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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 07:56
Saint-Romain, le 10 août 2007

Thierry GUYOT, la Bourgogne comme je l'aime.


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Depuis la lecture de l'excellent livre de Jean-Claude Ray intitulé "Vignerons Rebelles", je souhaitais rencontrer Thierry GUYOT, ce vigneron qui compte parmi les pionniers de la biodynamie en Bourgogne. J'avais déjà approché ses vins au cours de quelques dégustations et apprécié tout particulièrement le style aérien aux antipodes de ce que la Bourgogne "moderne" propose aujourd'hui.


Sur la route du retour de mes vacances, je fais une pause à Saint-Romain, un des plus beaux paysages de la Bourgogne viticole avec ses falaises qui surplombent le village. Le temps n'est pas fameux mais l'accueil de Thierry est chaleureux et on se sent tout de suite à l'aise dans la petite cave d'élevage.


Thierry a cessé son activité après le millésime 2004, ses vignes ont été reprises par un membre de sa famille et aujourd'hui il termine la vente de son dernier millésime. Au regard de la qualité et des tarifs affichés, les vins qu'il propose encore, mais il faut maintenant se presser, représentent une formidable occasion de remplir sa cave de beaux Bourgognes construits pour la garde, tant en rouge qu'en blanc.


Nous commençons la dégustation par quatre vins blancs :


Le Bourgogne 2004 possède un joli nez aux accents exotiques de mangue et de fruit de la passion et une bouche large et pure. La fraîcheur domine et le vin est véritablement envoûtant. Malheureusement il n'est plus disponible, aussi j'invite ceux qui voudront le découvrir à se rendre au "Bistrot des Saveurs" à Obernai où Thierry Schwartz, en oenophile averti, a fait quelques réserves.


Dans un tout autre registre, le Côte Chalonnaise 2002 (6,80 €) montre un profil plus minéral avec toujours cette franchise réjouissante. 


Le Saint-Romain 2004 (13,70 €) est issu de vieilles vignes de 70 ans et d'un rendement particulièrement faible. Exemplaire de ce que la minéralité est au vin tant à l'olfaction qu'en bouche. Puissant et fumé avec un gras qui tapisse bien la bouche. 


Avec le Puligny-Montrachet 2004 (25,10 €), on revient vers une aromatique plus fruitée dans sa phase actuelle. Le nez est complexe avec ses senteurs miellées et ses notes d'orange et de mandarine, tout en retenue et sans exubérance vulgaire. La bouche est précise, dotée d'un beau grain et d'une salinité sensuelle qui porte le vin. Thierry conseille de le consommer dans les 5 ans ou bien après une dizaine d'années, car cette cuvée a pour habitude de se refermer avant d'offrir son meilleur.


Suivent trois vins rouges


Le Bourgogne 2004 (6,90 €), issu de bas de coteaux, est d'une fraîcheur exemplaire. Un nez mêlant des arômes d'orange et de fumé, une bouche large et franche. Une simplicité évidente et beaucoup de gourmandise.


Sauvage et puissant Saint-Romain 2004 (12,00€), un vin de cailloux structuré et tendu avec de belles notes fruitées.


Plus austère et retenu à l'olfaction, le Beaune Les Bons Feuvres 2004 (12,20 €) possède une bouche élégante avec des tannins d'une extrême finesse. Pas de surextraction, rien de forcé et une persistance éblouissante.


L'ensemble de la gamme est remarquable et ce n'est pas un hasard si des sommeliers de renom ont sélectionné ses vins. Ici, pas de boisé envahissant, ni d'extractions poussées, qui tendent à vouloir faire passer du Pinot Noir pour du Mourvèdre, on reste dans le domaine de l'élégance et du raffinement. 


J'ai cru comprendre que Thierry n'avait pas abandonné l'envie de faire du vin et j'espère vivement le voir au plus vite se lancer dans un nouveau projet sur lequel il reste encore discret. Il serait dommage qu'il ne nous fasse pas profiter à nouveau, avec simplicité et chaleur, de sa passion et de son savoir-faire.


Guyot Thierry

Rue Pierre Ronde
21190 SAINT ROMAIN
03 80 21 27 52

  
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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 16:35
Mittelbergheim,  28  juillet  2007


C'est la Fête à Mittel ...


Le dernier week-end de juillet se tient la traditionnelle Fête du Vin de Mittelbergheim. Dans une ambiance particulièrement conviviale et festive, les 21 vignerons du village proposent à la dégustation plus de 200 échantillons.


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Un auditoire attentif se presse dans la salle de la Mairie pour écouter les discours des autorités politiques et vigneronnes avant que Jean-Christophe LEHNER, le nouveau Président du Syndicat Viticole, ne donne le coup d'envoi de la dégustation.

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Un très bon niveau d'ensemble pour les Sylvaner Grand Cru Zotzenberg présentés, avec une mention particulière à ceux des Domaines BOECKEL, RIETSCH et  Albert SELTZ.


