Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 16:30

 

Italie 1

 

 

Une soirée passée autour de vins italiens avec quelques déceptions causées par des vins trop "techniques" ou trop boisés mais aussi trois belles bouteilles qui ont apporté beaucoup de plaisir.

 

Barbaresco Rio Sordo 2005 Azienda Agricola Cascina delle Rose : Un pur Nebbiolo issu de ce petit domaine situé au Sud de Turin. Bouche dense et tendue par une structure tannique dotée d'un grain très fin. Le vin bien que puissant possède beaucoup de fraîcheur qui s'exprime en fin de bouche par des notes mentholées. J'aime beaucoup ce style de vin pour sa rusticité et sa franchise. www.cascinadellerose.it

 

Rosso di Caspri 2008 Fattoria di Caspri : Pur Sangiovese issu d'une cuvaison en vendange entière. Très légère réduction à l'ouverture qui s'efface à l'aération pour laisser la place à une olfaction précise qui s'exprime par un fruité joyeux. Bouche puissante, rustique avec des tannins polis et une agréable astringence. Simplement lumineux.

www.fattoriadicaspri.com

 

La Querciola 2003 Massa Vecchia : Un très grand vin qui fait l'unanimité à chaque fois qu'on le rencontre. Tension, salinité, fond et fonctionnement en bouche exceptionnel. Pas facile à trouver compte tenu de la faible production, mais un vin qui se situe au summum des vins natures. www.massa-vecchia.com

 

Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 19:18

 

Degustation-Macon.jpg

 

 

Une très belle sélection de vins blancs du maconnais constituée lors d'un week-end dans le secteur de Mâcon.

 

Mâcon Cruzille Blanc Les Genièvriéres 2009 : Nez exhubérant, notes grillées, boisées, la bouche un peu chaude révèle le millésime. Très jolie matière, marquée par un côté tannique qui demande à s'affiner.

 

Catherine et Philippe Jambon La grande Bruyère Vin de Table : Style "Nature" affirmé. Profil oxydatif agréable, bouche puissante et détendue. La matière est énorme avec une rétro sur le minéral. Très beau vin.

 

Bret Brothers Pouilly Vinzelles Les Quarts 2008 : Une aération est nécessaire pour que l'olfaction se développe en un bouquet précis et riche. La bouche est également construite sur une précision remarquable qui allie tension minérale et expression relâchée. Aucune lourdeur, notes citronnées qui apportent de la fraîcheur.

 

Philippe Valette Pouilly Vinzelles 2007 : Premier nez flou mais sans aucune déviation. Bouche précise tendue par une acidité digne d'un Riesling. La structure est imposante, l'élevage parfait de discrétion et la salinité très présente apporte une vivacité joyeuse. Grandiose dans 10 ans.

 

Dominique Cornin Pouilly Fuissé Clos Reyssié 2008 : Une esthétique plus classique que le vin précédent. Bouche tendue, un peu dure, mais vin est très cohérent. Même si le boisé est légèrement appuyé, l'expression reste agréable.

 

Domaine Saumaize-Michelin Pouilly Fuissé Clos sur la Roche 2008 : Vin austère et strict. Expression fraîche et tendue où l'élevage reste encore trop présent. Plus un vin de repas que de dégustation.

 

Olivier Merlin Pouilly Fuissé Terroir de Fuissé 2007 : Très bien réalisé dans un style plus "moderne" où l'élevage prend un peu trop de place. Pas de défaut si ce n'est une bouche un peu chaude et puissante.

 

Château des Rontets Pouilly Fuissé 2007 : Style très consensuel, sans aucun défaut. Un vin simple, sans prétention qui possède une gentillesse naturelle. Parfait pour "ouvrir" la bouche.

 

Domaine Combier La Barnaudière Saint Véran 2007 : volatile marquée, bouche agressive, piqure lactique ? Fort heureusement les 2 bouteilles servies pendant le casse-croûte qui a suivi ont remis les pendules à l'heure. Saint Véran 2006 oxydatif  et La Goutte du Charme 2005 tous les 2 remarquables.

 

Denis Jeandeau Pouilly Fuissé Secret Minéral 2008 : Attaque croquante, notes végétales, fruit et belle minéralité. Un vins qui demande aussi un peu de temps.

 

Rien à jeter dans tout cela même si mes préférences vont à Valette et à cette belle bouteille qui me réconcilie avec les Bret Brothers. Le niveau général est élevé et les styles variés devraient pouvoir contenter un large public.

