Dimanche 16 mars 7 16 /03 /Mars 18:10

 

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A quelques jours près de la date du trentième anniversaire de sa création, la Mention « Vendange Tardive », chère au cœur des vignerons alsaciens, se voit infliger un revers par le Conseil d’Etat, qui rejette la requête déposée par l’AVA (Association des Viticulteurs d’Alsace).


Revenons sur l’origine de cette mention définie par décret en 1984, à l’issue d’un projet conduit par Jean HUGEL.


L’élaboration de vins liquoreux est une pratique très ancienne en Alsace. Le chanoine Médard Barth, dans son ouvrage sur l'histoire de la viticulture alsacienne, fait référence à de telles pratiques dès le Moyen Age et l’une des plus anciennes étiquettes connue en Alsace est celle d'un vin de paille millésimé 1824 du Gourmet Kirchner à Dambach-la-Ville.


Ces vins étaient obtenus à partir de raisins récoltés à bonne maturité que l’on laissait ensuite sécher sur un lit de paille ou suspendus dans un grenier bien aéré et qui étaient ensuite pressés.


Plus récemment une autre méthode fait son apparition. Elle consiste à laisser sur pied des raisins en surmaturité en laissant agir le Botrytis dans l’objectif de concentrer les sucres et l’acidité. Ainsi, le Domaine Schlumberger à Guebwiller a réalisé le 8 décembre 1971 une vendange tardive de Riesling. Les vignerons qui produisent ces expressions sont très peu nombreux dans les années 70, en dehors de la Maison HUGEL de Riquewihr et de quelques autres.


Aussi après la création de l’AOC Alsace en 1962, de l’AOC Alsace Grand Cru en 1975, puis de l’AOC Crémant d’Alsace en 1976, la profession a décidé d’élargir le champ d’expression de sa production en réglementant ce qui allait devenir les mentions Vendange Tardive et Sélection de Grains Nobles. Jean HUGEL prit en charge ce dossier et le décret d’application rédigé par Mme BIENAYME et M. TINLOT du service juridique de l’INAO fût publié le 1 mars 1984.


Dans ce texte sont définies les règles qui s’appliquent aux vins d’Alsace pour pouvoir revendiquer les mentions sus citées. Ceux-ci doivent être issus d’un cépage unique, déclarés et vendus avec mention du cépage. Provenir de l’un des 4 cépages suivants : Gewurztraminer, Pinot Gris, Riesling et Muscat dont les moûts présentent des richesses respectives de 243 grammes de sucre par litre pour le Gewurztraminer et le Pinot Gris et de 220 grammes par litre pour le Riesling et le Muscat pour la mention vendanges tardives et 279 et 256 grammes par litre pour la mention sélection de grains nobles. Ces vins ne doivent à aucun moment avoir fait l’objet d’enrichissement. Une déclaration préalable aux services de l’INAO lors de la vendange est en outre obligatoire et les vins doivent être présentés, dégustés et agréés lors de l’examen analytique et organoleptique qui est réalisé sous la mention déclarée. La mention du millésime est également obligatoire.


Le second décret relatif aux mentions vendange tardive et sélection de grains nobles sera publié le 23 aout 1991. Il viendra préciser le précédent texte avec pour modifications notoires l’obligation de la constatation systématique de la richesse en sucre par les services de l’INAO et l’obligation d’une période minimale de 18 mois entre la date de récolte et celle de commercialisation.


Le 29 octobre 1998, c’est par un arrêté qu’il deviendra impératif de pratiquer une récolte exclusivement manuelle, avant que le 2 décembre 1999, un nouveau décret vienne sceller cette pratique.


Longtemps présenté comme exemplaire et extrêmement restrictif dans la mesure où la chaptalisation est interdite et que les contrôles à la production sont rigoureux, à aucun moment il ne sera cependant fait état d’un rendement spécifique puisque les deux mentions restent soumisses aux rendements habituels de l’AOC Alsace et de l’AOC Alsace Grand Cru.


Mais l’Alsace n’est pas la seule région française à posséder cette tradition de vendanges en surmaturité. Aussi la mention vendange tardive a été réclamée et obtenue par les viticulteurs de l’AOC Jurançon par le décret du 10 mai 1996. Mention applicable au millésime 1995. Les conditions de production retenues sont plus restrictives que les prérequis alsaciens. L’Alsace n’est pas ravie, mais elle fait contre mauvaise fortune bon cœur.


Au mois d’août 1999, la mention vendange Tardive fait à nouveau débat. La nouvelle OCM prévoit que les vins de table et les vins de pays puissent utiliser cette mention aussi l’Association des Viticulteurs d’Alsace se prononce fortement contre cette possibilité. Le 27 septembre 2000, Gérard BOESCH, Président de l’AVA, adresse un courrier à Jean GLAVANY, Ministre de l’Agriculture. Il rappelle les efforts consentis par les alsaciens pour obtenir un vin prestigieux et redoute la concurrence déloyale pouvant venir de la part de vins de pays portant la mention vendange tardive « dans la fourchette de 30 à 50 francs ». Il conclut son courrier en rappelant que « l’octroi de la mention vendange tardive aux vins de pays représenterait pour l’Alsace un véritable pillage de ce précieux héritage laissé par ses prédécesseurs ».


L’avenir donnera raison à Gérard BOESCH, cependant c’est de l’Alsace que viendra la déconvenue. Car le millésime 2007, et ses conditions exceptionnelles pendant l’arrière-saison, permettra la production d’un important volume de vendanges tardives qui se retrouvera sur le marché 2 ans plus tard à des tarifs approchant, pour les moins disant, les 50 Francs évoqués 10 ans plus tôt.


Malgré la procédure nationale d’opposition (PNO) lancée par l’AVA, nouveau coup de tonnerre le 23 novembre 2011, avec la publication du décret qui valide le cahier des charges de l’AOC Gaillac à laquelle est accordée l’utilisation de la mention vendange tardive.

 

Le courrier adressé par le député alsacien Antoine HERTH et signé par 10 parlementaires alsaciens au Ministre de l’Agriculture Bruno LE MAIRE n’y fera rien. Les AOC pouvant utiliser la mention sont maintenant au nombre de 3 en France. Comme Jurançon, Gaillac applique à ses VT des conditions de production plus restrictives (25 hl/ha) que l’Alsace.


L’AVA décide alors de déposer le 10 janvier 2012 un recours devant le Conseil d’Etat. Frédéric BACH son directeur s’exprime dans la presse : «  Ce qui nous inquiète c’est que la mention traditionnelle soit ici galvaudée. L’INAO la traite comme si c’était un descriptif de produit type vin sec, vin doux vin mousseux, mais le terme est intrinsèquement lié au terroir ».


Consciente malgré tout de l’affaiblissement de ses VT et de la nécessité de prendre des mesures pour consolider la notoriété et la qualité de celles-ci, l’ODG AVA (Organisme de Gestion) saisit l’INAO le 12 juin 2012 afin d’appliquer des rendements spécifiques, plus restrictifs, aux mentions VT et SGN dans le cadre des AOC Alsace et Alsace Grand Cru.

