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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 08:40
Strasbourg, le  18 janvier  2008


DEMETER a besoin de vous !
 
 demeter.jpg

 

Comme de nombreuses personnes, j'utilise avec satisfaction quelques produits WELEDA qui sont dits "issus de l'anthroposophie" sans pour cela n'avoir jamais lu Steiner ni connaître ses théories.


D'autre part, mon intérêt pour le vin mais aussi le travail de la vigne m'amène à rencontrer des vignerons qui conduisent leurs vignes en biodynamie, méthode qui relève également de l'anthroposophie.


Chez aucun d'eux, je n'ai trouvé de dogmatisme et j'ajouterais même que je constate avec bonheur que contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, ils mettent beaucoup de personnalité et d'individualité dans leur pratique, ce qui est plutôt un signe d'anti-dogmatisme.


Les bienfaits de cette conduite sont incontestables sur le comportement des sols et des plantes sans pour cela que l'on dispose d'une explication rationnelle. Mais pourquoi vouloir toujours tout expliquer. Demande t'on à ceux qui utilisent la chimie de savoir en dérouler le fonctionnement ?


Si DEMETER a aujourd'hui besoin de vous, c'est parce que des produits sont menacés par des contraintes réglementaires européennes de plus en plus restrictives. Ainsi une récente directive de l'UE exige l'ajout de vitamines artificielles dans les aliments pour nourrissons, ce qui revient à faire interdire la vente de produits naturels tels que ceux qui bénéficiaient jusqu'alors du label DEMETER.


Rappelons tout de même qu'il y a un peu plus d'un ans, Gérard Petiot, conseiller agricole dans la Loire a vu débarquer chez lui Répression des fraudes, Douanes et Protection des végétaux qui ont saisi ses écrits et lui ont interdit d'enseigner les méthodes de culture Bio qui recommandent l'usage de tisanes de plantes considérées comme des produits non homologués puisque non issus de l'industrie.


Rendez vous sur le site Action Eliant et soutenez DEMETER en apportant votre signature à l'initiative citoyenne.


Oui au pluralisme et à la qualité de vie, non à la pensée unique.

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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 19:23
Husseren , le 6 janvier 2008


Le Coste Di Gradoli


aleatico.JPGAléatico
 
C'est dans la région du Lazio, à la frontière entre la Toscane et l'Ombrie, que se trouve le petit village de GradoliClémentine et Gian-Marco ont installé leur cave. Les terrasses volcaniques qui dominent le lac de Bolsena offrent un terroir magnifique à ce jeune couple passionné dont les premiers vins sont réellement époustouflants.


Il est vrai que Gian-Marco est allé à bonne école puisqu'il a fait ses classes chez Philippe Pacalet, Dard et Ribo, Didier Barral et Bruno Schueller. Vous aurez compris que l'esprit est de produire des vins natures sans aucun intrant : du pur jus de raisin fermenté.


Clémentine n'est pas en reste, diplôme d'oenologue et école d’ingénieur des travaux agricoles de Clermont Ferrand, elle a également pratiqué chez Hauvette, Trévallon, Rayne-Vigneau et dans un Domaine australien, le seul peut être qui vinifie avec levures indigènes et sans anhydride sulfureux.
 
 
jeunes-vignes-1.JPGJeunes vignes
 
Aux 2,5 hectares de vieilles vignes en location, se sont ajoutés en 2005, 1,5 hectare en propriété qui a été planté de cépages autochtones comme le Greghetto, appellation locale du Sangiovese, d'Aléatico, un cépage aromatique de la famille des Muscat, de Procanico et de Malvoisie.


La conduite des vignes en biodynamie contribue à protéger de l'érosion les sols volcaniques fertiles et seulement recouverts d'une fine couche d'humus.


La gamme de vins disponibles à ce jour va s'étoffer dans l'avenir, comme le prouvent les échantillons de 2007 encore en fûts qui ont été dégustés.