 

Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article
29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 19:30

 

Pinot-Noir-2.jpg

 

 

Atypique

 

Pinot Noir de Rorschwihr 2003 Rolli-Gassmann : Vin extrême issu d'un millésime atypique. On a plutot l'impression de goûter un Carignan avec son nez complexe d'épices et de salaisons. L'attaque est douce avec une impression de sucrosité en raison d'un titre alcoolique élevé. Aucune dureté cependant dans ce vin.

 

Granits

 

Les terroirs granitiques ne sont pas, en Alsace tout du moins, réputés pour leurs vins rouges. Deux contre exemples qui prouvent qu'une viticulture attentive permet d'obtenir des vins d'une grande finesse sur ce type de sol.

 

Pinot Noir F 2007 Florian Beck-Hartweg : Le vin a besoin de beaucoup d'air pour se révéler. Le nez est moyennement intense avec des arômes de cerise. La bouche est franche, tendue, fluide et cohérente avec des tannins très souples. On retrouve l'expression de fraîcheur qui caractérise les vins du Grand Cru Frankstein.

 

Pinot Noir Rittersberg 2008 Jean-Paul Schmitt : Le plus bourguignon de la série. La bouche est dense, très structurée avec beaucoup de fruit et des notes de violette. La finale révèle un boisé élégant et vanillé. Le vin possède beaucoup de fond et de profondeur. Rendement 32 hl/ha, élevage 50% bois neuf.

 

Marnes à Gypses

 

Pinot Noir Réserve 2007 Sylvie Spielmann : Les Pinot Noir de Sylvie sont plantés sur le petit plateau qui est situé au dessus du Kanzlerberg à l'emplacement de l'ancienne carrière de gypse. Les sols y sont marneux, lourds et froids. Nez austère avec des notes de fruits noirs, bouche puissante aux tannins serrés. Le vin est vertical, viril, agréable salinité en finale. Cuvaison de 15 jours raisin égrappés avec pigeages.

 

Calcaires

 

Pinot Noir Runz 2008 Lucas Rieffel : C'est pas parce que c'est un copain qui le fait que je devrais m'empêcher de dire que j'aime beaucoup ce vin issu d'une parcelle située en bas du Zotzenberg. Le profil est singulier avec un nez très épicé et élégant, une bouche fluide où la puissance et la longueur du vin ne tiennent pas à l'extraction. Cuvaison de 3 semaines en vendange entière.

 

Pinot Noir Fronholtz 2007 André Ostertag : Issu du seul ilot calcaire du secteur, ce Pinot Noir à été qualifié de généreux et aérien. Le style est construit sur la précision des arômes, de la structure et fait parfaitement ressortir son côté solaire.

 

Pinot Noir Vieille Vigne 2007 François Barmes-Buecher : Nez précis, racé avec des notes d’élevage. La bouche possède une aromatique ciselée sur des notes fruitées et une acidité qui guide le vin. Un des plus grands vins de la série note Jean-Michel Deiss.

 

Pinot Noir Burlenberg 2006 Jean-Michel et Mathieu Deiss : Bouche large, tannins denses et parfaitement polis, le vin est structuré et puissant sans être bodybuildé. Les notes fumées semblent être le marqueur de ce terroir calcaire proche de Bergheim où la vigne a été plantée en 1947. Salinité très présente en finale. Rendement de 18 hl/ht. La vendange est non égrappée. Cuvaison de 3 semaines avec des pigeages au pied en début de macération. 18 mois de barrique puis mise en bouteille après une filtration légère.

 

Pinot Noir Clos Saint Landelin 2005 René Muré : Très belle extraction, matière souple et sèveuse encore marquée par l'élevage. Il y a beaucoup de droiture et de fond dans ce vin qui demande quelques années de garde pour se présenter à son optimum.

 

Pinot Noir Fronenberg 2005 Hubert Hausherr : Un vin soyeux et puissant avec des notes qui rappellent le Porto et le vin cuit. Terroir calcaire avec un léger recouvrement de lœss sur une petite moitié de la parcelle qui a été plantée en 2000. Rendement 24 hl/ha. 28 jours de cuvaison, pigeage journalier pendant environ 10 jours puis tous les 2 ou 3 jours. Vendange totalement égrappée.

 

Pinot Noir XXC 2005 Vincent Stoeffler : Issu du Grand Cru Kirchberg de Barr ce vin présente un profil original qui fait penser à un Collioure par son côté solaire et sa surmaturité. Beau travail sur la matière mais les vignes qui avaient seulement 5 ans lorsque le vin a été produit n’ont pas apporté le fond que l’on trouve maintenant sur les millésimes plus récents.

 

Pinot Noir Cuvée Marius 2004 Vincent Fleith : Dans une année pas spécialement facile pour les Pinot Noir, Vincent a sélectionné les plus belles grappes de différentes parcelles pour en faire un vin puissant, harmonieux et qui appelle la viande. On peut reprocher un certain manque d’acidité mais le velouté du palais apporte une belle émotion.