Les Riesling Zotzenberg ne sont pas en reste avec de très belles cuvées proposées par les Domaines Armand GILG et  André RIEFFEL qui présente également un Wiebelsberg 2006 de toute beauté.


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Albert SELTZ  peut être satisfait de son Sylvaner Zotzenberg "Colline aux Poiriers" 2006 particulièrement réussi, la suite se passe dans la rue Principale où des tables ont été disposées par les vignerons et les Pompiers qui servent aux visiteurs la traditionnelle tarte flambée.


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Pour beaucoup de vignerons la Fête du Vin marque le début des vacances avant un retour pour les vendanges, précoces cette année.


Il en est de même pour moi qui serai absent une petite quinzaine.

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 09:44

Mittelbergheim, le 19 juillet 2007


Domaine RIETSCH : Millésime 2006

 


Placé au Domaine sous le signe du Lézard, le millésime 2005 n'a pas fini de nous ravir de ses vins puissants et structurés que les amateurs avertis n'ont pas hésité à encaver.


Succéder à une aussi belle année n'est pas aisé, mais une fois de plus Jean-Pierre RIETSCH dans un millésime délicat, nous apporte la preuve de ses qualités de vinificateur.


Avec des pressurages doux et des premiers jus d'écoulement largement écartés, il réussit un millésime 2006 qui ne manque pas d'intérêt avec un début de gamme parfaitement réussi et des vins de terroirs aux équilibres plus secs que l'année passée mais aux aromatiques toujours pourvues d'une grande finesse.


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Des profils droits et précis pour les vins de cépage : Un Sylvaner (5€) à l'olfaction camphrée et à la bouche gourmande accompagnée de notes de mirabelle, un Pinot Blanc (6€) au nez de mie de pain et de noisette qui ne manque pas de puissance avec une belle trame tannique, un Riesling (6€) mentholé avec des notes de violette et de pierre à fusil, son élevage long sur lies lui a apporté une structure sur laquelle s'appuie une acidité pointue et citronnée. Le Pinot Gris (7€) est exemplaire d'un vin sans lourdeur à la bouche claquante et largement ouverte.


Tous se goûtent parfaitement sec.


Finesse et précision également pour un assemblage qui porte avec bonheur, et l'accord d'Anna GAVALDA, le nom évocateur d'"Ensemble c'est tout". La rencontre du Gewurztraminer et de son profil épicé avec le Riesling et sa droiture en fait un vin au nez gourmand, à l'attaque franche et expressive, parfait pour un apéritif.


Les Riesling de terroir montrent encore cette année leurs caractères bien marqués.Une robe jaune à reflets verts, des notes de mirabelles et de fruits à noyaux, une bouche large, puissante et persistante pour le Stein (8€) et sa fine acidité qui trace son origine calcaire.

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Une robe dorée, des notes de papaye et de fruits exotiques pour le Branluft (8€), plus massif et puissant que dans les millésimes précédents, avec une amertume finale qui lui confère de la personnalité, élargit la bouche de bouche et l'assied dans sa puissance.


Les Riesling des Grands Crus Wiebelsberg et Zotzenberg se révèlent aux antipodes l'un de l'autre.


Puissance et confit de raisin mûr pour le Wiebelsberg, nez de poire, vigueur et intensité toute marno-calcaire pour le Zotzenberg (10€) dont l'équilibre parfaitement sec me convient finalement mieux que le puissant 2005 qui reste un véritable vin de garde.


Même impression pour le Sylvaner Zotzenberg (10€) et ses 4 grammes de sucres résiduels. Un nez complexe de fleurs blanches et de sous bois et une droiture exemplaire. Plus vif et plus immédiat que son prédécesseur et toujours pourvu de la même large structure.


Le Klevener d'Heiligenstein aux notes de coing et de mirabelle montre une bouche rectiligne et une acidité bien droite. Sa finale réglissée apporte de la complexité et allège la finale légèrement alcooleuse.

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Pinot Gris aux notes d'écorce d'orange et de fumé avec une bouche riche et une fine amertume qui relance bien le vin, c'est le "Coup de Cœur" (8€) assemblage de parcelles du Zotzenberg et du Rippelholz.


Floral aux effluves de poivre blanc, "Atmosphère" (12€) est un Gewurztraminer atypique issu de jeunes vignes. Il possède un caractère aérien et évanescent d'une fluidité ravissante.


Du plaisir et de la satisfaction également avec les Pinot Noir. L'inflexion entamée l'an passé se confirme : moins de bois, même si dans ce domaine il a toujours été fait dans la discrétion, mais surtout moins pour ne pas dire pratiquement plus de soufre.


Le Pinot Noir de pichet (4,50€)embouteillé en litre est d'une évidence gourmande. Son fruité, la qualité de ses tannins, sa bouche ouverte et relâchée en font en régal et une véritable affaire au prix auquel il est proposé.


Plus de structure et de profondeur, des notes de framboise et un superbe velouté pour la cuvée de Pinot Noir (7€) mise en bouteille de 75 cl parée d'une nouvelle étiquette toujours très réussie.


