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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 11:33
Bergbieten, le 11 mai 2008.


Week-end Gastronomique
Domaine SCHMITT à Bergbieten


Emile JUNG (Le Crocodile à Strasbourg), Céline (Hostellerie Belle Vue à Obersteigen)
Emmanuel LERCHER
(La Vieille Tour à Strasbourg)


Un soleil radieux, 120 convives invités par Anne-Marie, Julien et Bruno SCHMITT, parfaitement installés sous un chapiteau dans la cour du Domaine, et un repas d'été concocté par quelques uns des plus grands Chefs alsaciens.


Comme chaque année, les clients du Domaine se retrouvent le dimanche et le lundi de Pentecôte pour passer un agréable moment de convivialité et découvrir quelques vins  du dernier milléssime qui viennent tout juste d'être mis en bouteille.


Muscat Glintzberg 2007 (6,80 €) dense et croquant servi en apéritif, Sylvaner Grand A 2007 (5,70 €) puissant et prometteur qui répondait parfaitement à l'aubergine confite au pesto et aux sardines de Galice préparé par Emmanuel Lercher du restaurant La Vieille Tour à Strasbourg.


La terrine de rougets aux courgettes et au coulis de tomates préparée par Anthon à Obersteinbach accompagnait le Riesling Thalberg 2007 (8,40 €) qui constitue une des nouveauté de l'année. Cette parcelle située dans le prolongement du Grand Cru Altenberg a été récement acquise, elle fera désormais l'objet d'une vinification parcellaire. Le vin est puissant, ouvert, bien structuré avec une finale qui manque encore de précision sans que cela soit inquiétant compte tenu de sa mise récente. Sur ce millésime, il se montre plus viril que le Riesling Glintzberg 2007 (6,40 €) précis et droit comme à son habitude.



Bruno SCHMITT au service


Emile Jung du Crocodile à Strasbourg que l'on ne présente plus, nous proposait un rouget de roche en escabèche à la cuisson parfaite et dont le fondant convenait idéalement au Pinot Gris 2007 (7,10 €). En voisin présent lui aussi, Robbi Husser du restaurant du Cerf à Marlenheim avait composé une salade de gambas aux épices thaï et aux légumes cuits au wok. Un véritable délice que mettait en avant un Gewurztraminer Glintzberg 2007 (7,20 €) dont on appréciera la maturité parfaite que dans quelques années.


La charmante Céline De l'Hostellerie Belle Vue à Obersteigen avait composé avec brio une une assiette gourmande qui rassemblait un petit sorbet noix de coco avec ananas caramélisé, une soupe de rhubarbe et de de fraises et un choux facis à la crème de pralin à se damner. Le dessert était accompagné du Crémant "Les Bulles de Noémies" (7,00 €) aux agréables notes vineuses de Pinot Noir.


La réputation du Domaine SCHMITT n'est plus à faire, sa notoriété acquise sur les plus belles tables d'Alsace en témoigne. Cependant Julien et Bruno ne se reposent pas sur les lauriers de leur mère et continuent à oeuvrer pour faire progresser le niveau de leurs vins. Maintenant en conversion bio, le Domaine à acquis de nouvelles parcelles dans les terroirs environnants. Bientôt, Ostenberg de Westhoffen et Grand Cru Engelberg de Dahlenheim seront à la carte et élargiront une offre déja bien structurée par des classiques parfaitement typés.


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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 13:34
Ingersheim, le 24 avril 2008


Vincent FLEITH
L'équilibre naturel





C'est toujours la même chose, on commence tôt pour ne pas finir trop tard et ça se termine quand même à pas d'heure. Il faut dire que Vincent nous a fait faire un grand tour de cave en commençant par ses 2007 qui sont encore sur lies totales puis en ouvrant de nombreux millésimes plus anciens avant de terminer autour d'un cassoulet.


Une agréable soirée passée à découvir des vins qui me laissent un profond sentiment d'équilibre naturel.


Equilibre naturel dans les vignes travaillées en biodynamie avec un souci évident de limiter le cuivre, moins d'un kilo l'an passé, et d'utiliser au maximum les propriétés fongicides des plantes. Préparations fermentaires de sauge, de saule et d'ortie, décoctions de prêle pour contenir le mildiou, tout concours à privilégier le monde du vivant et à créer l'harmonie.


Equilibre naturel
des vins et tout particulièrement des  rouges qui à eux seuls méritent le déplacement. Tous sont élevés dans des barriques de plusieurs vins qui ne marquent pas la matière et les 3 terroirs revendiqués s'expriment avec beaucoup de caractère et de précision.

  • Pinot Noir Steinweg (8,80 €) : Situé en bordure de la Fecht, les sols du Steinweg sont composés d'alluvions granitiques. Les rouges qui en sont issus se montrent souples, faciles, ouverts et soyeux. A boire sur le fruit.

  • Pinot Noir Letzenberg (8,90 €) : Un terroir argilo-calcaire qui apporte une acidité plus vive et plus marquée que le Steinweg mais surtout une structure plus complexe avec beaucoup de profondeur. Les Letzenberg sont destinés à la garde.