 

Vieux millésime

 

Pinot Noir De Rodern 1988 Rolli-Gassmann : J'avais demandé à chaque vigneron de ne présenter qu'un seul vin mais je savais bien que Pierre ne m'écouterait pas et c'est tant mieux. Antithèse du 2003, ce 1988 est construit sur une finesse et un rare rafinement. Aucune fatigue après plus de 20 ans, l'expression est harmonieuse, fruitée et saline. La très grande classe.

 

Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article
6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 11:55

 

Pinot-Noir-1.jpg

 

 

Raisins égrappés ou vendange entière, cuvaison d’une à trois ou quatre semaines, pigeages, remontages ou délestages, élevage en cuve inox, en foudre, en barriques neuves ou anciennes, filtration ou pas avant la mise, usage ou pas de sulfites ???

 

Plus encore que pour les vins blancs, la vinification des vins rouges offre nombre d’options. C’est pour partager leurs approches et leurs ressentis qu’une vingtaine de vignerons alsaciens se sont retrouvés au cœur de l’été pour goûter ensemble une sélection de Pinot Noir d’Alsace.

 

La dégustation s’est déroulée en deux sessions qui ont réunis à 15 jours d’intervalle, les vignerons qui présentaient leurs vins avec quelques uns de leurs collègues, des professionnels du monde du vin et des amateurs .

 

A quatre exceptions près, ce sont les mêmes vins qui ont été servis aux deux sessions en partant des vins les plus jeunes pour aller aux plus anciens. Tous ont été carafés puis remis dans leur bouteille d’origine, les dégustations se sont déroulées à l’aveugle.

 

Fait notable qui mérite d’être signalé, sur les quelques 40 bouteilles ouvertes, une seule a présenté une très légère déviation liégeuse pas évidente à diagnostiquer mais qui a vite été détectée par notre “spécialiste maison“.

 

Encore en cours d'élevage

 

Romain Fritsch est venu de Marlenheim avec son Pinot Noir 2009 issu du Grand Cru Steinklotz. Le vin offre ce jour là un visage austère avec des arômes empyreumatiques et des notes de clou de girofle. Cependant la qualité de la structure tannique est bien présente et ne demande qu'à s'arrondir par l'action d'une oxydation ménagée. On est surpris d'apprendre que le vin est issu d'une macération de 8 jours de raisins égrappés et pigés de Pinot Noir auxquels ont été ajoutés 5% de raisins de Gewurztraminer comme le veut un ancien usage local que Romain souhaite voir perdurer. Le cépage aromatique ne marque pas le corps du vin, seul le profil très légèrement épicé de la finale peut, mais sans certitude, lui être attribué.

 

Jean-Marie Bechtold Pinot Noir Obere Hund 2009 : L'Obere Hund est un terroir calcaire en forte pente exposé à l'Ouest entre Dahlenheim et Soultz Les Bains. Jean-Marie à introduit pour la première fois 25% de vendange entière dans sa cuvaison de 3 semaines. Le résultat est concluant avec un vin au nez expressif qui s'exprime par des arômes puissants de cerise et de griotte. La bouche est ferme, bien structurée par des tannins fins qu'un élevage pour partie en barriques et en demi muids a parfaitement patiné. "Un projet ambitieux par rapport à la production alsacienne" souligne Jean-Michel Deiss.

 

Gourmandises...

 

Pinot Noir 2009 Domaine Schmitt à Bergbieten : Certainement le plus joli Pinot Noir réussi par les frères Schmitt. Le vin est gouleyant avec une pointe de gaz et un très joli fruit qui apporte un caractère généreux et gourmand.

 

Pinot Noir Herrenweg 2009 Jossmeyer : On sent bien là, la patte d'un vinificateur de vins blancs. Robe brillante d'un rubis peu soutenu, nez précis de Pinot, bouche en dentelle aux tannins d'une extrême finesse. De jolies notes de Guignolet apportent à l'ensemble beaucoup d'élégance. Le travail sur l'acidité est intéressant, il n'y a dans ce vin aucune recherche démonstrative, tout est cohérent et très agréable à boire.

 

Pinot Noir Albert Maurer 2008 : Un nez charmeur, épicé, réglissé, une bouche détendue et soyeuse qui montre une belle amplitude. Vendu aux environs de 6 €, ce vin originaire de sols lourds argilo-marneux du secteur d'Eichhoffen est d'un rapport qualité prix exceptionnel. De plus on peut faire confiance à  Pierre Gassmann quand il fait remarquer "son potentiel de garde à ne pas sous estimer". Un vin qui en de nombreuses occasions à l'aveugle, a su prouver qu'il n'avait aucun mal à supporter la comparaison avec des expressions plus ambitieuses.