Rosso.jpg

Rosso di Gaetano 2006, assemblage de Greghetto, Montépulciano, Cabernet et Merlot élevé en cuve inox, un vin de saucisson, droit et long avec un charmant nez de violette qui rappelle la Syrah.


Carbo 2006, une cuvée confidentielle de seulement 300 bouteilles, vinification carbonique de Greghetto. Après une cuvaison longue d'un mois et demi et un pigeage aux pieds, le vin a été élevé dans une vieille barrique. On y trouve fraîcheur et vivacité dans une expression bien ouverte, relâchée et gourmande.


La cuvée baptisée simplement Rosso est issue des vieilles vignes de Sangiovese; Le millésime 2006 proposé en bouteille comme le 2007 tiré sur fût possèdent une droiture et une tension minérale toujours dans le relâchement. L'aromatique est précise sur le fruit et les épices. Le vin est puissant, large et bien structuré. Non seulement on profite de la vivacité naturelle du cépage mais en plus on mesure la présence d'un terroir qui apporte de la profondeur au vin. Cuvée encore actuellement disponible à 11 €, mais il faut faire vite.


La cuvée d'Aléatico 2007 "Alea Jacta Est", également goûtée sur fût, présente une surprenante olfaction chaleureuse et aromatique avec des notes marquées de gentiane. La bouche surprend car on attend un vin moelleux mais qui se présente finalement sec et sans lourdeur. Une expression très originale et jusque là inconnue pour moi.


passerillage-aleatico.JPGAleatico passerillé sur fil

Gian-Marco travaille également pour un Domaine Toscan, la Fattoria di Caspri, où il assure les vinifications. Comme pour ses propres vins les échantillons qu'il nous a fait goûter, montrent une véritable recherche d'identité italienne bien éloignée des vins boisés issus de cépages bordelais que l'on trouve habituellement.


Ses vins sont exemplaires de naturel, sans intrant, sans soufre et sans déviation, ce qui apporte une fois de plus la preuve qu'un vin nature n'est pas obligatoirement du vinaigre comme le soutiennent certains journalistes mal informés.
 


AZIENDA AGRICOLA LE COSTE DI GIAN MARCO ANTONUZI
VIA PIAVE 7
01010 GRADOLI
ITALIA
TEL/FAX : 0039 0761456685
CELL : 0039 3287926950 - 0039 3396802341
lecostedigradoli@hotmail.com



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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 18:35
Mittelbergheim,  le 10  janvier  2008


Oenothèque


undefinedStéphane WANTZ et André ROHRER


Chaque année, le syndicat viticole de Mittelbergheim se réunit afin de choisir les vins qui seront placés derrières les magnifiques grilles du caveau de l'oenothèque, situé sous la Mairie.


Autour de deux tables animées respectivement par Stéphane WANTZ et Nicolas WITTMANN, les vignerons présents ont sélectionné les vins les plus représentatifs parmi ceux qui étaient proposés, 4 au maximum par Domaine.


Une ambiance studieuse mais aussi beaucoup de bonne humeur et de belles séries homogènes de Riesling Brandluft et Zotzenberg du millésime 2006.


Des vendanges tardives et sélections de grains nobles du millésimes 2005, disponibles à la vente depuis l'été dernier, ont également apporté la preuve de tout le bien que je pense de ce millésime avec son beau botrytis.


Les vins de l'oenothèque peuvent être dégustés au cours de manifestations et de repas organisés par le syndicat viticole. Le dernier en date a eu lieu en novembre au restaurant GILG et a permis de goûter de nombreux Sylvaner.


oenoth--que.jpg
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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 21:20
Wolxheim, le 29 décembre  2007


L'Altenberg de  Wolxheim avec  Bruno  SCHLOEGEL
du Domaine LISSNER


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Des quatre Grands Crus de la Couronne d'Or, l'Altenberg de Wolxheim est sans aucun doute celui dont on parle le moins. Situé à 20 kilomètres à l'Ouest de Strasbourg, il possède cependant un passé riche en références historiques ainsi qu'un terroir qui ne manque pas d'atouts.