Le Demi-Muid (9€), sélection de vieilles vignes du Stein, reste quand a lui fidèle à son profil habituel avec toujours un élevage discret dont le vigneron pourrait bien se passer à l'avenir.

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Vinification originale d'un Pinot Noir en blanc, c'est "Blanc de Noir" un vin puissant et tannique, parfaitement sec que l'élevage dans un petit foudre et une fermentation malolactique ont rendu plus civilisé et aimable qu'à sa naissance.


Les vendanges en surmaturité réalisées en 2005 sont maintenant disponibles. C'est un des domaines où Jean-Pierre RIETSCH excelle.


Le Riesling Vendange Tardive Brandluft 2005 montre un nez retenu et complexe de cendres froides, d'encre et de réglisse. Sa bouche de raisin confit possède une minéralité saline et une acidité qui allègent le vin.


Le Gewurztraminer Vendange Tardive Zotzenberg 2005 est épicé a souhait sa bouche est grasse marquée d'arômes de pâte d'amande d'abricot et de pêche. L'acidité apporte la droiture indispensable et l'amertume légère qui arrive en finale prolonge le vin tout en l'affinant.

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Le millésime 2006 peut se résumer en un retour à une matière toujours mûre mais toutefois moins riche que dans le millésime précédent. Les équilibres sont plus secs et les acidités de belle qualité avec une prédominance du tartrique sur le malique.


Mesuré et réfléchi dans son travail, Jean-Pierre RIETSCH n'en est pas pour autant immobile. Si sur les vins rouges le virage est pris, la vinification des blancs connaît aussi des inflexions qui vont vers des élevages sur lies beaucoup plus longs qui peuvent aller dans certains cas jusqu'à 18 mois.


Dans la vigne, sa réflexion l'amène à envisager un travail en Bio et à s'engager dans une procédure de certification dès l'année prochaine.


Comme chaque année le Domaine organisera début décembre des Journées Portes Ouvertes sous le signe du travail du bois et du fer avec comme à l'habitude de nombreux artistes présents, il n'est cependant pas obligatoire d'attendre cette date pour passer goûter les vins.


Nota : Les vins goûtés ce jour n'étaient pas tous encore en bouteille


Domaine RIETSCH
32 rue Principale
67140 MITTELBERGHEIM
 
Tel : 03.88.08.00.64
 
www.alsace-rietsch.eu
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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 10:16
Nothalten, le  13 juin 2007

Pinot Noir d'Alsace, mais aussi d'ailleurs...


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Pinot Noir alsaciens mais aussi d'origines diverses qui se sont glissés en pirates dans cette dégustation.Une fois de plus je ne peux que constater les limites de ce type d'exercice, où des vins pourtant de bonne facture peuvent parfois se présenter sous un jour qui n'est pas le meilleur. Je me garderai donc bien de tirer des conclusions définitives sur les bouteilles qui n'ont pas brillé ce soir là.


Et pour commencer, un Pinot Noir vinifié en blanc du Domaine Rietsch à Mittelbergheim. Ce Blanc de Noir 2006 possède une rare puissance qui en fait plutôt un vin d'hiver. De son élevage en foudre il a conservé une légère prise de bois et une petite note de caramel qui devrait s'effacer avec le temps.


Suit ensuite, toujours du même Domaine, un Pinot Noir 2006 vinifié en rouge. Le vin est trouble car tiré du fût, non sulfité, il possède une belle trame aromatique, beaucoup de fraîcheur et de gourmandise. Le Demi-Muid 2005 au nez finement vanillé montre une bouche claquante et épicée, c'est un vin à boire sur le fruit.


Un bel élevage dans de vieilles barriques pour la cuvée des Pierres Chaudes 2006 du Domaine Julien Meyer à Nothalten pour obtenir un vin de soif, évident et fruité. Plus ambitieux et toujours du même vigneron le Pinot Noir Heissenstein 1997 qui ce jour là n'est pas au niveau où on le trouve habituellement. La bouche n'est pas parfaitement nette, conséquence possible d'une déviation liègeuse.


Un premier nez marqué de notes de suie et de chauffe qui évolue sur de surprenants arômes de gentiane à l'aération. Une structure qui manque un peu d'ampleur, mais un vin frais, tout en simplicité avec une rétro harmonieuse et une acidité rafraîchissante. C'est la Quintescence 2004 de Dominique Frey à Dambach La Ville.


Josmeyer
ne produit que quelques 800 bouteilles de Pinot Noir chaque année. L'unique parcelle est située sur le Grand Cru granitique Brand. Deux millésimes ont été dégustés : le 2004 avec un profil soyeux et suave mais aussi un peu chaud et le 2001 qui avec l'évolution montre un beau fruit et des arômes de myrtilles et d'airelles. Le Domaine est en phase de recherche pour valoriser au mieux l'expression de cette cuvée qui de mon point de vue s'exprime mieux à table qu'au cours d'une dégustation.