 

Nature

 

Pinot Noir Les Pierres Chaudes 2009 Domaine Julien Meyer : Joli nez de fruit mûr, une pointe de volatile et une bouche pleine et gourmande qui possède de la tension, de la fraîcheur et une salinité très marquée en finale. Originaire de terroirs siliceux, grès et granit, ce vin a été vinifié et mis en bouteille sans ajout de SO2. Cuvaison de 3 semaines en vendange entière.

 

Pinot Noir 2008 Jean-Pierre Rietsch : Une très belle maturité et un côté un peu introverti à mettre sur le compte d'une légère réduction qui disparait à l'aération. La structure est ferme et la salivation qui arrive très tôt induit une agréable sensation qui donne envie d'y revenir. Un beau potentiel à venir. Eraflé, élevage en foudre et mise en bouteille sans filtration ni SO2.

 

Pinot Noir Cuvée Béatrice 2008 Christian Binner : La robe est trouble avec des reflets orangers, l'attaque généreuse sur le fruit. On a l'impression de croquer dans la grappe. L'intensité aromatique est très forte, beaucoup de tension et une agréable trame acide. Expression sèveuse avec beaucoup de fond. Des 4 "natures" présents, c'est celui dont la forme semble la plus éloignée des codes de lecture habituels.

 

Pinot Noir Rot Murlé Terrasses 2005 Jean-Pierre Frick : En voila un qui réveille le palais et fait l'unanimité de l'ensemble des dégustateurs présents aux 2 sessions. Servi après des vins plus puissants, il n'a aucune difficulté à s'imposer. Le vin est ouvert, détendu, précis et rafraîchissant. L'expression possède une luminosité et un éclat remarquable, des tannins fondus et un très gros potentiel. Issu d'un terroir calcaire ferrugineux, 12 jours de cuvaison en vendange entière avec des pigeages. Rendement de 30 hectos/ hectare.

 

 

 

Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article
22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 21:28



Sans prétention mais une belle bouche, pure, cristalline et joliment fruitée : Les Pierres Noires de Jean Maupertuis en Auvergne. Un vrai vin de charcuterie à base de Gamay d'Auvergne.

Un nez animal, une bouche vineuse et gouleyante et surtout une excellente buvabilité : Cuvée L'amande du Domaine du Mazel en Ardèche, propriété de Gérald et Jocelyne Oustric.

Olfaction fine et austère qui demande un peu d'aération pour s'exprimer. La bouche est profonde fraîche et tendue, j'ai tout de suite reconnu les Petites Orgues 2006 de Fred Gounan du Domaine de l'Arbre Blanc en Auvergne.

Nez kirché, notes lourdes de chocolat et bouche épaisse, sans élégance. Du bois, de l'amertume et une recherche d'extraction qui n'apporte rien. Les Arpettes de Jean Baptiste Senat.

Un vin sévère à l'acidité un peu verte. Une bouche où l'astringence domine ainsi qu'un côté végétal : Bourgueil 2007 de C et P Breton. Un vin que j'avais déjà beaucoup mieux goûté.

Une acidité qui domine et un manque de fond. Déviation liègeuse à coup sûr. De toutes façons je préfère toujours les Morgon de Marcel Lapierre dans leur jeunesse plutôt qu'avec de la garde comme ce 1997 même s'il est difficile de juger sur cette bouteille.

Un très gros fruit et une recherche démonstrative évidente. Le vin reste cependant frais, vineux avec beaucoup de fond : Beaujolais Village Vieilles Vignes 2005 de JC Lapalu.

Astringence, verdeur et manque de fond : Saint Aubin Le Ban 2004 de Derain.

Caractère nature affirmé, un côté "sexy", plaisant, aguicheur : Avec le Temps 2005, Domaine du Bout du Monde, Edouard Lafitte.

Abord simple, presque simpliste, finale chaleureuse, un vin sans prétention mais fort agréable : C'est Pas La Mer à Boire 2007, Domaine du possible de Loïc Roure dans le Roussillon.

Egalement originaire de la même région mais dans un registre plus puissant, plus précis, avec une belle acidité qui guide le vin : Alba 2007 de Jean-Louis Tribouley à Latour de France.

Oppressant par sa puissance : Liberté de Pensée 2006 des Cabotines dans le Gard. Je préfère les cuvées moins ambitieuses. Un Domaine à découvrir : http://domainelescabotines.fr/

Bien entendu après ça on trouverait presque le Poivre et Sel d'Olivier Le Masson un peu maigre. C'est pourtant un très joli Pinot D'Aunis, fin et poivré doté d'une excellente buvabilité.