 

La réponse, dont il était facile d’anticiper le contenu, est revenue le 11 septembre de la même année. L’argumentation de l’INAO est sans appel : « L’absence des dispositions rendement pour les mentions traditionnelles visées ne permet donc pas d’utiliser le dispositif de l’article D645-7 du code rural et de la pêche, qui constitue la seule disposition juridique offrant la possibilité de modifier pour une récolte donnée le rendement fixé dans le cahier des charges d’une AOC ». En clair, impossible de modifier le rendement sans modifier le décret VT.

 

A noter qu’une modification du cahier des charges concernant les VT est actuellement en cours, la commission d’enquête s’est déplacée en Alsace les 2 et 3 juin 2013 et le dossier a été présenté au comité national de l’INAO au courant du mois de février 2014.


Ce n’est que le 26 février 2014 que la Conseil d’Etat examine le recours en annulation. L’affaire se présente mal car les conclusions du rapporteur public vont dans le sens du rejet, aussi c’est sans surprise que l’appel est rejeté.


L’examen attentif des arguments invoqués par l’AVA a cependant de quoi surprendre, puisqu’il consiste à :


-   Mettre en cause la répartition des sièges de représentants des secteurs professionnels de la viticulture qui représentent l’administration.

-     Dénoncer la régularité de la commission permanente lors des séances qui ont abouti à l’approbation du cahier des charges de l’AOC Gaillac.

-    Contester l’impartialité des membres de la commission d’enquête de l’INAO au titre qu’ils seraient issus de régions de blancs liquoreux, susceptibles à terme de prétendre à la mention VT.

-     Réfuter la notion d’antériorité des VT gaillacoises.


L’ensemble de ces arguments sera balayé par le Conseil d’Etat.


Jérôme BAUER, le président de l’AVA, se dit « choqué et écœuré », « on pensait que l’INAO était le gardien du temple, on est spolié de nos spécificités régionales ». Pour son prédécesseur, Gérard BOESCH, il s’agit « d’un gâchis » (DNA du 4/3/14 - Isabelle NASSOIS).


Reste à espérer, comme le relève David LEFEBVRE dans les colonnes de l’Est Agricole et Viticole, que les contestations émises à l’encontre de l’INAO « ne laissent pas de traces dans les relations entre le vignoble d’Alsace et l’Institut ».

 

 

 

 

 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Vendredi 28 février 5 28 /02 /Fév 08:38

 

4ème chapitre

 

I. L’exportation du vin aux temps modernes


L’exportation du vin d’Alsace du 16ème siècle jusqu’à la moitié du 17ème siècle

 

  1. Déclin du vignoble allemand. Importation de vins étrangers bon marché p. 409 – 410
  2. Les débouchés du vin d’Alsace dans les rapports de l’époque p. 410 – 411
  3. Quantités des vins vendus à Colmar. Marchands de vin de cette ville. Cargaisons de vin en aval p. 411 – 413
  4. Politique commerciale inadaptée de Strasbourg p. 413 – 415
  5. Francfort, Cologne et les Pays-Bas achètent du vin d’Alsace p. 415 – 416
  6. Vinum coctum (vin à fermentation accélérée par la chaleur), sa préparation et exportation. Critique de la part de la ville de Cologne p. 416 – 417
  7. Diminution de l’exportation de vin par la ville de Strasbourg. Acheteurs de vin : Mayence, Francfort, Cologne, Hambourg, Lubeck, Greifswald, la Hesse, les Pays-Bas et Brandebourg p. 417 – 421
  8. Exportation en Angleterre, Belgique et Allemagne du Sud. Rhin et route impériale, Italie, Brabant p. 421 – 424
  9. Importations de la Suisse, de la Lorraine et du Luxembourg p. 424 – 426
  10. Statistiques des exportations de vins strasbourgeoises et la critique de celles-ci p. 427 – 429
  11. Paralysie du commerce de vin par des douanes exagérées et la Guerre de Trente Ans. Pertes de débouchés p. 429 – 432

 

II. Diminution de l’exportation de vin en Alsace à partir du milieu du 17ème siècle à 1870

 

  1. Communes viticoles célèbres en Alsace p. 432 – 433
  2. Baisse continue de l’exportation de vin dans les pays du nord. Perte des clients anglais et hollandais p. 433 – 435
  3. Tentatives de réanimation du commerce avec l’Angleterre moyennant la publicité p. 435
  4. Transport du vin sur le Rhin et sur route p. 435 – 436
  5. Perte des marchés en Allemagne du Nord p. 436 – 438
  6. La vente de vin en France et en Lorraine p. 438 – 439
  7. La Suisse – meilleur client du vin d’Alsace. Position de Colmar et de Luzerne dans le commerce du vin p. 439 – 442
  8. Commerce du vin de paille. La clientèle parisienne et moscovite p. 442 – 443
  9. Le déplacement de la frontière douanière vers le Rhin (1790). Les craintes des Alsaciens p. 443 - 444
  10. Le blocus du temps de Napoléon Ier, hausse des exportations en Alsace p. 444
  11. Crise du commerce du vin suite à la surproduction et aux douanes. Arrêt des exportations de vin en Allemagne du Sud et en Suisse p. 444 – 448
  12. Nécessité de la publicité p. 448 – 449
  13. Evaluation des vins d’Alsace dans la région et à l’étranger p. 450 – 451
  14. La période de 1650 à 1870. Une brève rétrospective p. 451 – 452

 

 

III. Réanimation des exportations de vin de 1871 jusqu’à nos jours p. 453

 

Pendant la période allemande (1871 – 1918) p. 453

 

  1. Production du vin. Quantités et prix p. 453 – 455
  2. Exportations et importations de vin p. 455 – 457
  3. Production de vin et législation p. 457 – 458
  4. Le purisme alsacien. Sartorius, le falsificateur à grande échelle du Palatinat p. 459 – 461
  5. L’estimation du vin d’Alsace en Allemagne p. 461 – 462
  6. Production de champagne (crémant ???) et vente de vin en bouteille p. 462 – 464

 

Pendant la période française

Vins de qualité et exportations depuis 1919

Les vins d’Alsace sur les marchés mondiaux

 