Un bel équilibre avec une bouche épicée et une olfaction marquée par des arômes de viande et de fruits rouges. Le Pinot Noir 2004 d'André Stentz à Wettolsheim est un vin parfaitement cohérent même s'il manque un peu de puissance tannique.


Incontestables, trois vins ont fait l'unanimité de l'ensemble des dégustateurs en montrant de grandes qualités de style et d'équilibre.


Pinot Noir 2005 Albert Maurer Eichhoffen

Derrière une très légère réduction on découvre un beau fruit accompagné d'épices. La bouche est soyeuse, fraîche et tendue. Beaucoup de plaisir et de gourmandise et de belles perspectives en ce qui concerne la garde.


Pinot Noir 2004 Runtz André Rieffel Mittelbergheim

Un nez engageant qui mêle les arômes d'épices et de tabac, une pointe de volatile qui apporte de la vivacité. L'attaque est franche, la bouche large et charnue. Riche et léger à la fois avec un superbe registre aromatique accompagné de notes de marc de raisin. Vendange non égrappée.


Pinot Noir 2003 LNO12 Gérard Schueller
Husseren Les Châteaux

Olfaction complexe d'une incroyable richesse, on sent tout de suite la marque d'un grand vin sans soufre. La bouche est ouverte, large, la matière parfaite d'équilibre avec un beau grain. Une belle cohérence entre le nez et la bouche et une structure construite sur le minéral. On est loin de penser à 2003, et pourtant….


Quelques déceptions et une belle surprise parmi les pirates.



Après un Pinot Noir 2001 Saint Innocent originaire de l'Orégon en manque d'identité mais sans défaut toutefois, trois Pinot Noir de Bourgogne.


Un Pommard 2000 1er Cru Pézerolles Ballot Millot à l'attaque liégeuse avec une bouche sèche et une finale dure suivi d'un Beaune 2002 de Thierry Guyot très loin d'apporter le plaisir habituel, puis un agréable Chassagne Montrachet 2002 1er Cru Morgeot de Philippe Chapelle avec une belle olfaction mêlant des senteurs animales, fumées et fruitées bien suivie d'une bouche puissante et minérale qui demande encore à s'assouplir.


La bonne surprise nous vient de l'Hérault avec un Clos du Curé 1999 du Domaine Lisson à Olargues. Un nez fin, aérien et élégant, une bouche riche en tannins avec de la puissance mais sans dureté et une finale bien soutenue par une agréable astringence. Une très belle matière et surtout un vin qui possède une personnalité bien affirmée.


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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 09:48

Foires aux  Vins


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Il y a 8 jours à Barr, ce week-end à Ribeauvillé, la semaine prochaine à Mittelbergheim, la saison des Foires aux Vins bat son plein.

Si c'est à Ribeauvillé qu'a été organisée en 1875 la première Foire aux Vins de la Haute et de la Basse Alsace, Barr avec cette année la 101ème édition possède la plus constante de toutes les foires.

Toujours parfaitement organisés, ces événements permettent aux amateurs alsaciens ainsi qu'aux nombreux touristes de goûter en compagnie des vignerons quelques 200 échantillons provenant de récoltes plus ou moins récentes.


A Barr, en compagnie de Jean-Daniel HERING, je déguste la production des Grands Crus alentour.

Pas de surprise chez Rémy GRESSER avec un Moenchberg 2005 puissant et droit, un Kastelberg du même millésime riche et austère à la fois. Le Kirchberg de Barr réussit particulièrement bien au Gewurztraminer, la preuve avec ce 2005 du Domaine HERING impressionnant de concentration, d'équilibre aérien, sans le côté variétal.

Vincent STOEFFLER ne présente pas de Riesling Kirchberg 2005, refusé à l'agrément. Une décision incompréhensible qui me fait douter de la lucidité de certaines commissions. Ce Riesling qui est actuellement commercialisé sous le nom de cuvée XXV est certainement un des plus beaux produits par le Domaine.

Le Klevener d'Heiligenstein du Domaine LEIPP LEININGER 2006 comme chaque année fait partie des toutes meilleures cuvées de cette exception alsacienne.


A Ribeauvillé la Foire s'est installée cette année dans la salle de l'Espace Culturel du Parc. Plus vaste et moins bruyant ce lieu offre de meilleures conditions de dégustation que par le passé.

Cette année encore pour 5€ de droit d'entrée, verre INAO compris, est proposée la trilogie ribeauvillienne des Grands Crus Geisberg, Kirchberg et Osterberg.

Le Riesling Geisberg 2004 de KIENTZLER fait toujours référence, comme les Riesling Kirchberg de Louis SIPP dont 4 millésimes sont présentés. ROLLY GASSMANN en voisin propose bon nombre de 2006 dont un Muscat Monchreben d'excellente facture et doté d'une acidité dont la finesse et l'exactitude ravit. La cuvée Frédéric Emile 2001 de TRIMBACH me déçoit comme l'an passé celle du millésime 2003.