  • Pinot Noir "F" (19,10 €) : Issu du Grand Cru Furstentum, marno-calcaro-gréseux, c'est un vin aux tannins souples et soyeux, bien fondus dans une matière épicée. Si le millésime 2007 n'a pas été généreux en raison de la grêle, la barrique que nous avons goûtée s'est montrée particulièrement sèveuse et porteuse d'un beau potentiel tant la profondeur et la minéralité sont déjà présentes. Vincent a repris l'année passée une parcelle contigüe qui a été vinifiée à part et ne sera pas assemblée puisqu'elle ne peut pas encore bénéficier du label Bio. Les raisins ont été vinifiés par la même patte mais à la dégustation on comprend l'importance du tavail dans la vigne.


EARL René FLEITH ESCHARD
8 Lieu dit Lange Matten
68040 INGERSHEIM
03 89 27 24 19
Site Internet






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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 20:38
Andlau le 29 avril 2008


Domaine Kreydenweiss
Travail du sol dans le Kastelberg et le Wiebelsberg



Stéphane dans la parcelle du haut du Kastelberg

 

Premier travail du sol cette année au Domaine Kreydenweiss. Profitant d'une météo favorable après les pluies de la semaine dernière, Maenfred, Antoine et leurs équipes ouvrent les sols avant qu'ils ne soient envahis par les herbes.

 

Dans le Kastelberg comme dans le Wiebelsberg, en raison du faible écartement des rangs et de la  forte déclivité, ce travail est effectué avec une charrue tirée par un treuil.

 

Aujourd'hui, Manfred et Stéphane opèrent à la charrue dans le Kastelberg. L'opération est délicate et demande beaucoup d'énergie mais aussi de doigté pour ne pas blesser les ceps. Dans les zones les plus caillouteuses on a parfois l'impression d'assister à une compétition de trial. Alternativement, ils se remplacent en passant de la commande électrique du treuil à celle de la charrue équipée de pattes d'oies et de griffes.

 

Dans la prochaine quinzaine il faudra renouveler le travail pour débuter avec des rasettes et griffer le sol pour l'égaliser.

 

Dans le Wiebelsberg, Antoine et son équipe cassent la butte à la pioche. Chaque pied est dégagé et les racines supérieures sont coupées au sécateur.

 

Dans les deux grands Crus, le sol est parfaitement décompacté et soyeux, plein de vie.

 

Plus tard lorsque la vigne aura débourré, commenceront les premiers traitements biodynamiques à base de plantes qui seront effectués grâce à un pulvérisateur placé sur une chenillette.

 

Un véritable travail de titan, exigeant et précis, mais c'est à ce prix là qu'il faut servir le terroir si l'on veut le respecter et en révéler l'expression.



Domaine Kreydenweiss
67140 Andlau
03 88 08 95 83
marc@kreydenweiss.com
Nouveau : Le blog des Kreydenweiss

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 17:14


Week-ends chargés...




Les amateurs de vins d'Alsace et d'ailleurs seront comblés ces prochains week-ends
par de nombreuses manifestations viniques.


Dimanche27 avril : Pierres et Vins de Granite à Dambach-La-Ville (67)

La Confrérie des Bienheureux du Frankstein vous invite à travers de nombreuses animations à découvrir le Riesling au fil des Granitiades (jeux autour du granite) et à déguster les vins du Frankstein.


Jeudi 1 mai : Foire aux Vins de Molsheim (67)


Une manifestation toujours conviviale qui donne l'occasion de goûter les vins des terroirs de la Couronne d'Or et de la région de Molsheim.


Du jeudi 1 mai au lundi 5 mai : Foire éco-bio d'Alsace à Colmar (68)

Depuis que la Foire éco-bio de Rouffach a rejoint le parc expo de Colmar, c'est maintenant 400 exposants et de nombreuses animations.

Le programe complet disponible sur : www.foireecobioalsace.fr


Samedi 3 et dimanche 4 mai : Le vin naturel se lève à l'Est à Ammerschwihr (68)

Premier salon des vins naturels en Alsace organisé par Christian BINNER dans son Domaine d'Ammerschwihr. De 10 heures à 19 heures, une belle brochette de vignerons de l'Association des Vins Naturels avec des des valeurs sûres et des petits nouveaux pleins de talent. Liste complète des participants.


Lundi 5 mai : Rendez-vous des vignerons bio d'Alsace à Colmar (68)

Dans le cadre du parc expo de Colmar et de la Foire éco-bio, plus de 40 Domaines alsaciens et du Baden Wurtenberg vous emmènent à la découverte d'une large palette de vins issus de l'agriculture biologique. Des ateliers toujours parfaitement animés autour de l'élevage en foudre de bois, en cuve inox et en barrique ainsi que 6 espaces de dégustation libre.

Accès à partir de 11 heures pour les professionnels (invitation à demander à l'OPABA) et à partir de 15 heures pour le grand public.

Un événement incontournable à ne manquer sous aucun prétexte.







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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 19:00
Mittelbergheim, le 3 avril 2008


Jura rouges, enfin...