En résumé, une belle dégustation avec son lot de bonnes et de moins bonnes surprises, les vins "natures" n'ayant ni plus ni moins de défauts que les vins "conventionnels".


Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article
29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 19:33



Vini Circus c'est le salon des vins naturels qui se tient depuis 6 ans sous un chapiteau de cirque à Hédé dans la région rennaise. Comme il est de coutume, les vignerons présents s'échangent des vins et c'est Patrick Meyer avec l'aide de Christian Binner qui nous présentent ce soir une belle sélection de ce qu'ils ont pu rapporter.

Et on commence avec le Puy Long de Jean Maupertuis en Auvergne, un pétillant naturel à base de Chardonnay, agréable et précis avec une belle matière, seul reproche une sucrosité que j'aurais préféré moins marquée.

You Are So Fine, toujours en pétillant naturel, de Nathalie et Christian Chaussard à Vouvray, plus vineux avec son nez beurré de vin tranquille, une bulle très fine qui fait plus penser à un  frisant qu'à un mousseux. Le vin est parfaitement sec, seul l'élevage un peu appuyé perturbe la fin de bouche. Très belle maîtrise de la technique du Pet'Nat.

Un Champagne non dosé enfin, Brut Nature de Boulard sur lequel je ne m'étendrai pas dans la mesure où j'ai rencontré de plus belles bouteilles de cette cuvée.

Viennent ensuite les vins tranquilles avec Les Accacias un Cour Cheverny 2006 du Domaine du Moulin d'Hervé Villemade. Une pointe oxydative, une note de volatile mais surtout une bouche qui possède de l'éclat et de la tenue. Plutot un vin d'hiver par son côté chaleureux et ses notes d'eau de vie.

Cap au Sud, très au Sud puisqu'on arrive en Corse chez Antoine Aréna et son BG 2002. Un vin puissant, structuré avec une finale légèrement alcooleuse. On sent la volonté de faire riche avec une vendange très mature qui apporte des notes de botrytis à la belle aromatique construite sur les fruits à chair jaune.

Un nez lacté, une fine réduction, un vin comme sorti du tonneau avec un peu de gaz mais surtout une fraîcheur remarquable tendue par une fine acidité. Un vin juste au bel équilibre et à la grande buvabilité fait par Gilles Azzoni au Mas de la Bégude en Ardèche, cuvée Nedjma 2006.

Une robe trouble, un peu de volatile et un vin qui se met en place lentement à l'aération. L'amertune initiale s'intègre à mesure que le vin s'oxygène et quelques minutes plus tard on trouve dans le verre un beau jus de raisin fermenté, parfaitement équilibré, frais et desaltérant. Là aussi, belle démonstration de vinification nature par Thierry Puzelat avec sa cuvée de L'Ormeau des Deux Croix, millésime 1997.

Une bouche caressante, souple, qui possède du nerf et beaucoup de tenue. Certe il manque un peu de terroir mais la réussite est au rendez-vous car le vin n'a aucune autre prétention que de rafraîchir et d'aporter une agrèable sensation parfaitement aboutie. Anjou Blanc 2007 de chez Mosse. Un de mes préférés.

Olfaction fermentaire précise, la bouche est vive, tranchante mais la finale marquée par l'élevage est perturbée par de des amertumes qui dérangent.  Poully Fuissé Tradition 2002 du Domaine  Valette.

Et pour finir cette série de blancs, un Savagnin ouillé à la bouche éclatante du Domaine de la tournelle à Arbois : Fleur de Savagnin.


Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article
17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 07:33

 

 

Pinot Blanc, Klevner, Clevner, Pinot Auxerrois, Auxerrois : pas facile de s'en sortir lorsque l'on sait qu'en Alsace sous les trois premières appellations on peut retrouver des cépages forts différents que sont le Pinot Blanc, l'Auxerrois et parfois même un assemblage des deux.

Jusqu'en 1999 on ne savait pas grand chose sur le cépage Auxerrois. Le mystère de ses origines a été en partie élucidé grâce aux travaux menés sur le patrimoine génétique des vignes par une équipe de chercheurs franco-américaine de l'Université Davis en Californie et de l'INRA de Montpellier.

Le couple fondateur du Pinot Auxerrois serait donc le Gouais Blanc, un des plus vieux cépages originaire de Croatie et introduit par les Romains il y a 2000 ans, et le Pinot. Des croisements successifs auraient ensuite donné naissance à une lignée d'au moins 16 cépages.

Le Pinot Auxerrois et le Chardonnay seraient donc presque frères puisque consanguins. Une telle conclusion peut paraître surprenante mais elle n'étonnera pas le dégustateur averti qui retrouvera dans les vins issus de ces cépages une même gamme de structures et d'arômes.