Canadiens et Japonais semblent trouver leur bonheur, tout cela se passe dans une ambiance conviviale et avec beaucoup de tenue. Suite la semaine prochaine à Mittelbergheim


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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 20:53
Eichhoffen, le mardi 10 juillet


OXYDATIFS


Passionnante soirée consacrée aux vins oxydatifs (ou supposés l'être). Parmi les vins Français, Hongrois, Espagnols et Portuguais qui ont été goûtés, nous retiendrons :



Kies-copie-1.JPGPinot Auxerrois Kiespfad 2002 H. et H. Hausherr Eguisheim

Un nez élégant, vif et clairement oxydatif qui s'exprime par des notes de fruits à noyaux. La bouche est fraîche et racée avec une puissance contenue et une longue finale. Un vin sec et bien équilibré sans chaleur alcooleuse et parfaitement gastronomique.



Coulée de Serrant 2004 N. Joly Savennières


Pas vraiment oxydatif, je dirais même pas du tout. Grosse matière et boisé puissant sans intégration à ce jour. Le vin est séquentiel, contracté et se termine par une finale asséchante et chaude avec un alcool agressif. On est loin du travail sur l'oxydation réalisé dans les années 1995 à 2000 qui avait pour conséquence d'affiner les alcools et de relâcher le vin. Une surprenante vinification plutôt conventionnelle finalement, au regard de celles auxquelles Nicolas Joly nous avait habitué.


PG de Table 2004 G. Schueller Husseren les Châteaux

La robe est trouble, l'olfaction un défilé de senteurs qui vont du caramel au café en passant par le jambon fumé et l'Ovomaltine. Pas d'arômes issus de la palette oxydative habituelle. Le vin se met en place lentement en bouche après un premier abord un peu rude. Beaucoup de fraîcheur, présence d'une trame tannique relâchée qui appelle à y revenir. Beaucoup de précision avec des notes citronnées et un fonctionnement de l'acidité propre à l'Alsace. Digeste et minéral ce Pinot Gris a été élevé 2 ans sans ouillage dans un fût d'acacia.


Sylvaner Zellberg 2001 Julien Meyer Nothalten


Du fruit et des arômes de torréfaction, beaucoup d'élégance et le côté oxydatif qui s'atténue à l'aération. Le vin est sec, construit sur la pureté et la précision minérale, plein, long et toujours présent. Elevage des 3 ans en barrique sans ouillage les 2 dernières années. Pas de chaleur alcooleuse malgré le potentiel initial de 16°. Ce vin appelle un plat.


Côte du Jura 2004 J Macle Château Chalon


Une belle robe dorée et une olfaction toute jurassienne. La bouche est claquante, élégante et légère, elle se termine par une salinité qui fait saliver. Sur cette bouteille là, le vin reste cependant monolithique et il manque la complexité et la touche aérienne que l'on retrouve habituellement chez ce vigneron référence incontournable des vins du Jura.

gahier-copie-1.JPGVin Jaune Arbois 1996 M Gahier Montigny Les Arsures
 
Le nez est fin, précis, sans arômes exacerbés, avec une complexité ravissante. La bouche est puissante, longue et persistante avec toujours cette finesse remarquable et la minéralité qui tend le vin. Très grande classe, un vin aérien, un vigneron à rencontrer d'urgence.


Rivesaltes Ambré 1990 Domaine Rancy Latour de France

Très beau nez complexe de Rancio avec des notes de noix et de tabac. La bouche possède un profil aromatique d'une finesse surprenante avec un côté Cognac mais aussi une structure tannique qui allège le vin. La finale reste fraîche grâce à une belle acidité qui équilibre parfaitement les sucres résiduels. Tout est à sa place  dans ce vin de méditation.


La Palme de la soirée revient à égalité à Michel Gahier pour son Jaune et à Jean-Hubert Verdaguer pour son Rivesaltes Ambré. Les alsaciens n'ont pas démérité, et l'on peut se réjouir quand des vignerons font preuve d'ouverture d'esprit pour vinifier hors des standards habituels des vins qui méritent d'être découverts.
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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 20:18
Dahlenheim, jeudi 13 Juillet.
 
 
A la recherche du mildiou avec Jean-Marie BECHTOLD
 

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Le beau temps est enfin de retour.
   

Après un mois de juin particulièrement pluvieux, la presse tient des propos alarmants sur l'état sanitaire du vignoble français. Mildiou et oïdium, favorisés par l'humidité, se sont abattus sur les vignes et mettraient en péril la future récolte. 


Plus consternant encore, Hervé Bizeul (sommelier, journaliste, vigneron, star du Languedoc), en bon élève qui a tout compris et possède la vérité, pointe du doigt ses "collègues" qui travaillent en Bio pour expliquer qu'ils ne sont que des fraudeurs. 


La situation en Alsace ne semble pas aussi préoccupante que dans les autres régions. Mardi soir en compagnie de vignerons alsaciens pour la plus part Bio ou Bio D, personne ne semblait alarmé par la propagation de ce parasite même s'il en a été fait état.


Rien de mieux que de se rendre sur place en compagnie de Jean-Marie Bechtold, vigneron en conversion Bio à Dahlenheim. 