  1. La contamination par le Phylloxéra du vignoble alsacien. Divergences d’opinions sur la reconstruction du vignoble. Hybrides ou ceps greffés p. 466 – 467
  2. Rejet du greffage. Décision pour la qualité. Les dirigeants de la fédération des vignerons p. 467 - 469
  3. Transition difficile. Lé fédération des vignerons au combat avec les syndicats des commerçants de vins. Exportations en Allemagne exempts de douanes jusqu’en 1924 p. 469 – 471
  4. Ouverture de nouveaux débouchés. Culture de raisin de table. Réduction de la superficie viticole. Reconversion dans les entreprises viticoles. Cultures de remplacement p. 471 – 472
  5. Publicité variée pour le vin d’Alsace. Ses résultats p. 472 – 474
  6. Le tokay n’est pas un cépage hongrois. Sa culture bicentenaire en Alsace. Tokay d’Alsace – un nom disputé p. 474 – 475
  7. Production de vin et ventes de 1919 à 1938 p. 475 – 477
  8. Surproduction. Crise de la viticulture. Importations massives de vins du midi. On réclame un règlement de protection pour les vins d’Alsace p. 478
  9. La vente de vin pendant la Deuxième Guerre Mondiale (1939 – 1945). La viticulture alsacienne et ses vins de qualité. L’opinion des œnologues allemands. P. 478 – 479
  10. Le statut du vin d’Alsace du 2 novembre 1945 p. 480 – 482
  11. Aperçu de la production de vin en Alsace. Les pays importants d’importation et d’exportation de vin dans les statistiques p. 482 – 485
  12. Le marché aux vins de Colmar. La revue « Saisons d’Alsace » et la nouvelle route du vin aux services de la publicité pour le vin p. 486 – 488
  13. Surproduction, importation de vins français et algériens. Le vin d’Alsace en France et sur les marchés mondiaux. La forme de la bouteille à vin en Alsace. Concurrence déloyale. Prévisions p. 488 – 49

 

5ème chapitre 

 

Le vin d’Alsace sur la table des Grands  

 

  1. Au moyen âge p. 495 – 502
  2. Aux temps modernes p. 502 – 507

 

Annexe

L’importation de vin en Alsace p. 508 – 509

 


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Dimanche 16 février 7 16 /02 /Fév 18:51

2ème partie : Les débouchés du vin d’Alsace

 

1er chapitre


Les vins alsaciens et leur traitement p. 307 – 330

 

  1. Opinions sur l’Alsace – le Cardinal Humbert de Moyenmoutier, Otto von Freising et autres jusqu’à Goethe p. 307 – 310
  2. Surabondance, le vin comme mise dans un pari p. 310 – 311
  3. Les caves des couvents, monastères, domaines et villes, témoins monumentaux de la richesse en vin p. 311 – 313
  4. Caractère du vin d’Alsace, cépages, le vin dans le langage populaire p. 313 – 315
  5. Füllwein, vinum passum, Würzwein, vins liquoreux et autres vin spéciaux p. 315 – 319
  6. Falsification du vin et lutte contre celle-ci p ; 319 – 322
  7. Les sens, les unités de mesure alsaciennes p. 322 – 327
  8. Les bouteilles et les verres à vin p. 327 – 328
  9. Vins au moyen âge tirant leurs noms de localités, leur qualification à cette époque p. 328 – 330

2ème chapitre


Le transport du vin. Douanes et escortes.

 

  1. Réseau routier et navigation sur le Rhin p. 331 – 333
  2. L’Ill, l’Andlau et la Breusch, voies d’accès pour le vin p. 333 – 334
  3. Les installations d’embarquement sur l’Ill et l’Andlau p. 334 – 335
  4. Les marchés au vin de Strasbourg. Son port et ses dépôts. La corporation des bateliers p. 336 – 338
  5. Privilèges impériaux pour Strasbourg, Sélestat et Colmar p. 338 – 339
  6. Strasbourg protectrice du Rhin p. 339 – 340
  7. Douanes et douanes spéciales sur le Rhin pour le vin d’Alsace p. 341 – 343
  8. Les bureaux de douanes alsaciens sur le Rhin, l’Ill et les grands-routes p. 343 – 347
  9. L’accompagnement du trafic des marchandises p. 347 – 348
  10. Franchise douanière et exonération douanière p. 348 – 352

3ème chapitre


Les débouchés du vin d’Alsace au Moyen Age

 

  1. Navigation et trafic des marchandises sur le Rhin depuis les temps les plus reculés p. 353 – 356
  2. Les fondements de l’échange commercial entre Rhin Inférieur et Haut Rhin, Cologne et Strasbourg comme centres commerciaux p. 356 – 357
  3. Position primordiale de Cologne dans le commerce du vin d’Alsace p. 357 – 362
  4. Les débouchés du vin dans toute la région rhénane p. 363 – 365
  5. Pratiques dans le commerce du vin. Vin d’Alsace et vin du Rhin p. 365 – 366
  6. Du vin d’Alsace en Angleterre grâce à la ville de Cologne p. 366 – 369
  7. Toujours sur le Rhin, le vin d’Alsace pour la Hollande et la Belgique. L’importance de Bruges p. 369 – 371
  8. Le vin d’Alsace sur la route impériale Italie – Alsace – Brabant – Flandres p. 371 – 372
  9. Exportation de vin d’Alsace en Lorraine, à Paris ainsi qu’en Espagne p. 372 – 375
  10. Exportation extraordinaire de vin d’Alsace à Francfort sur le Main. Le vin d’Alsace sur les routes commerciales menant dans le nord et l’Est : Brême et Lubeck, Leipzig et Breslau p. 375 – 381
  11. Vins d’Alsace dans les pays nordiques et de l’Est. Lubeck, métropole commerciale p. 382 – 383
  12. Vins d’Alsace dans la grande ville marchande de Nuremberg p. 383 – 385
  13. L’importance de la Danube. Ratisbonne et Ulm p. 385 – 391
  14. Diffusion du vin d’Alsace en Suisse. Bâle comme place marchande p. 391 – 394

Le vin d’Alsace dans les contrats de bail. La brasserie de l’hôtel de ville à Zurich « à l’Alsacien », Einsiedeln, Winterthur, Altdorf, Luzerne, Fribourg, Berne et Solothurn, acheteurs de vin d’Alsace. Alsaciens en Suisse. Le vin d’Alsace en Suisse Romande p. 394 – 400

  1. L’exportation de vin au Moyen Age, une rétrospective. Diffusion, concurrence, l’exportation de Colmar. Viticulture en tant que culture principale, publicité pour le vin. Prospérité et récession du commerce du vin et par là de la viticulture p. 400 – 407

 

 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Mardi 11 février 2 11 /02 /Fév 15:03

 

Ecrit par l'historien Médard BARTH et publié en 1958, Der Rebbau des Elsass, reste un ouvrage de référence souvent cité mais finalement peu lu, du fait de sa rédaction en Allemand et de son style plutot austère.

 

A l'attention de ceux, qui comme moi ne pratiquent pas la langue de Goethe, voici la traduction de la première partie du sommaire.