La statue du Sacré Cœur qui coiffe le rocher sommital du Horn, veille sur les quelques 30 hectares de pentes marno-calcaires exposées majoritairement Sud Sud-Est ainsi que sur celles curieusement tournées à l'Ouest et qui rejoignent le Silberberg de Dahlenheim.


Posé sur un socle de calcaire oolithique d'un jaune soufre, ses flancs sont recouverts d'argile et de marnes qui donnent à ce terroir un tempérament productif qu'il est nécessaire de maîtriser. Cet Altenberg, car il faut rappeler que ceux de Bergbieten et de Bergheim sont également classés en Grand Cru, possède une précocité remarquable due à sa forme de cuvette qui concentre la chaleur du soleil.
 

A son pied, construite sur l'emplacement d'un temple romain dédié à Dionysos, lui-même érigé en place d'un lieu de culte Celte, la Chapelle Saint Denis entourée du petit cimetière, rappelle les liens étroits qui ont unis Wolxheim et les congrégations religieuses dès le VIIIème siècle. Après la guerre de Trente ans, la vigne occupait 180 hectares sur les coteaux de Wolxheim, signe d'une notoriété certaine. Napoléon III avait pour habitude de se faire livrer les vins dorés du Horn et Guillaume II se fit aussi servir du vin de l'Altenberg lors de l'inauguration de son Palais Impérial à Strasbourg. Mais le phyloxéra vint à bout de l'Altenberg qui en 1914 fût complètement dépouillé.


Aujourd'hui l'activité viticole est redevenue intense et l'on a plaisir à rencontrer un vigneron comme Bruno SCHLOEGEL du Domaine Clément LISSNER qui se consacre avec conviction à apporter un nouvel élan à l'Altenberg de Wolxheim.


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Après un diplôme d'ingénieur agronome et une carrière professionnelle menée à la tête d'un Centre de Gestion Agréé, Bruno a repris, à 42 ans, le Domaine de son oncle Clément Lissner après les vendanges 2001. Il a immédiatement décidé des choix importants dans la gestion de ses 9,5 hectares de vignes.


En conversion Bio dès 2003, certifié en 2007, il travaille sans relâche à la compréhension de ses terroirs et à l'amélioration de ses vins. Quelques erreurs commises dans le travail des sols lui auront été profitables et il semble maintenant que la vitesse de croisière soit trouvée.


Pour en juger, rien de mieux qu'une verticale de Riesling Grand Cru Altenberg de Wolxheim.


Les 1999 et 2001 vinifiés par Clément Lissner restent de beaux vins de facture classique avec un nez agréablement anisé pour le 99 et des structures assez serrées, certains diront tendues.


2002 est l'année de la libération des sols. Premiers travaux et, en retour, un vin que je qualifierais de dissocié. C'est malgré tout un passage important dans l'évolution des vins du Domaine.


2003 en déficit d'acidité, ce qui n'est pas surprenant sur ce millésime, mais avec 2004 (9,20 €) on trouve pour la première fois l'amplitude et la salinité qui manquait auparavant et qui apporte une véritable dimension supplémentaire.


Très prometteur 2005 (9,50 €), ample et relâché, avec un beau relief. Le vin est encore jeune mais il possède tout le potentiel de ce beau millésime qu'il faudrait savoir garder encore quelques années pour en profiter pleinement. Sec, mais doté d'un beau gras, son nez est retenu avec des arômes de mie de pain et de raisin frais.


Je n'ai pas goûté, par manque de temps, les millésimes 2006 et 2007. Bruno semble très satisfait du résultat obtenu, cependant on mesure nettement que la nouvelle conduite a fait franchir aux vins du Domaine un palier supplémentaire.


