent de réaliser des vinifications parcellaires d'un même cépage et éventuellement d'écarter les lots jugés insuffisants avant de réaliser l'assemblage final qui précède la mise en bouteille.


Dans la seconde partie de la cave située juste en dessous du vendangeoir se trouvent les cuves inox de débourbage et quelques autres réservées semble t-il à l'élevage des Pinot Gris et des Gewurztraminer.


Sauf exception, pas de fermentation malolactiquepour conserver la droiture propre au style du Domaine, cette année seule une cuve de Pinot Gris a dérogé à la règle. Malgré celà, les acidités puissantes du millésime sont bien équilibrées par la maturité de la vendange et les expressions restent gourmandes.

Nous poursuivons la dégustation par le Muscat GC Kirchberg, pur Ottonel à la structure imposante, profonde et toujours sans aucun sucre résiduel. Des 3 cuvées parcellaires d'Auxerrois, la dernière est la plus riche. Restent encore quelques 4 grammes de sucres qui sont entrain de fermenter. L'aromatique est précise, les vins ciselés et l'assemblage des cuves laisse envisager  un vin cristallin pourvu d'une belle colonne acide.


Puis nous passons aux Riesling, Cuvée générique qui doit encore gagner en gras avec l'élevage, Cuvée Particulièreà l'olfaction de coquille d'huître et à la salinité redoutable, un vin de puriste, vif et éclatant.


Cuvée François Alphonse issue de Riesling des Grands Crus Geisberg et Osterberg, dont 2008 sera la troisième édition après les cuvées 2004 et 2007. De la densité et du fond, une attaque sèche et tannique puis une agréable sensation de rondeur, d'amplitude,  sans pour cela qu'il reste quelque sucre.


Riesling Grand Cru Osterberg à l'austérité légendaire portée par une acidité citronnée.  Expression virile, massive et tannique d'un grand Riesling de terroir.


Fleuron du Domaine, le Riesling Grand Cru Geisberg présente dans sa prime jeunesse une acidité avenante et une bouche large et généreuse. Inutile de préciser que tous les Riesling possède une salinité remarquable et sont construits pour la garde.


Pinot Gris et Gewuztraminer génériques s'inscrivent dans un style droit et dépouillé de tout artifice. Il faut goûter l'Auxerrois Kissu du Grand Cru Kirchberg pour trouver un soupçon de rondeur. Récolté à 14° potentiel, il est élevée pour partie en barrique et sera assemblée avant la mise.


Élégant Pinot Gris Kirchberg, élancé et tendu alors que son pendant issu de l'Osterberg reste plus en retenue à ce stade de l'élevage.


Nous terminons ce tour de cave par les cuvées de Gewurztraminer Grand Cru Osterberg, lui aussi austère mais déjà minéral par sa salinité et par le Gewurztraminer Vendange Tardiveaux jolis accents de botrytis.


Sévères, précis et droits, les vins de terroir du Domaine KIENTZLER ne s'expriment pleinement qu'après quelques années de garde. Un Geisberg 2001 ouvert récemment a donné la preuve qu'il en avait encore sérieusement "sous la semelle" et qu'il était même encore trop tôt pour le goûter dans sa phase la plus intéressante.

Domaine KIENTZLER

50, route de Bergheim
68151 Ribeauvillé
03 89 73 67 10

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