 

1ère partie


1er chapitre Le vignoble alsacien


Introduction p. 7 - 8


1        La culture de la vigne en Alsace au temps des Romains p. 8 - 17


2        Le vignoble alsacien pendant les périodes mérovingienne et carolingienne p. 17 – 21


a)      Les répercussions de la culture (civilisation) romaine p. 17 – 22

b)      Grandes propriétés dans la période de transition – la tradition par des documents p. 20 – 21

3        Le vignoble vers 900 p. 21

a)      Lieux viticoles près de la route romaine le long du Rhin p. 21 – 22

b)      Vignoble dans la partie Nord du pays p. 22 – 23

c)      Les vignes dans le carré formé par Strasbourg, Brumath, Hochfelden, Saverne et Molsheim p. 23 – 25

d)     Le vignoble entre Molsheim et Sélestat p. 25 – 27

e)      La région viticole de Sélestat à Colmar p. 27 – 29

f)       Vielles communes viticoles des Vosges entre Colmar et Le Vieux Thann p. 29 - 30

g)      Le vignoble au Sud de Rouffach et à l’Est de la chaîne de montagnes et dans le Sundgau p. 30 – 32

h)      Le vignoble alsacien vers 900, un ensemble compact, formé à l’origine par les Romains ; une rétrospective critique p. 32 – 34

i)        Documents littéraires des 8ème et 9ème siècles p. 34 – 37


4        Le développement de la région viticole alsacienne à partir de 900 jusqu’en 1500 ; étendue maximale aux 14ème et 15ème siècles p. 37 – 39

5        Le vignoble du 16ème siècle à la Révolution p. 39 – 42

6        L’aire viticole de la Révolution jusqu’à la fin du 19ème siècle p. 42 – 47

7        Le rétrécissement de la superficie viticole du début du 20ème siècle à nos jours p. 47 – 53

 

2ème chapitre Le vignoble alsacien dans le domaine du droit


  1. Désignation des grands domaines viticoles au moyen âge p. 57 – 60
  2. Mesures des superficies agricoles et viticoles p. 57 – 60
  3. Les propriétaires des grands vignobles au moyens âge (rois et noblesse) p. 61 – 62
  4. Les évêques de Strasbourg, Bâle, Chur, Spire et Toul ainsi que les couvents alsaciens en tant que propriétaires viticoles p. 62 – 66
  5. Morcellement de la propriété foncière vinicole dû à des donations ou donations en fief p. 66 – 67
  6. Le terroir alsacien fournisseur de vins pour les couvents de Lorraine, France, Allamagne et Suisse p. 67 – 68
  7. Placement de capitaux dans des domaines viticoles ; Le morcellement des grands domaines viticoles depuis 1789  p. 68 – 70
  8. Domaines exploités par leurs propriétaires p. 70
  9. Vignobles donnés à bail et à bail emphytéotique p. 70 – 71
  10. Changements de propriétaires suite à précarité, donation ou échange p. 72
  11. Noms des parcelles dans le vignoble p. 72 – 74

 

3ème chapitre Viticulture et vignerons


A. La viticulture


  1. Climat, exposition et sols p. 75 – 77
  2. Manières différentes de cultiver la vigne : systèmes des chambres, des échalas et des fils métalliques p. 77 – 80
  3. Importance de la châtaigne pour la viticulture p. 80
  4. Double exploitation du sol par la vigne et des arbres – interdictions par des seigneurs et les autorités p. 80 – 81
  5. La culture des cépages rouges au cours du temps p. 81 – 84
  6. La culture des cépages blancs p. 84 – 86
  7. Hünschrebe (cépage hongrois de moindre qualité) et cépages nobles p. 86 – 87
  8. Les cépages de Traminer et de Muscat p. 87 – 89
  9. Interdiction de planter des cépages non nobles ; Lazarus Schwendi et le cépage Tokay d’Alsace p. 89 – 90
  10. Les cépages aux 17ème et 18ème siècles, efforts des seigneurs et des communes p. 90 – 91
  11. Dirigeants de la viticulture au 18ème siècle ; Wantz et Ortlieb p. 91 – 93
  12. Cépages du 18ème siècle en particulier à Mutzig, Molsheim et Barr p. 93 – 94
  13. Cépages du 19ème siècle d’après Metzger et Kirschleger p. 94 – 96
  14. Oberlin œnologue hors pair p. 96 – 97
  15. Option pour la qualité après le rattachement de l’Alsace à la France en 1918 p. 97
  16. Travaux dans les vignes et réglementation au moyen âge 97 – 100
  17. Couvrir et enfouir les vignes après les vendanges p. 100
  18. Engrais et pâturages dans la viticulture p. 100 – 101
  19. Contrôle de la viticulture et des viticulteurs p. 101 – 102
  20. Etendue maximale du vignoble aux 14ème et 15 siècles ; manœuvres dans la viticulture, salaires, lutte pour l’augmentation des salaires, tarifs p. 102 – 105
  21. Terrassements en tant que travaux supplémentaires p. 105 – 106
  22. Récents travaux dans le vignoble p. 106
  23. L’emploi de l’âne dans la viticulture p. 107 – 109

 

B. Le vigneron

 

  1. Lente ascension et affranchissement des vignerons de la servitude au 12ème siècle p. 109 – 112
  2. L’influence des villes et des corporations, prospérité du vigneron, son aspiration à la liberté entière, insurrection de 1525 p. 112 – 115
  3. Les petits vignerons pendant l’insurrection de 1525 et la révolution de 1789 – récente apparition de grands vignerons p. 115 – 118

 

4ème chapitre


Les vendanges dans l’attente – vendange et dîme

 

  1. Protection des vignobles lors de la maturité des raisins p. 119 – 121
  2. La fermeture des vignobles p. 121 – 122
  3. L’inspection des vignes par les seigneurs touchant la dîme et les autorités communales p. 122 – 123
  4. Battues des nobles dans le vignoble p. 123 – 125
  5. Ouverture de vendanges – vendanges anticipés en tant que privilège des seigneurs – règlement des vendanges p. 125 – 128
  6. Vendanges et vacarme de la guerre p. 128
  7. Vendanges sur les domaines des seigneurs – ravitaillement des vendangeurs p. 129 – 131
  8. Vendanges dans les vignobles appartenant aux vignerons p. 131 – 132
  9. Outils et ustensiles pour les vendanges p. 132 – 134
  10. Traitement des raisins, moulin à raisins, pressoir p. 134 – 136
  11. Protection juridique du pressoir dans la maison du vigneron, pressurage obligatoire, types de construction des pressoirs p. 136 - 138
  12. Après les vendanges régulières p. 138 – 139
  13. La dîme sous forme de vin, une mise à contribution – exonération des la dîme – perception de la dîme 139 – 141
  14. Le quinzième au lieu de la dîme p. 141 – 142
  15. La dîme sous forme de vin – recettes dans diverses communes p. 142 – 143
  16. Fraudes et contre-mesures de seigneurs p. 143 – 146
  17. Livraison du vin après les vendanges p. 146 – 147
  18. Contribution spécifique sous forme de vin p. 147 – 149

 