Jean-Marie vient d'être contacté par une équipe télé à la recherche de sensationnel. Seulement comme il n'a rien à leurs offrir, ils sont allés trouver leur bonheur ailleurs. 

 
 
JMB.JPG 
 

Dans ses vignes seules quelques feuilles du haut portent des traces de mildiou. Rien sur les feuilles du bas, proches des grappes et surtout rien sur le raisin. A noter que la contagion a été contenue avec seulement un peu plus d'un kilo et demi de cuivre par hectare et cela malgré les conditions particulièrement délicates cette année. 


Les vignes de Gewurztraminer sont superbement régulées comme l'ensemble des parcelles, grâce à un enherbement total et un travail du sol un rang sur deux. 

 
Gew.JPG 

Même le veau qui s'est échappé de son enclos ne se trompe pas de parcelle. Ca doit être meilleur chez les Bio. 

 
veau.JPG 
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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 16:07

Westhoffen, le 22 juin 2007

Domaine LOEW, millésime 2006.

DSCF0004-copie-1.JPG

Après avoir goûté la cave en novembre dernier pendant les fermentations, il me tardait de retrouver les vins d'Etienne LOEW une fois en bouteille. C'est chose faite aujourd'hui, puisque à l'exception de quelques vins qui sont pas encore terminés, les mises ont été réalisées un peu plus tôt cette année qu'à l'habitude.

 

Pour chaque millésime la problématique est identique. Il faut savoir se déterminer tôt si l'on veut être servi, tout en sachant que les vins d'Etienne ne se goûtent pas forcément au mieux, sans le minimum de garde qui leurs permet de s'exprimer.

 

Les erreurs de lecture sont fréquentes sur ses vins pris dans leur jeunesse, mais avec le recul sur les millésimes précédents et une bonne connaissance de la personnalité du vigneron, j'espère avoir évité cet écueil.

 

Le millésime 2006 a été particulièrement délicat en raison des conditions météorologiques qui ont imposé un tri sévère dans les parcelles. Les rendements ne sont que de 40 h/H cette année, il faudra donc se presser pour passer commande.

 

Westhoffen

 

Précision et délicatesse pour le Sylvaner de Westhoffen (5€) avec des arômes de fruits à chair blanche et des notes de sous bois. Un vin parfaitement sec à la fraîcheur gouleyante.

 

Assemblage épicé, muscaté avec de la vivacité et plus de fraîcheur que dans le millésime précédent, l'Alsace (6,50€) présente toutes les qualités d'un vin d'apéro et de repas champêtre et ensoleillé. Un vin d'été.

 

Profil sec pour le Muscat Les Marnes Vertes (7,80€) fidèle à la tradition du Domaine. Le nez est encore fermé, mais la bouche florale et épicée possède une très belle longueur.

 

En plus des Riesling Muschelkalk et Bruederbach Clos des Frères ont trouve cette année une nouveauté à la gamme avec un superbe Riesling Suessenberg.

 

Etienne a acquis l'an passé une parcelle sur ce terroir situé sur la colline de Scharrachbergheim dans le prolongement du Grand Cru Engelberg.

 

Parfaitement représentatif des vins issus de ce terroir marno-calcaire, ce Suessenberg (9€) se caractérise par sa puissance et son acidité large et gourmande qui trace le vin. Comme pour les Riesling Suessenberg de Jean-Marie BECHTOLD (Dahlenheim) situés sur une parcelle contiguë à celle d'Etienne, ce sont des vins à n'ouvrir qu'après un minimum de 5 ans et dont le potentiel de garde est infini.

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Le Clos des Frères


Le Riesling Bruederbach (8,20€) fait partie des pièges que j'évoquais en introduction. Actuellement fermé et sur une fine réduction, il ne commence à s'exprimer qu'après une bonne aération. Plus sec et plus gastronomique que le 2005, c'est un vin minéral où l'on retrouve la très belle acidité que l'on avait connue en 2002 et 2004. Avec le Suessenberg mais dans un profil différent il fait partie de mes préférés.

 

Approche également difficile pour le Riesling Muschelkalk (7€), fermé pour ne pas dire verrouillé. L'élevage à apporté du gras et bien enrobé l'acidité trop malique en novembre. C'est un vin sec, un vin de pierre, dans lequel Etienne a toute confiance.

 

Deux cuvées de Pinot Noir, Première Vendange de Marguerite (6€) : rosé framboise grenadine, sec, souple et bien structuré et le traditionnel Pinot Noir de Westhoffen (7,20€)vinifié en rouge et particulièrement bien réussi cette année avec une belle densité tannique et des arômes chocolatés et torréfiés à l'olfaction.

 

Le Pinot Gris Cormier moins riche et rond que le 2005, offre un bel équilibre demi-sec et une acidité fine et précise. Son profil aromatique bien connu des habitués reste inchangé. Le Pinot Gris Bruederbach qui est encore en cuve se montre plus massif et puissant. Encore fermentaire avec des notes de pop corn et de caramel, une bouche large et grasse.