Lissner-2.jpg

Sur le Grand Cru, Bruno s'est également fixé l'objectif de remettre à l'honneur le Muscat qui sous le nom de Muscateller faisait la notoriété de Wolxheim au XVIème siècle. Pour cela, il vient de replanter une parcelle idéalement exposée en faisant le choix d'une densité de 7000 pieds par hectare de plants de Muscat d'Alsace issus d'une sélection massale. Affaire à suivre …


Mais il serait dommage de ne s'intéresser qu'aux vins produits sur l'Altenberg par ce vigneron. En effet depuis son arrivée il réalise deux cuvées parcellaires issues de terroirs qui possèdent chacun une forte personnalité.


Ainsi le Riesling Wolxheim 2005 (5,30 €) issus d'un terroir constitué de calcaires coquilliers présente droiture et verticalité, le tout accompagné d'une tension saline d'une grande précision.


Dans un tout autre registre, le Riesling Rothstein 2004 issus de parcelles proches de l'ancienne carrière de grès, possède toute l'élégance florale et l'acidité fine et précise spécifique à ce type de terroir. Ce millésime est épuisé, il faudra attendre la sortie en automne prochain de la cuvée de 2007 qui s'annonce déjà d'un très haut niveau.


Trois terroirs, trois belles signatures, dont je suis certain que Bruno SCHLOEGEL saura assurer la pérennité. Des projets, il n'en manque pas. Le plus important étant celui de la construction d'une nouvelle cave qui devrait voir le jour d'ici 2 ans et qui contribuera encore à l'amélioration de la qualité de ses vins.


Domaine Clément LISSNER
20 rue Principale
67120 WOLXHEIM
03 88 38 10 31
www.lissner.fr
 
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 15:05
Mardi 1 janvier  2008


Bonne Année 2008


Bonne-ann--e-copie-1.jpg

Meilleurs voeux à tous les oenophiles, aux vignerons, aux bio-cons et même aux criti-cons.

Philippe


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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 16:38
Pfaffenheim, le  19 décembre 2007


Jean-Pierre  FRICK


Pinot-Noir-Strangenberg-copie-1.jpg

Si 2007 nous a offert de superbes soirées de dégustation, je garderai un souvenir tout particulier de cette dernière rencontre annuelle, qui restera marquée par l'accueil chaleureux et convivial de Jean-Pierre et  Chantal, par la dégustation de vins lumineux et par la qualité de l'échange entre nos hôtes et les vignerons-dégustateurs présents ce soir là.


La dégustation s'est déroulée en deux temps, tout d'abord un tour de cave pour apprécier la qualité du millésime 2007, puis quelques vins en bouteilles, dont certains seront servis par paire afin de comparer les versions avec et sans soufre.


Jean-Pierre nous rappelle que, contrairement aux pronostics des laboratoires régionaux qui avaient mesuré une faible teneur en azote dans les raisins, les fermentations n'ont pas été difficiles et se sont très bien passées. Amateurs de vins secs, réjouissez vous !


Découverte en cave des Pinot Noir, dont le Strangenberg aux tannins toujours puissants. Récolté tard, égrappé à 90%, il vient de terminer sa fermentation malolactique. Robe sombre et trame serrée, matière sèveuse mais encore austère.


Puis les Riesling, Bihl précis et cristallin, Cuvée Précieuse à la densité saline accompagnée d'arômes de pamplemousse et de fumé, Grand Cru Vorbourg digeste et tendu qui revient sans cesse. Tous sont parfaitement secs.


Pinot Blanc viril destiné à une mise de Printemps, Gewurztraminer Bergweingarten rond mais sans sucrosité excessive, Rot Murlé claquant, sec et gastronomique, Grand Cru Eichberg élégant, léger et aérien malgré les 50 grammes de sucres résiduels et 14° d'alcool.


Quelques 2006 poursuivent sans stress leur élevage dans les foudres de chêne de la vaste cave. Comme ce Pinot Gris qui "fermentouille" calmement et transforme ses derniers sucres après 20 mois de cave. Comme tous les autres vins, sauf rare exception, il n'a pas été sulfité et ne le sera qu'à la mise sauf si Jean-Pierre décide de l'embouteiller comme tel, après une très légère filtration.