5ème chapitre


  1. Bonnes et mauvaises années pour le vin p. 152 – 169
  2. Actes criminels dans les vignobles – vigne et vin en temps de guerre

a)      Ravage des vignobles au moyen âge et aux temps modernes p. 179 – 172

b)      Le vin comme allié de Rosheim contre les Lorrains en 1213, les Strasbourgeois à Breuschwickersheim en 1261, Armagnacs et Suisses en Alsace, la bataille de Héricourt en 1474 p. 172 – 175

c)      La ville vinicole de Wangen en 1592, Colmar en 1669 et l’incendie de Barr en 1678 p. 175 – 177

 

6ème chapitre Monopole de vente. Taxes sur le vin

 

  1. Le « Bannweinrecht » p. 179 - 182
  2. La « Weinbannabgabe » p. 182 – 183
  3. La collecte p. 183 – 184
  4. Le « Ungeld », une imposition sur la consommation du vin p. 186 – 187
  5. Le « Böspfennig » (impôt spécifique sur le vin ?) p. 187 – 188
  6. Le « Masspfennig » et le « Furwein » (impôt spécifique sur le vin ?) p. 188 – 189
  7. Le « Weinschlag » - prix de marché – le « Bannschatz » (impôt spécifique sur le vin ?) p. 189 – 190

 

7ème chapitre Vigne et vin dans les coutumes de l’Eglise et du peuple


  1. Fêtes de Saints comme repères pour le vigneron p. 191 – 194
  2. Le vin et la liturgie chrétienne p. 194 – 197
  3. Bénédictions du vin au cours des fêtes de Saints p. 197 – 200
  4. Saint Urbain, patron des vignerons en Alsace p. 200 – 201
  5. La Saint Valentin, jour de repère p. 202 – 203
  6. Patronats de Saint Urbain, images reliques, indulgences fêtes particulières p. 203 – 206
  7. La Sainte Urbain, fête des enfants p. 206 – 209
  8. Rogations à la Saint Urbain (25 mai) p. 209 - 214
  9. Abus lors des fêtes de Saint Urbain p. 214 – 216
  10. Saint Urbain dans des formules de malédiction p. 216 – 217
  11. Saint Morand, patron du vin dans le Sundgau p. 217 – 218
  12. D’autres patrons du vin en Alsace p. 219 – 220
  13. Le vin dans la biographie et les histoires merveilleuses de Saints alsaciens p. 220 – 223
  14. Dons de vin et débit de vin après des fêtes religieuses processions et pèlerinages p. 223 – 225
  15. Dons de vin pour les pauvres et les malades – vinum caritatis p. 225 – 227
  16. Privation de vin comme mesure de punition – le vin dans les coutumes juridiques p. 227 – 229
  17. Villes donnant du vin à des princes et évêques et pour être bien avoisinées, dons de vin moines mendiants p. 229 – 230
  18. Confirmation d’actes juridiques par le vin p. 230 – 231
  19. Corvées et consommation de vin p. 231
  20. Fontaines de vin à l’occasion des fêtes p. 232 – 234
  21. Vigne te vin dans la dénomination et la topographie p. 234 – 236
  22. Coutumes et vendanges p. 236 – 238
  23. Rentrée solennelle la dernière voiture p. 239 – 241
  24. Taquineries et surnoms dans les communes viticoles p. 241 – 243

 

8ème chapitre La vigne et le vin dans l’art, la littérature et la légende


  1. Sarment et grappes dans l’art chrétien p. 245 – 247
  2. Jésus dans le pressoir p. 247 – 248
  3. L’enfant Jésus avec la grappe p. 249 – 250
  4. La culture du vin en Alsace dans les sculptures des vieilles églises et dans l’orfèvrerie p. 250 – 251
  5. L’architecture des communes viticoles la maison du vigneron et ses insignes p. 252 – 254
  6. Vigne te vin dans l’art moderne de l’Alsace, Touchemolin, Bacher, Bartholdi p. 254 – 255
  7. L’art populaire à la cave, sculpture sur les fûts, inscriptions p. 256 –
  8. Noah, père de la viticulture dans les inscriptions p. 257 – 258
  9. Bacchus dans l’art et la littérature p. 258 – 260
  10. Le vignoble alsacien – une région sacrée p. 260 – 263
  11. La vigne et le vin dans la littérature religieuse p. 263 – 265
  12. Le vin alsacien dans la littérature de moyen âge p. 2665 – 268
  13. Le vin dans les textes des chroniqueurs et auteurs alsaciens des 15ème et 16ème siècles p. 268 – 271
  14. Le vin dans la poésie du 16ème au 18ème siècle, Fischart, Balde, Moscherosch et autres p. 271 - 278
  15. Le vin alsacien en poésie et sentences p. 278 – 282
  16. Vins célèbres, portant le nom d’une commune, en poésie p. 282 – 286
  17. Le vignoble alsacien et ses vins dans la littérature et le chant des dernières décennies p. 286 – 292
  18. Vigne et vin dans la légende p. 292 – 301
  19. Le vignoble – le miroir de l’esprit et de l’âme de l’Alsace p. 301 - 304

 

 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Vendredi 14 juin 5 14 /06 /Juin 20:30

 

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Catherine RISS n'est pas une inconnue dans le milieu viticole alsacien. Fille de restaurateur, elle a mal tourné et préféré se consacrer à la viticulture plutôt que de suivre les cours de École Hôtelière. Par bonheur et sans doute par atavisme, elle reste cependant une redoutable cuisinière, capable de servir un risotto au morilles d'exception.

 

Mais revenons au vin et à la viticulture. Après 3 années passées, tant à la vigne qu'à la cave, au service de Michel CHAPOUTIER, le Schieferberg et les côteaux de Reichsfeld n'ont plus de secrets pour elle. Bénéficiant seulement d'une semi-liberté en matière de vinification, elle n'a cependant pas a rougir des vins produits pendant cette période, dans des conditions toutefois loin d'être optimum.

 

Comme Catherine est une fille de caractère qui ne s'en laisse pas compter, il fallait qu'elle retrouve cette liberté créatrice qui lui a tant fait défaut au cours de ces années. Une seule solution : s'installer. Mais quand on n'est pas fille de vigneron et que l'on ne possède ni vigne ni cave ni matériel, il est extrêmement difficile, à moins d'être fortunée, de commencer ce type d'activité à son compte.

 

Une bonne fée a alors placé sur sa route deux parrains de choix : Lucas RIEFFEL et d'Antoine KREYDENWEISS. Il faut bien avouer que ce put être pire. Catherine est maintenant à la tête d'un micro-domaine d'un hectare et demi en  une dizaine de parcelles situées pour une partie sur les schistes bleus de Villé et pour l'autre sur les terroirs grèseux des communes de Reichsfeld et de Nothalten. Dans la vigne, tout se passe en biodynamie avec les conseils et l'aide d'Antoine, la vinification s'effectue chez Lucas qui lui a fait un peu de place dans sa cave à Mittelbergheim.