Le Pinot Blanc est quant à lui la forme blanche du Pinot Noir. Plus précisement il s'agirait d'une mutation du Pinot Gris.

La dégustation qui suit ne concerne que des vins issus du cépage Auxerrois même si parfois ils sont commercialisés sous l'appellation Pinot Blanc.

Pinot Blanc 2007 Schmitt Bergbieten : L'olfaction fruitée, fumée, offre une expression variétale plaisante. Tendre en attaque, le vin évite le manque de nerf que l'on peut trouver parfois sur ce cépage. Sans reproche c'est un vin simple et agréable à la fois.

Pinot Blanc Gebreit 2007 Rieffel Mittelbergheim: Le Gebreit est un petit plateau granitique situé entre le sommet du Kastelberg et l'extrémité du Wiebelsberg. Lucas Rieffel qui élève ses Auxerrois Gebreit en barriques vient le matin même d'en filtrer une partie sur Kieselguhr. Il nous présente 2 échantillons, le premier a été filtré, le second ne l'a pas été. Précision : les 2 vins n'ont jamais été sulfités. Le second échantillon présente plus de tension, de droiture et un côté plus tannique que le précédent. Sa bouche est lactée, saturée en CO2 mais on perçoit une très belle matière. Le premier échantillon, qui a été filtré,  se montre plus "civilisé" avec des arômes affinés par la filtration. Tous les éléments nécessaires pour obtenir un canon sont réunis.

Auxerrois Kiespfad 2006 Hausherr Eguisheim : Des arômes marqués de fruits jaunes, pêche, mirabelle, de la douceur, du gras et une agréable note iodée. La vendange était surmurie et le vin soufre d'un léger manque d'acidité tout en restant digeste et gouleyant.

Auxerrois Hinterberg 2005 Binner Ammerschwihr : Un nez intense, une bouche riche et grasse mais un manque de tension acide. Le vin possède beaucoup de profondeur mais sa richesse lui nuit.

Klevener Vieilles Vignes 2006 Rieffel Mittelbergheim: Issu de vieilles vignes plantées dans les bas de Mittelbergheim le vin ne manque pas de surprendre par un côté sanguin et une surprenante touche de boisé alors qu'il est élévé uniquement dans l'inox. Assez proche aromatiquement d'un Pinot Gris.

Entre Chien et Loup 2007 Rietsch Mittelbergheim: Le vin vient d'être mis en bouteille il y a quelques semaines après un an et demi d'élevage en barrique. Ni filtré, ni sulfité, il possède de la droiture, une acidité puissante et une grande buvabilité. Parfaitement sec, c'est un des nouveaux exercices de style auxquels se livre actuellement Jean-Pierre Rietsch.

Trovium Mochel Traenheim: C'est le seul vin qui ne soit pas un pur Auxerrois puisqu'il est assemblé avec du Pinot Gris. Guillaume Mochel conduit l'élevage de cette cuvée en barriques d'acacia.  La structure est belle mais le boisé appuyé apporte une touche que l'on peut considérer comme trop technique. Peut être faut il laisser un peu de temps à ce vin dont j'ai oublié de noter le millésime.

Klevner 2007 Bechtold Dahlenheim: Un vin aérien que l'on boit d'un seul trait. Simple mais d'un fonctionnement agréable qui conjugue fraîcheur et présence en bouche. Le millésime 2008 qui est encore en cuve à ce jour sera construit sur une trame identique mais avec un supplément de puissance et de définition. Très bel exemple d'Auxerrois variétal.

Auxerrois H 2007 Josmeyer Wintzenheim: Avec le K de Kientzler, originaire du Kirchberg de Ribeauvillé, le H de Josmeyer issu du Hengst fait partie de ces Auxerrois qui se sont forgés une forte notoriété  en Alsace. Depuis 1983, Jean Meyer revendique cette cuvée puissante accompagnée de notes fumées et qui possède une excellente capacité à vieillir. Les vignes plantées en 1959 sur un grand terroir de calcaires oligocènes et de marnes offrent une expression d'une magnifique tenue où le cépage s'efface.

Auxerrois Barrique 2000 Loew Westhoffen: Exubérant, viandard, une bouche marquée par des notes de marc et une légère rondeur qui n'enlève rien à la gourmandise du fruit. L'élevage est parfaitement intégré puisque personne n'a dit "barrique".

Auxerrois moelleux 2007 Anstotz Balbronn : Un nez légèrement brouillon avec un peu de volatile et une bouche gourmande, riche et d'une agréable moelleux. Bel exercice de style.