Mais passons aux vins en bouteille. Depuis 2002, ils sont tous obturés par une capsule couronne qui apporte jusque là une totale satisfaction au vigneron et à ses clients. Les vins sont, comme à l'habitude, servis à l'aveugle et sans aération. Bien entendu, pas de déviation liégeuse et des vins qui s'ouvrent rapidement après quelques minutes dans le verre. Aucune réduction n'est à mettre sur le compte de ce type de bouchage, comme une dégustation comparative réalisée l'année dernière l'avait déjà prouvé.


Et pour commencer un Chasselas 2006 au nez vineux de vieux Champagne.Récolté tard, son état sanitaire semblait laisser à désirer et pourtant vinifié et mis en bouteille sans soufre. Il offre un vrai plaisir gourmand et une évidence remarquable de simplicité.


Sylvaner 2005 au premier nez oxydatif qui s'ouvre sur le fruit à l'aération. Expression ravissante de vin parfaitement naturel. Preuve qu'un vin nature, n'est pas, comme l'affirme sur les ondes un certain journaliste,  obligatoirement du vinaigre.


Riesling 2004, mis en bouteille en 2006, un vin vif avec du retour et de la digestibilité. Du grain et de la densité, un carafage serait préférable, le vin est loin d'être à son apogée. Toujours pas de soufre à la mise et une jeunesse insolente. Plus de 22 mois sur lies sans protection ne seront pas venus au bout d'un jus capable de créer ses propres défenses contre l'oxydation, signe d'une viticulture de grande qualité.


Puis vient le moment de comparer le même vin dans deux versions. La première sans soufre, la seconde avec seulement 2 grammes à la mise.


Deux grammes qui changent tout.


Autant la version sulfitée du Riesling Rot Murlé 2002 se livre, autant,sans ajout de soufre, le vin se défend. Les deux vins expriment le fruit mais dans des registres différents, plus démonstratif dans la version "avec", plus profond et minéral dans la version "sans".


Le Pinot Noir Strangenberg 2002 montre quant à lui deux visages. Fruité et ouvert "avec", il est plus serré et charnel "sans". Mais ce qui surprend, comme pour le Riesling précédent, c'est un changement profond du mode de fonctionnement du vin. Le soufre a modifié la perception tannique en la rendant plus asséchante "sans".


Si les avis sont partagés et les ressentis différents selon les approches de chacun, tout le monde s'accorde pour reconnaitre dans ces vins une profondeur, une sincérité et surtout une recherche de l'essentiel. Rien de démonstratif, ni d'ostentatoire, l'évidence parfaite.


Evidence qui se passe d'analyse, même si l'on s'éloigne des standards que veulent imposer les cracheurs-noteurs qui font l'opinion.


Par cette approche, nous avons été sensibilisés à ces petits riens qui changent tout. Deux grammes de soufre par hectolitre, 2 grammes de silice ou 2 litres de désherbant par hectare modifient profondément le fonctionnement des vins et des sols, il est nécessaire d'en prendre conscience.

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19 décembre 2007 3 19 /12 /décembre /2007 11:57
Dahlenheim, le 12  décembre


Millésime 2007 : Jean-Marie BECHTOLD


Jean-Marie-Bechtold.jpg

Passage à l'improviste chez Jean-Marie BECHTOLD qui en profite pour me faire goûter sa cave. Sans levurage ni enzimage les fermentations ont été rapides cette année, cependant les vins sont loin d'être terminés.


Comme sans doute un grand nombre de ses collègues, Jean-Marie a profité du très bel automne pour récolter une large palette de vendanges tardives et de sélections de grains nobles dans différents cépages.


Toutes sont remarquables par la pureté de leurs arômes. La qualité du botrytis, sans pourriture grise cette année, ajoutée à une intelligente conduite culturale a porté ses fruits, même s'il est encore tôt pour se prononcer définitivement sur la qualité du millésime.