 

Trois Gewurztraminer bien typés en fonction des terroirs dont ils proviennent. Un Cormier (8,50€) aérien et épicé, très proche du millésime précédent. Profil sec pour le Gewurztraminer de Westhoffen (7,50€) avec en plus de la vivacité et de la fraîcheur en fin de bouche. Potentiel de vendange tardive pour l'Ostenberg, riche, opulent, moins gastronomique que le 2005.

 

Du côté des SGN, on notera un Pinot Gris 2005 (32,00€ les 50 cl) doté d'une belle pureté aromatique qu'il sera préférable d'attendre encore quelques années.

 

Pas de Riesling Grand Cru Altenberg cette année, l'ensemble de la parcelle a été récoltée en 2006 avec un potentiel de Sélection de Grains Nobles. Cette cuvée qui s'annonce déjà très prometteuse ne sera commercialisée que dans un peu plus d'un an.

 

Etienne LOEW a une fois de plus parfaitement tiré son épingle du jeu dans ce millésime 2006, son dixième depuis qu'il a repris en main le Domaine familial. Outre la naissance de sa seconde fille qui lui a apporté beaucoup de bonheur, il vient d'acquérir une nouvelle parcelle sur l'Ostenberg qui lui permettra de nous proposer dès l'année prochaine une nouvelle cuvée de Riesling sur ce magnifique terroir.

Etienne Loew
28, rue Birris
67310 Westhoffen
03 88 50 59 19
domaine.loew@orange.fr

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 08:45
Samedi 30 juin

La semaine dernières des orages de grêle se sont abattus sur le secteur situé au Nord de Colmar. Le vignoble de Bennwihr a été particulièrement touché par les 60 millimètres d'eau accompagnés de grêle qui sont tombés dans la soirée du mercredi 20 juin.

De passage hier soir sur la route des vins, je constate avec  émotion l'ampleur des dégats. Selon les secteurs les pertes vont de 50 à 80%.  Les  vignes situées sur les coteaux ont été moins  touchées  mais les conséquences restent importantes.

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Les sols  non protégés ont particulièrement souffert,  les grappes qui restent sur pied portent  les  traces des impacts  de s grêlons.


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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 09:16

Bergheim,le 16 juin 2007

Verticale Riesling Kanzlerberg

 

Il a presque 20 ans, Sylvie SPIELMANN a repris le Domaine familial situé à l'écart de Bergheim, sur la petite route qui mène à Thannenkirch. Aujourd'hui ses 8 hectares de vignes situés dans une très proche périphérie de la cave, ce qui est rare en Alsace, sont conduits en biodynamie.
 
 
 Parmi les terroirs qu'elle revendique, on trouve les lieux-dits Engelgarten et Blosenberg ainsi que les Grands Crus Altenberg de Bergheim et Kanzlerberg.
 
 
bouteilles.jpg

Ce denier, bien connu pour être le plus petit, en surface, des Grands Crus alsaciens, possède des particularités géologiques et une antériorité historique qui ont fait sa réputation et lui ont permis d'obtenir ce classement d'exception.

Sylvie cultive une relation toute particulière avec le Kanzlerberg, sans doute en raison de sa proximité puisque son Domaine y est adossé, mais aussi parce qu'il produit des vins empreints d'un caractère bien marqué et d'une forte personnalité.
 
 En compagnie de Jean-Claude RATEAU, nous parcourons les 3,23 hectares aux sols argilo-marneux posés sur une roche dure et compacte riche en fluorine et en barytine. Dominé par le majestueux Altenberg, le "Mont Saint Jean" est composé d'un plateau sommital qui culmine à 250 mètres d'altitude et d'un versant court mais abrupt exposé Sud, Sud-Ouest.
 
 
 Reichenberg.jpg
 
Reichenberg

Dans la pente, la roche mère affleure. C'est ici que se trouvent les Riesling de Sylvie. D'abord une parcelle de vieilles vignes de plus de 55 ans dont les sols sont travaillés au cheval en raison du faible écartement des rangs, puis une autre plus récente qui est mécanisée.

Le Gewurztraminer occupe le plateau où était autrefois exploitée à proximité une carrière de gypse.
 
Seuls 3 vignerons revendiquent les vins de ce terroir. Sylvie Spielmann et la Maison Lorentz se partagent à égalité la quasi-totalité de la surface du Grand Cru et produisent respectivement Riesling, Gewurztraminer et Riesling, Pinot Gris. Depuis peu, Louis Freyburger travaille une petite parcelle de Gewurztraminer.
  
Du sommet du Kanzlerberg on aperçoit le Château du Reichenberg placé sur le versant de l'étroite vallée de Thannenkirch ainsi que le Tempelhof, ancienne Commanderie des Chevaliers de Saint-Jean de Jerusalem qui les premiers avaient identifié le potentiel de ce terroir.
 
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Tempelhof

Plus haut, en place de l'ancienne carrière, des sols d'un gris lunaire sont parsemés de cristaux de gypse qui s'émiettent par une simple pression de la main.