Klevner 2007 Kreydenweiss Andlau: Un vin qui affiche immédiatement sa vinosité par son olfaction dense, riche et complexe. La bouche est moelleuse puisque récolté sur le Kritt avec un potentiel de plus de 16°, le vin possède encore 80 g de sucres résiduels. L'ensemble est toutefois équilibré et parfaitement pur aromatiquement puisque la vendange était exempte de botrytis.

 

Auxerrois 2005 Rolli Gassmann Rorschwihr : Un nez sauvage, presque animal signe d'une réduction qui s'estompe à l'aération. En bouche l'acidité est marquée, presque "allemande". Des amers équilibrent bien la richesse de l'expression.

Nous avons pu constater sur la série de vins que nous avons dégustés que l'Auxerrois présentait un profil fort différent de celui du Pinot Blanc. Son expression est moins tannique, sa palette aromatique est plus fruitée et moins rustique que celle du Pinot Blanc. La difficulté principale semble être de préserver sa structure acide, qui parfois peut faire défaut, par une viticulture adaptée. L'élevage long en barrique semble parfaitement convenir pour obtenir une expression aboutie de ce cépage.

NB : les informations ampélographiques rapportées proviennent d'un document dont je ne possède pas les références. Cependant, les recoupements que j'ai pu faire ne me permettent pas de mettre en doute les thèses avancées.

Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article
14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 15:30


Jean-François GANEVAT : Vin de Paille 2002




Une bouteille offerte par Jean-François GANEVAT lors de mon passage La Combe de Rotalier il y a environ 2 ans. En compagnie d'Olif, d'Eric et de quelques autres, nous avions passé un après-midi verre à la main entre les  caves réparties dans le hameau où Jean-François élève ses vins.


Une journée inoubliable commencée chez Jean Macle le matin et qui s'était terminée après un après-midi bien chargé, dans un restaurant de Pontarlier.


Rien ne manque dans ce Vin de Paille issu de Poulsard, de Chardonnay et de Savagnin. Un joli travail d'oxydation, du fond, de l'acidité, tout simplement très très bon.

Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 11:40


Dégustation : Bordeaux




Une soirée consacrée à passer en revue quelques Bordeaux qui dorment dans nos caves. Selon notre principe habituel, chacun amène ce qu'il veut, aussi cette dégustation ne prétend aucunement être représentative de la production de cette région.


Dourthe N°1 Blanc 2004 : Ce vin serait "le fruit de 15 ans de recherche et d'innovation, en collaboration avec les grands œnologues bordelais Denis Dubourdieu et Christophe Ollivier". Pour résumer, je dirais d'une part qu'il n'y a aucun problème pour reconnaître le cépage Sauvignon et d'autre part que ce vin est exemplaire pour expliquer un dosage excessif en SO2.


 

Corazon Médoc de Stéphane Courrèges : Encore un vin d'œnologue élaboré pour l'export à partir de raisins sélectionnés pour la qualité de leurs polyphénols. Les tannins sont durs, le boisé très appuyé, la bouche extrêmement courte.

 

Pontet Canet 2004 Pauillac : Olfaction très précise de fruits noirs, notes élégantes d'un élevage parfaitement maîtrisé. L'attaque est souple et équilibrée, les tannins sont denses, bien polis, la bouche d'un agréable soyeux. Un vin séducteur à l'esthétique plutôt moderne.

 

Château Gombaude Guillot 2004  Pomerol : Olfaction chaleureuse fortement marquée par un boisé extravagant. Bouche décevante, poussiéreuse qui finit sur l'alcool. Curieuse impression où la verdeur des tannins et une légère sucrosité s'opposent. Bouteille défectueuse ?

 

Château Peybonhomme Les Tours 2004 Côtes de Blaye : Nez réduit, animal, bouche dissociée et finale abrupte sur le bois et l'alcool.

 

Château Pont de Brion 2004 Graves : Olfaction variétale de poivron, bouche monolithique, finale suave. Un vin finalement parfaitement cohérent car sans prétention et pas désagréable du tout.

 

Château d'Agassac 1999 Haut Médoc : Forte réduction, le vin aurait gagné à s'ouvrir en carafe. Belle structure en bouche avec de la fraîcheur bien soutenue par une acidité puissante mais agréable. Complaisant et facile.

 



Château Meylet Les Serpes 1998 Saint Emilion : Esthétique très nature, avec beaucoup de fraîcheur et une volatile marquée sans pour cela qu'elle dérange. Trame fine, fluide, la puissance n'est pas la conséquence d'une extraction poussée mais plutôt d'une cuvaison bien maîtrisée de raisins de grande qualité, très certainement en vendange entière. Des défauts mais du caractère et beaucoup de digestibilité et de salinité. Un style comme je les aime.