Avec 11,5° et 200 grammes de sucres la SGN de Gewurztraminer Silberberg reste d'une grande fraîcheur. La SGN de Riesling Sussenberg possède une acidité gourmande et une tension saline et minérale. Pour moitié la vendange tardive de Pinot Gris est élevée en barrique, ce choix semble pour l'instant  fort judicieux car il confère à cette cuvée plus de précision que dans la version élevée en cuve inox.


Les vins secs seront cette année techniquement secs sans pour cela manquer de gras et d'ampleur comme en apporte la preuve le Riesling Grand Cru Engelberg.

 
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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 11:31
Turckheim, le 9 décembre  2007


Travail au cheval


Travail-cheval-1.jpg

A l'initiative de Fabien, une démonstration de travail au cheval était organisée ce dimanche sur une parcelle du Domaine ZIND-HUMBRECHT située en dessous du Grand Cru Brand.

NIKITA, l'Ardennais de 7 ans d'Olivier HUMBRECHT, ainsi que la cheval de Fabien ont permis aux vignerons présents d'aprécier la qualité d'un buttage à la charrue.


Travail-cheval-2.jpg

Hubert HAUSHERR dont l'intérêt pour ce mode de travail ne faiblit pas s'y est essayé.


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En dehors de l'aspect écologique, le travail au cheval dans les vignes évite aux sols de se compacter et permet d'accéder à des parcelles en dévers où tout autre option est impossible.

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 17:15
Strasbourg,  le  5 décembre


Les Invasions Barbares


Les  Hordes de  Francs  Saliens  de  la  région de  Bruxelles qui  fondent  plusieurs  fois  par  an  sur  notre  belle  région  pour  s'approprier les plus belles cuvées de nos meilleurs vignerons transportent parfois dans leurs bagages de véritables pépites que nous ne devons pas hésiter à piller en retour.


Cantillon.jpg

Située à Bruxelles, la Brasserie CANTILLON élabore des bières non moussantes qu'elle qualifie de vins de grains. Depuis toujours, elle poursuit un double but. D'une part, la défense d'une tradition brassicole millénaire par la pratique du procédé de fermentation spontanée. But gastronomique d'autre part par la promotion du goût naturel de la bière et recherche de la qualité en utilisant les matières premières les meilleures.


Depuis 1999 la Geuze Lambic est produite avec des céréales Bio et bénéficie depuis 2003 du label Ecocert.


Je vous laisse découvrir sur le site du Brasseur la méthode d'élaboration de la Geuze Lambic qui doit beaucoup à Dom Perignon et vous invite à vous procurer au plus vite quelques flacons de ce breuvage. Les heureux strasbourgeois pourront toujours se rendre chez Eclat de Vin qui distribue quelques références.


Jamais je n'avais goûté de bière au nez si parfait de précision dans les arômes fermentaires. La bouche avec sa  fraîcheur citronnée et son acidité gourmande apporte le même plaisir gustatif et la même émotion qu'un grand vin, tant l'équilibre est évident. La mâche et la longueur en bouche sont exceptionnelles.


Merci Thierry et Christophe pour cette découverte. Revenez quand vous voulez avec plein de CANTILLON.

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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 18:40
Barr, le  29 novembre 2007


Beaujolais




Novembre c'est le mois du Beaujolais nouveau, excellente occasion pour réaliser  en quelques bouteilles, un tour d'horizon de cette belle région.


Beaujolais Nouveau Cuvée Première 2007 Jean-Paul BRUN

Le nez est "technique", la bouche métallique, astringente et terne. Bof, bof, bof !


Beaujolais L'Ancien 2007 Jean-Paul BRUN

Olfaction faite de fruits noirs et de notes animales. La bouche est plus structurée et précise que dans la cuvée précédente, mais elle reste dure et âpre.


Beaujolais Les Griottes 2006 Pierre-Marie CHERMETTE

Un nez floral et élégant, une bouche toute en finesse avec des tannins fins et polis qui apportent une agréable fluidité. L'acidité reste cependant élevée elle confère un côté métallique à la finale.