 

Deux cuvées sont  dès à présent disponibles :

 

Empreinte - Pinot Noir - 2011 : Elaboré au cours de sa précédente vie professionnelle, ce Pinot Noir est issu d’un terroir de schistes bleus situé sur la commune de Reichsfeld. La cuvaison s'est effectuée en raisins entiers et l’élevage conduit en barriques anciennes sans ajout d’intrant. Mise en bouteille sans filtration.

 

Empreinte - Pinot Noir - 2012 : issu des terroirs gréseux de Reichsfeld. La cuvaison et l'élevage ont été conduits à l'identique de la précédente cuvée.

 

Inutile de préciser que les volumes disponibles sont restreints et que compte tenu du fort intérêt montré par quelques spécialistes comme entre autre Christophe ANDT du Pont du Corbeau, ça ne va pas traîner.

 

A suivre incessamment :

 

Dessous de Table 2012 : Assemblage de multiples cépages issus des coteaux gréseux de Reichsfeld et de Nothalten. Les raisins ont été pressés ensemble, l’élevage conduit en barriques anciennes. Il y aura en principe deux mises, l'une sans soufre et sans filtration, la seconde plus classique.

 

Et plus tard, car rien ne presse :

 

De Grès ou de Force - Riesling - 2012 : Issu des coteaux gréseux de Reichsfeld et élevé en barriques anciennes, ce Riesling en cours d'élevage présente déjà un profil vertical. Son terroir d'origine s’exprime à travers la subtilité de l’expression et la structure acide, gourmande et tendue des grès.

 

Schieferberg - Riesling - 2012 :Issu du remarquable terroir de schistes ramené à la lumière par Michel CHAPOUTIER.

 

Une précision : Catherine aime et fait des vins secs. Pas des secs avec du sucre, des vrais vins secs. A découvrir d'urgence, pour la joindre et goûter ses vins à Mittelbergheim, le plus simple est de lui laisser un message : catherine.riss(at)wanadoo.fr

 

A noter, ce qui ne gâche rien, la très belle série d'étiquettes déssinée par Julien KUNTZ, artiste à Andlau.

 

 

 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Dimanche 2 juin 7 02 /06 /Juin 20:30

 

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La Route des Vins d'Alsace a été inaugurée le samedi 30 mai 1953, alors que la sécheresse touchait la région, à tel point que Monseigneur WEBER, Évêque de Strasbourg, invitait dans la presse locale ses paroissiens à faire des prières pour que revienne la pluie.

 

La pluie n'a pas manqué cette année, mais c'est heureusement sous un ciel bleu que l'on a pu célébrer ce 60ème anniversaire. Créée par l'Association du tourisme à l'initiative de Pierre PFLIMLIN, la Route des Vins avait pour objectif d'amener les touristes à venir goûter les vins d'une Alsace en pleine renaissance, 8 ans après la fin du second conflit mondial.

 

Le vignoble qui comptait alors moins de 8.000 hectares, entamait sa reconstruction dans la cadre juridique de l'ordonnance signée fin 1945 par le Général De GAULLE. Il faudra attendre encore 9 ans avant d'obtenir l'AOC. 

 

France 3 Alsace a consacré pour l'occasion une spéciale Route des Vins le samedi 1 juin avec de nombreux reportages que l'on pourra visionner encore quelques jours sur son site. Autour de Régine WILHELM, en direct d'un plateau situé au coeur du vignoble, on retrouvait Florian BECK-HARTWEG, jeune vigneron Bio de Dambach-La-Ville, au discours toujours posé, précis et réfléchi. A ses côtés, David LEFEBVRE, oenologue et journaliste à l'Est Agricole, mèche blonde au vent, allure décontractée dans un style Laurent DELAHOUSSE,  a été parfait. Aucun sujet sensible n'a été évoqué, ce n'était pas le lieu, et les deux intervenants cités précédemment sont des gens biens élevés. Jérôme BAUER, Président de l'AVA, visiblement tendu, complétait le plateau.

 

Je me permettrais une seule précision : Si Jérôme BAUER a bien été élu à 32 ans à la tête de l'AVA, n'oublions pas que Marcel BLANCK l'avait également été au même âge en 1967. Je souhaite à Jérôme BAUER d'apporter autant à la viticulture alsacienne que son illustre prédécesseur.

 

 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Jeudi 9 mai 4 09 /05 /Mai 20:28

 

Salon de Grands Cépages Blancs


Organisé à Strasbourg par Strasbourg Evènements qui espérait 4000 visiteurs, le Salon des Grands cépages Blancs du 7 avril, se solde par une fréquentation très moyenne de seulement 1300 visiteurs. La communication plus que discrète autour de l’évènement est-elle la seule responsable de ce que l’on peut considérer comme un échec ou faut-il chercher ailleurs ?


Quand les alsaciens comprendront que leur intérêt est de se rassembler pour produire un grand événement autour de leurs vins au lieu de se disperser dans de multiples micro-organisations sans intérêt, nous aurons fait une bonne partie du chemin. L’expertise et les compétences du CIVA dans l’organisation d’un projet ambitieux est incontestable. Quand la profession va-t-elle lui demander ?


Assemblée Générale du SYNVIRA


Le SYNVIRA regroupe 730 vignerons récoltant sur les quelques 4380 déclarants alsaciens.  Eliane GINGLINGER, sa présidente, rappelle en introduction que l’année 2012 n’aura pas été de tout repos. Affaire Albrecht, régulation de la production (droits de plantation), sont des sujets préoccupants qui n’incitent pas à la sérénité. Coup de griffe au Groupe Transversal accusé de discréditer les organisations légitimes et représentatives, sans pour cela nier un environnement délicat.


Intervention de Rémi GRESSER, président du CIVA qui pose la question : « Comment transformer notre notoriété en acte d’achat ? », car « notre notoriété est bonne ». Cependant les ventes de vins tranquilles baissent, l’Alsace est sauvée par le Crémant.


SARL Jean ALBRECHT


Difficile de ne pas évoquer ce dossier très présent dans l’esprit des vignerons alsacien. Dans les colonnes de l’Alsace, Clément TONNOT revient sur les rancœurs attisées par la création de la récente SARL Jean ALBRECHT crée en décembre 2012 sur les cendres encore chaudes de la SA du même nom. Six marques ont été déposées auprès de l’INPI : Famille Albrecht, Cécile Albrecht, Jean Albrecht, le Weyd de Jean Albrecht, en référence à une cuvée de Pinot Noir. Pour rappel, c’est la Marque Jean Albrecht qui a été rachetée par WOLFBERGER.


La pilule a du mal à passer, surtout pour les créanciers du négoce maintenant liquidé. Pas d’information officielle quant à la décision de la justice de poursuivre ou non. A suivre.


10ème Rendez-Vous des Vignerons Bio d’Alsace


Avant la tenue de cette manifestation annuelle le 1er mai à Kientzheim, l’OPABA présente dans le cadre du Club de la Presse, les chiffres du Bio alsacien. Avec 13,5% du vignoble, la viticulture biologique et biodynamique alsacienne poursuit son développement. 257 vignerons dont 174 en production Bio et 83 en conversion pour une surface de 2120 hectares de vignes.