La Tour de By 1998 Médoc : Terne, dur, vert.

 

Château Saint Hilaire 1996 Graves : Forte acidité, terrible astringence.

 

Château Belair 1994 Saint Emilion : Olfaction complexe et envoûtante. Bouche bien patinée, harmonieuse, sans recherche d'extraction. Un vin aristocratique et raffiné issu d'une vinification d'une autre époque.

 

Château de Rochemorin 1993 Pessac Léognan : Olfaction extravertie, bouche serrée, verticale, finale dure.

 

Château Falfas 1990 Côtes de Bourg : Nez complexe avec des notes de tabac, d'écorce d'orange. Superbe structure en bouche, large, sèveuse. Là encore aucune recherche d'extraction, très belle expression classique d'un grand Bordeaux.

 

Château Gruaud Larose 1989 Saint Julien : Encore beaucoup de jeunesse et de tenue avec des tannins fins, du fond, de la longueur et de la fluidité. Un autre grand classique.

 

Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article
5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 19:27



Millésime 2007 en Alsace



Julien et Bruno SCHMITT



Passage à l'improviste ce samedi matin au Domaine SCHMITT à Bergbieten. Julien et Bruno sont là, occupés à soutirer une cuve. Nous en profitons pour goûter la cave.


Comme chez la plupart de leurs collègues, tout est loin d'être terminé en cave. Pas d'avis définitif donc, seulement de belles promesses de la part de la cuvée d'Auxerrois, de celle de Riesling Thalberg dont c'est la deuxième édition et du Sylvaner Grand A issu de l'Altenberg. Beaucoup de cuvées sont encore en cours de fermentation mais l'ensemble me semble encourageant.


Ce n'est bien entendu pas la première cave que je goûte cette année et à chaque fois je me fais la réflexion suivante : "C'est tout de même supérieur à 2007 !"


La qualité du millésime 2007 étant actuellement l'objet de débats sur La Passion du Vin, j'en profite pour préciser en toute modestie mon sentiment en ce qui concerne ce millésime et son suivant.


2007 un millésime singulier


Le millésime 2007 est un millésime singulier en raison des conditions météorologiques avec un printemps précoce et extrêmement chaud qui laissait penser que les vendanges auraient lieu fin août. Cependant, et bien entendu à des niveaux différents selon les secteurs, la vigne a souffert de blocages de maturité qui laissaient augurer un remake du millésime 2003.


Fin août, les pluies ont fait craindre le pire aux vignerons qui gardaient en mémoire les vendanges 2006 qui s'étaient déroulées dans une atmosphère chaude et humide où le botrytis proliféra. Mais c'est seulement mi septembre, après de sévères passages pluvieux, que le raisin a  repris sa maturation et l'a poursuivie pendant la belle période fraîche et ensoleillée jusqu'à fin octobre.


Les raisins sont restés parfaitement sains jusqu'à tard dans la saison, très peu de botrytis et des maturités qui sur certains terroirs lourds ont connu des poussées surprenantes.


De beaux rendements même chez ceux qui qui ne font rien pour cela, de nombreuses cuvées de vendanges tardives et de sélection de grains nobles construites plus sur le passerillage que sur le botrytis.


Les acidités plutot tartriques sont bien équilibrées et gourmandes, cependant il est certain que ceux qui se sont précipités pour vendanger peuvent avoir eu en cave de fortes acidités maliques.


Les vins de ce millésime se présentent avec des profils aromatiques purs et de beaux équilibres, mais selon moi, une certaine simplicité.


2008 un millésime sans excés


Pas de chaleurs ni de pluies excessives, surtout dans le Bas-Rhin mais il est vrai que le Haut-Rhin a été plus arrosé, et une maturation lente qui a abouti à des vendanges dont le coeur n'avait jamais été aussi tardif ces dernières années. Comme l'année précédente des raisins sains et sans doute un peu plus de botrytis, selon les secteurs.


Paradoxalement, la vigne, bien que portant une charge normale, n'a pas été généreuse car le taux d'extraction était cette année particulièrement bas. Très peu de vendanges tardives en raison de l'arrière saison plutôt frisquette bien qu'ensoleillée et qui n'a pas toujours permis d'obtenir les degrés requis.


Un millésime propre à produire des vins secs à la matière riche et concentrée qui enrobe parfaitement les acidités tartriques puissantes. En un mot, je trouve dans ce millésime plus de fond et de profondeur que dans le précédent.


2001, 2005, 2008 ?


Dans la série des années 2000, si 2001 a maintenant donné la preuve de ses grandes qualités et que 2005 doit encore confirmer, il faudra compter je le pense, sur 2008.






Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article