Beaujolais Cuvée Traditionnelle 2006 Pierre-Marie CHERMETTE

Le nez est gourmand, la bouche large avec un beau grain cependant la finale est gâchée par une puissance alcooleuse trop présente. De ce fait, le vin reste court et laisse un peu le dégustateur sur sa faim.


Moulin à Vent 2005 Benoît TRICHARD

La belle accroche avec une agréable olfaction fruitée mêlée de fines notes mentholées est mal suivie par une bouche asséchante en raison d'un alcool trop présent. Pas de fond ni de vin, des notes oxydatives laissent supposer une bouteille à problème.


Morgon 2006 Marcel LAPIERRE

C'est de la cuvée sans soufre et sans filtration dont il s'agit. Le nez révèle une légère volatile, la bouche est cohérente entre le fruit et l'alcool avec de belles notes de cassis surmûri. Les tannins toujours très fins chez LAPIERRE, me donnent cette impression que le vin manque de relief. Mais c'est un avis très personnel que les autres dégustateurs ne partagent pas obligatoirement. Le vin reste très frais et digeste.


Morgon Côte de Py 2005 Jean-Marie BURGAUD

Olfaction complexe faite de notes épicées et animales et d'arômes de framboise. La bouche épanouie possède un équilibre évident où tout est juste, sans faux semblants et sans esprit démonstratif. Une trame tannique dense et fluide porte ce très beau vin.


Cuv--e-des-Fous.jpg

Fleurie "Classique" 2004 Château de Beauregard

Nez marqué par de la volatile et un effet de boisé. La bouche est lourde doucereuse, le vin évolué et fatigué avec des tannins asséchants. Tous les symptômes d'un problème lié au liège sont réunis.


Brouilly "Le Bas de la Roche" 2004 Château de Montceau

Vinifié par Fred COSSARD, une décevante cuvée au nez grillé avec des arômes peu engageants de yaourt fraise. La bouche est lourde et marquée par l'alcool. Une extraction musclée pour un vin qui ne possède pas la matière nécessaire pour le supporter.


Brouilly Croix des Rameaux 2004 Jean-Claude LAPALU

Preniez nez sur des notes réduites de croûtes de fromage. A l'aération le fruit s'exprime avec précision. Le vin est un "poids lourd" qui possède une belle tension et un fonctionnement gourmand. Si l'on peut tout juste reprocher une pointe de sucrosité en finale, le vin reste très agréable et se boit avec plaisir.


Brouilly Cuvée des Fous 2004 Jean-Claude LAPALU

Le nez est vineux et frais, la bouche parfaitement équilibrée entre la puissance et la fraîcheur finement réglissée. Aucune lourdeur malgré la très grosse matière c'est tout le savoir-faire de Jean-Claude LAPALU.


Moulin à Vent 1995 Michel CROZET

L'olfaction est kirchée, la bouche alcooleuse et desséchante. Une deuxième bouteille du même vin nous apporte un très net mieux, même si les notes d'évolution sont présentes sur ce vin de plus de 10 ans.


Brouilly "Vieilles Vignes" 2003 Laurent MARTRAY

Le nez aux notes artificielles rappelle celui d'une corbeille de confiseries Haribo. La bouche est décharnée, très "Nouveau Monde" avec un travail sur le fruit qui montre un certain sens de l'épate.


Régnié 2000 Christian DUCROUX

Le vin est muet, pas loin de l'épuisement. Seulement des notes de poussière, très loin du plaisir qu'offrent habituellement les vins de Christian DUCROUX. La faiblesse de cette bouteille est une fois de plus à mettre sur le compte des problèmes liés au bouchage liège, qui sans obligatoirement communiquer un goût désagréable au vin, le vident de sa substance et le recouvrent d'un voile.


Une fois de plus cette dégustation permet de mettre  le doigt sur les problèmes de bouchage. A cause du liège, trop de vins ne sont pas le reflet de ce que le vigneron a mis dans la bouteille. Une incitation, je l'espère, à utiliser d'autres systèmes de bouchage.

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Published by Oenophil - dans Dégustations
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