Jean-Claude, le bourguignon, est intarissable tant sur la géologie d'une complexité toute alsacienne que sur la taille en cordon de Royat des Pinot Noir. Les vignes de Sylvie sont resplendissantes, les feuillages d'une rare luminosité. La grande diversité des espèces qui constituent l'enherbement naturel confirme le parfait fonctionnement des sols.

De retour au Domaine, Sylvie nous attend avec la plus belle série de Riesling Kanzlerberg qu'il m'ait été donné de goûter. 
Souvent austères dans leurs jeunesses, les Riesling Kanzlerberg demandent du temps pour s'affiner. C'est la raison pour laquelle ils ne sont commercialisés qu'après quelques années de garde. Actuellement les millésimes 2002 à 1999 sont commercialisés au Domaine au tarif de 14,30€. C'est avec eux que nous allons débuter la dégustation.  

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Pour point commun à l'ensemble de ces vins, une robe d'un bel or brillant dont l'intensité varie avec les millésimes.
 

Le 2002 à l'olfaction parfaitement ouverte présente des arômes d'agrumes sans le côté primaire, sa bouche est large avec du gras et une intense persistance.

 

2001 s'exprime avec retenue et finesse. De belles notes florales mais aussi terpéniques à l'agitation. C'est un vin sec et minéral pourvu d'une belle acidité gourmande. 

 

2000 est un millésime récolté dans un parfait état sanitaire. Pas de botrytis et un rendement faible. Le nez est nettement floral accompagné d'arômes de pêche et de fruits à chair blanche. La bouche est minérale, saline et d'une fraîcheur bien rehaussée par des notes de pamplemousse. Le vin possède moins d'ampleur que les 2 précédents qu'il compense par une belle verticalité.

 

Le millésime 1999 plus productif, 54 h/H, mais aussi marqué par le botrytis, propose un beau vin sec et gourmand avec ses arômes de pèche blanche. Il ne possède cependant pas la longueur des autres années. 

 

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Avec 1995 on pense avoir atteint la quintessence. L'olfaction est complexe, elle mêle des notes miellées, fumées et anisées. La bouche rappelle le pain d'épices, la persistance est exceptionnelle.Les 14 grammes de sucres résiduels sont imperceptibles tant la minéralité et la salinité tendent le vin. 
 

Extrême droiture pour le 1994. Derrière la légère réduction, c'est un vin à carafer, on trouve de belles notes toastées et pétrolées. C'est un vin sapide qui appelle un plat. Resté longtemps fermé, il étonne par son profil salin et iodé. Très belle acidité bien fondue.

 

C'est le 1991 qui nous apporte la plus belle émotion. Précision du nez avec son profil floral, éclat de la bouche ciselée par le minéral et la salinité. Le vin possède un caractère viril, gras et sec à la fois.

 

Sous le signe de l'austérité pour le 1989. Les vignes avaient été grêlées cette année là. Le vin reste serré et manque un peu d'ampleur. 

 

Premier millésime en 1988 pour Sylvie. Olfaction anisée précise, belle attaque sur le sec, un vin droit qui ne manque pas d'ampleur.

 

Les millésimes 1987 et 1985 ont été vinifiés par madame Spielmann mère. Si le 87 présente un profil oxydatif au nez et une belle structure en bouche, le 85 montre une olfaction anisée avec des notes d'origan et une bouche minérale en parfaite cohérence avec le nez. Droit et sphérique à la fois avec une finale réglissée.

 

Nous terminons la dégustation avec 2 vins récoltés en surmaturité.

 

Riesling GC Kanzlerberg Vendanges Tardives 1989 : riche et gras mais surtout sans lourdeur pour cette première récolte en VT. 

 

Une fraîcheur camphrée, des notes d'amandes amères mais aussi balsamiques pour la SGN du Riesling Kanzlerberg 1997 à la bouche aérienne et sèveuse bien construite sur des arômes de fruits à l'eau de vie.

 
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A la lumière des vins que nous avons dégustés, je définirais Riesling Kanzlerberg comme un vin viril, racé et puissant.
 

Son olfaction plutôt florale s'accompagne souvent de notes anisées, épicées mais avec retenue et sans caractère démonstratif.

 

Sa bouche est ample, minérale, saline et d'une rare intensité. L'acidité précise et délicate, parfaitement enrobée, vient en finale apporter longueur et verticalité.

 

Il possède en outre une tonicité rare qui en fait un vin dont on ne se lasse pas. 

 

Le Riesling n'est pas le seul cépage qui se complait sur ce terroir. En effet les Gewurztraminer qui en sont issus possèdent une race et une typicité fort marquée.

 
Sylvie-copie-1.jpg  
 

Alors Sylvie, le jour où tu décides de faire une verticale de Gewurzt, tu n'hésites pas à me faire signe…

Sylvie SPIELMANN
2, route de Thannenkirch
68750 BERGHEIM
03 89 73 35 95
 
 
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