Rappel également de la charte de vinification VINABIO élaborée localement par des vignerons et plus restrictive et exigeante que la norme européenne. 38 vignerons en sont signataires.


 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Jeudi 9 mai 4 09 /05 /Mai 18:25

 

CIVA : Conférence de presse du 15 mars


Présentation des ventes de vins d’Alsace 2012, en progression de 0,3 %, par Jean-Louis VEZIEN, puis appel à l’union de Rémi GRESSER qui veut maintenir l’unité de l’appellation. Le président du CIVA qui dit « rester à l’écoute des critiques, à condition que ce soit dans l’intérêt d’un consensus général », tient également à préciser qu’il n’y a « aucune discordance » entre le CIVA et l’AVA, seulement « des frictions entre hommes », alors on est rassuré.

 

En ce qui concerne l’omniprésente affaire ALBRECHT (14 millions de passif, ça augmente de semaine en semaine), Rémy GRESSER, revient dans les colonnes de l’EST AGRICOLE, sur l’accusation de ne pas avoir averti de la situation, dont l’organisme qu’il préside a fait l’objet : « A chaque transaction, le courtier dépose un double du contrat au CIVA. Nous avons une opératrice qui, elle seule, connait la transaction de volume et de prix. Pour notre part, nous recevons pour seule information une récapitulation statistique mensuelle. C’est la seule information dont nous disposons car les missions du CIVA à cet égard ne concernent pas les données individuelles mais les seules données statistiques. Ceux qui ont fait courir la rumeur selon laquelle l’année dernière nous aurions dû être au courant des transactions réalisées, notamment celles qui n’ont pas été payées, c’est totalement faux et nous n’en avons pas le droit. ». Voilà qui est dit.


Jean-Claude RIEFLE Grand Maître de la Confrérie Saint-Etienne


Compte rendu édulcoré du discours d’intronisation de Jean-Claude RIEFLE, dans les colonnes de l’Est Agricole par Jean-Michel HELL, qui oublie de rapporter quelques propos bien sentis sur l’illusion de bien-être qu’apporte le Crémant dopé par le marketing du prix bas et de la gueule de bois qui suivra au réveil.


Carnet Rose


Publication de l’acte de naissance de la SARL Jean ALBRECHT, siège social 37 Grand-rue 68500 Orschwihr, constituée en date du 1 décembre 2012. L’objet social de cette structure est, entre autre, l’exploitation de la marque Jean ALBRECHT.


Assemblées Générales des sous régions de l’AVA


C’est au mois de mars que se tiennent les assemblées générales des 5 sous régions de l’AVA. Plans d’encépagement, droits de plantation, hiérarchisation et marché du vin ont été évoqués à la sous-région de Guebwiller. La sous-région de Molsheim n’a toujours pas de président, on y parle des mêmes sujets. Le compte rendu publié dans l’Est Agricole du 15 mars fait l’objet d’un rectificatif la semaine suivante de la part de l’AVA. En cause, les propos de Fréderic BACH, directeur de l’AVA, qui auraient été mal compris sur le sujet de la hiérarchisation et plus particulièrement sur les usages isolés dans les lieux dits.

 

Le directeur de l’AVA précise qu’il n’a en aucun cas affirmé que « Un usage isolé ne peut pas être intégré dans la hiérarchisation ». Il n’a pas non plus exprimé que « Le groupe inventaire a donc exclu les lieux dits isolés revendiqués par une seule exploitation ». Si le rapport de 2004 sur la hiérarchisation s’appuyait bien sur des usages multiples, significatifs et constants, le règlement européen de 2008, repris par le décret étiquetage du mai 2012 permet explicitement la revendication d’une unité géographique plus petite que l’appellation, à condition que le cahier des charges de cette appellation le prévoit, ce qui semble être le cas.


Hiérarchisation


C’est bien le sujet chaud du moment. Il a été évoqué à l’occasion de l’assemblée générale de l’AVA qui s’est tenue le à Colmar le 21 mars. Sept hypothèses ont été proposées par la commission de travail aux sous-régions. Il semblerait que la septième proposition soit celle qui serait privilégiée par le plus grand nombre. Cette proposition prévoit un schéma de protection avec au sommet 51 AOC Alsace Grand Cru, au milieu des AOC Alsace lieu-dit (1er cru), puis des appellations communales.

 

Gérard BOESCH relève le caractère ambitieux de cette hypothèse et ajoute : « Si on vise le premier cru, cela concernera 20 à 30 producteurs au maximum » (propos rapporté dans l’Est Agricole du 28 mars). Pourquoi 20 à 30 ? Le dossier est-il déjà bouclé ?


Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Dimanche 21 avril 7 21 /04 /Avr 17:48

 

Presse locale


« Le Vignoble se protège », c’est le titre d’un l’article d’Isabelle NASSOY publié dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 5 mars 2013. On y évoque l’attachement du vigneron pour son patrimoine foncier, mais aussi l’arrivée d’investisseurs au cours des dernières années. Sont cités Michel CHAPOUTIER (voir chronique du mois de février), mais aussi  Marcel WOHLGEMUTH qui a acquis récemment le Clos Saint Odile à Obernai, 15 hectares d’un seul tenant. « Ce n’est pas pour construire » précise l’acquéreur qui souhaite voir son bien classé en Grand Cru, il lui faudra sans doute un peu de patience. Mais c’est surtout autour de Marc RINALDI que se concentre l’attention du milieu viticole aujourd’hui.


Investisseur avisé dans des secteurs extrêmement variés, il jette son dévolu sur un vignoble qu’il aimerait bien croquer pour y réaliser de bonnes affaires. Lui aussi s’est intéressé un temps à la reprise de la SA Albrecht mais il a rapidement compris qu’il valait mieux aller chercher son bonheur autre part. En achetant le Domaine SALZMANN- THOMANN de Kaysersberg via la société Les Vignobles de l’Oberhof qu’il vient de créer avec entre autre Trimbach de Ribeauvillé, Marc RINALDI met la main sur 5,5 hectares pour moitié situés sur le Grand Cru Schlossberg. « On a eu une opposition incroyable » déclare-t-il. Pas aussi incroyable que cela, puisque l’affaire a pu se faire.

 

Marc RINALDI précise que d’ici un an, 25.000 bouteilles seront commercialisées, avec l’ambition de passer à 100.000 à 10 ans. Ceux qui ont de la vigne à vendre savent donc où s’adresser.             

                                                                                

Presse nationale


Cette fois c’est l’Expansion qui s’y colle : Etat de crise dans le vignoble alsacien. En 2 pages on retrouve l’affaire ALBRECHT, Thierry SCHOPFER le directeur de la Cave de Bestheim qui se défend de mener une politique de dumping et renvoie la faute aux organisations interprofessionnelles qui ne sont « qu’un panier de crabe ». Jean-Michel DEISS qui expose sa vision de la situation dans un large encart, et le maintenant incontournable Marc RINALDI qui entend repositionner les vins d’Alsace vers le haut de gamme et revient sur la terrible opposition de la SAFER à laquelle il aurait dû faire face avant qu’elle ne lui donne son accord pour 5 hectares de vignes. Sans doute était-il le seul demandeur ?


Et puis il y la RVF qui classe comme chaque année les 200 personnalités les plus influentes du vin en France. Deux alsaciens figurent dans ce classement : Joseph HELFRICH, Président des Grands Chais de France, et Jean-Michel DEISS que l’on ne présente plus. Ceux qui figurent au classement peuvent se réjouir pendant que ceux qui n’y figurent pas se consolent en se demandant quelle est la crédibilité d’un tel exercice quand on y retrouve cité Hervé BIZEUL, sans doute pour se défâcher après quelques mots désagréables il y a quelques mois, et Miss Glouglou, certainement par copinage…


60ème Anniversaire de la Route des Vins      

                                      

Jean-Louis CHRIST, maire de Ribeauvillé refuse au nom de sa commune, à participer au Slow Up organisé par le Comité Régional du Tourisme et le CIVA à l’occasion du 60ème anniversaire de la création de la Route des Vins d’Alsace. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un Slow Up, je précise qu’il s’agit simplement d’interdire une portion de route à la circulation pour la réserver aux piétons et aux cyclistes. Concept Suisse, l’utilisation du terme Slow Up serait soumise à royalties à hauteur de 85.000 €…


Le Slow Up sera donc raccourci et se déroulera entre Chatenois et Bergheim.


Tribu des Gourmets


La Tribu des Gourmets, que l’on ne connaissait jusqu’à présent, uniquement dans le registre de la promotion du vin chaud d’Alsace, veut « Changer de Logique ». Rassurez-vous, ils ne proposent pas encore le blanc limé, ça c’est pour plus tard, mais seulement d’ouvrir de nouveaux horizons commerciaux aux vignerons alsaciens, en privilégiant les assemblages de cépages et en redonnant à Strasbourg son rôle de prescripteur de vins d’Alsace. En s’appuyant sur quelques éléments historiques épars, Charles BRAND, Gourmet en chef, se propose de « fédérer les vignerons qui sont prêts à suivre cette démarche et à se servir de cette plateforme pour créer un courant commercial fort ». Bon courage à eux.


 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Mardi 2 avril 2 02 /04 /Avr 20:41

 

Dégâts de sangliers


Le jeudi 7 février, une délégation d’une vingtaine de vignerons d’Andlau et environs, avec à sa tête Antoine KREYDENWEISS, est venue rencontrer la Maire d’Andlau pour le prévenir qu’ils ne laisseront pas se répéter en 2013 les destructions de 2012. En cause, les importants dégâts de sangliers. Les vignerons réclament : l’organisation de battues un mois avant les vendanges, l’organisation de au besoin de battues administratives, l’interdiction de l’agrainage à moins d’un kilomètre des vignes, et la fourniture de clôtures électriques par les fédérations de chasseurs.


Le Schieferberg en route pour l’appellation


Michel CHAPOUTIER a réveillé les vignerons de Reichsfeld et de Bernardvillé il y a 4 ans en investissant massivement sur ce terroir de schistes de Villé. De belles cuvées, je pense à Buhl, ont été produites mais pas forcément bien valorisées malgré les prétentions affichées, puisque distribuées dans des circuits qui ne sont pas des plus prestigieux. Quelques-uns n’avaient pas attendu la venue de l’empereur de l’Hermitage pour prendre conscience de la qualité de leur terroir, mais jusque-là, il ne s’était pas dégagé une entente assez constructive pour revendiquer collectivement ce secteur. La jeune génération semble prendre les choses en main et c’est maintenant chose faite sur les dernières déclarations de récolte. Ainsi le groupe de travail constitué de 16 personnes va engager le long travail de reconnaissance du Schieferberg.


Plans d’encépagement


C’est le dossier chaud du moment. Chaud et urgent puisque les plans d’encépagement, obligatoires par décret depuis 1974, doivent être rendus à l’AVA qui après validation par sa commission d’experts, les transmettra à l’INAO une fois passés dans les mains du Comité d’Experts/CRINAO. Le dépôt des plans en mairie est fixé au 31 juillet 2015. Les syndicats viticoles travaillent actuellement à définir pour chaque zone ou lieu-dit de leur secteur, les listes de cépages recommandés, autorisés ou inappropriés. Une fois validées, ces listes seront applicables aux nouvelles plantations ou replantation réalisées à compter de la date de dépôt du plan à la mairie de la commune intéressée.


Réunion de la Saint Vincent


Organisée par l’AVA, la réunion de la Saint Vincent a été l’occasion d’évoquer les grands dossiers actuels : plans d’encépagement, droits de plantation, cahier des charges et organisme de contrôle et surtout la hiérarchisation du vignoble. Alors qu’il y a plus de 20 ans on évoquait déjà la nécessité de mettre en place des strates entre Grands Crus et AOC, il ne s’est pas passé grand-chose en dehors de quelques appellations communales. L’AVA renouvelée semble avoir revu sa position sur le sujet et des propositions devraient être présentées sous peu aux syndicats viticoles. On reparle maintenant de 1ers crus, signe que le nouveau président de l’AVA, Jérôme BAUER, n’est pas resté sur la position de son prédécesseur. Pour rappel, fin décembre 2011 dans les pages du quotidien l’Alsace, Gérard BOESCH rappelait que les responsables viticoles n’avaient pas reçu mandat pour demander une appellation premier cru et s’insurgeait contre ceux qui transgressaient la législation.


Heb’Di


Le journal satirique local consacre un de ses dossiers à la viticulture alsacienne. « Le vin d’Alsace se casse la gueule. Nous avons enquêté, ça sent le bouchon ». Avec des sous titres chocs comme « Y a-t-il encore un pilote dans l’avion vin d’alsace », « Jean Albrecht le Jérôme Kerviel de la viticulture alsacienne » ou encore « Si on était en Corse il y aurait déjà des morts », le mensuel dont René HANS par l’intermédiaire de son fond Capital Initiative est l’un des actionnaires principaux, n’y va pas par quatre chemins. Tout le monde en prend pour son grade, le CIVA pour sa communication, la coopération et le négoce qui galvaudent à bas prix le produit du vignoble, l’AVA qui perd les commandes. En ce qui concerne l’affaire Albrecht (12 millions de passif tout de même), la question est posée : « A qui profite le crime ? ». Seule manque la réponse. Pourtant René HANS qui a un temps été pressenti pour reprendre la SA Albrecht et la sauver de la faillite, doit bien avoir une petite idée là-dessus…                    

                                    

                                                                             

Par Oenophil
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