Depuis le temps qu'on attendait cette soirée maintes fois reportée : virée jurassienne
avec 7 Poulsard et 8 Trousseau.



Arbois Poulsard 2005 Michel Gahier Montigny-les-Arsures

Une robe claire et un joli nez de groseille mais un corps moyen et surtout une finale métallique. Trop d'alcool pour la matière. J'avais déjà goûté beaucoup mieux cette cuvée du discret et efficace (dixit Olif) Michel Gahier.


Côtes du Jura "La cuvée de l'Enfant Terrible" 2005 Jean-François Ganevat (Poulsard)

Belle robe dense et brillante qui rappelle plus la Bourgogne que le Jura. Le nez est légèrement réduit avec des notes de torréfaction et de bois, la bouche fruitée mais un peu rêche avec une structure aromatique qui n'a rien de jurassienne. Finale un peu courte pour un vin qui donne l'impression d'avoir été forcé.


Arbois Poulsard 2005 Sans Soufre Stéphane Tissot

Robe trouble, olfaction fermentaire de vin nature. Belle structure tannique allégée par un perlant agréable et une astringence plaisante qui fait saliver. Le vin est gourmand avec une attaque fraîche et une bouche relâchée.


PP 2005 Jean-Marc Brignot Molamboz (2/3 Poulsard 1/3 Pinot Noir)


Un nez d'abord animal qui évoque pour certains le Cirque Pinder puis révèle ensuite des notes fruitées. La bouche possède une fluidité remarquable avec des tannins d'une extrême finesse. Il y a tout dans ce vin, la tension, le fruit, l'acidité, la fluidité et la longue finale sur des arômes de groseille. Parfaite cohérence de l'ensemble et très grande justesse.


Arbois-Pupillin "La Chamade" 2005 A et P Bornard Pupillin (Poulsard)

Pas facile de passer après Brignot, pourtant c'est un joli vin avec une trame construite sur la finesse et un fruit croquant. La réussite réside dans le bel équilibre et la fraîcheur d'un vin qui se veut sans prétention et tient finalement fort bien son rang.




Arbois-Pupillin 2004 Overnoy-Houillon Pupillin (Poulsard)

C'est un vin remarquable avec un fond et une esthétique éloignée des standards actuels. Fraîcheur, longueur et une structure en bouche harmonieuse qui apporte de l'émotion. La finale épicée aux multiples arômes qui étire le vin. Du très grand art dans un millésime qui à priori ne fait pas partie des plus fameux en Jura.


Arbois Poulsard 2000  Jacques Puffeney Montigny Les Arsures

La robe est très claire, le nez voilé par une déviation liégeuse. Le vin est dilué et astringent avec l'alcool qui prédomine. Une matière particulièrement faible et une impression de vin surfiltré à mettre certainement sur le compte du bouchage.


"J'en Veux" Vin de Table Jean-François Ganevat La Combe de Rotalier (Cépages divers et variés)

Robe d'un noir profond, bouche bien dessinée et fraîche avec des tannins fins et un peu de CO2. Le vin ne montre aucune prétention mais affiche une parfaite esthétique et de la tonicité. C'est bon, c'est simple, j'en veux.


Rubis 2005 Berthet-Bondet (Trousseau)

Maigre et décharné avec des arômes de cassis de synthèse et de bonbon anglais. Bouche courte et monolithique sans intérêt. Il n'y a pas de vin dans cette bouteille.


Trousseau Singulier 2005 Stéphane Tissot


Robe rubis foncé, matière dense avec des tannins un peu rêches. La finale est légèrement astringente et laisse l'impression d'un vin bien fait et relativement conventionnel. La maturité est parfaite, l'extraction réussie mais il manque l'éclat.


Arbois Trousseau 2005 Michel Gahier Montigny-les-Arsures

La bouche est lisse légèrement chaude, alcooleuse et manque de netteté. Ce n'est décidément pas le bon jour pour Michel Gahier dont les vins font bien meilleure figure habituellement.


Cuvée du Puceau 2004 Jean-Marc Brignot Molamboz (Trousseau)

Nez fruité et fermentaire, en bouche on a plus l'impression d'avoir du jus de raisin que du vin. Très peu d'alcool, 11,8°. Même si c'est court, c'est parfaitement mûr et surtout désaltérant. Bien que le vin ne soit pas corsé, il possède du fond et on ne peut pas le qualifier de léger. Une esthétique vraiment surprenante mais bien aboutie même s'il est difficile d'y retrouver le cépage.


Pascal CLAIRET Domaine de la Tournelle


Trousseau des corvées  1996 2004 2005 Domaine de la Tournelle Arbois

Oublions le 1996 qui doit être un des tout premiers millésimes de Pascal Clairet et portons notre attention sur les réalisations plus récentes. Puissant 2005 avec sa belle matière dense et parfaitement extraite, une tenue en bouche remarquable d'amplitude et une agréable finale épicée. Elégant 2004 à l'acidité précise et à l'équilibre plus aérien qui démontre  le savoir-faire de ce vigneron fort sympatique qui réussit également de jolis vins blancs.


Arbois Trousseau "Les Bérangères" 2004 Jacques Puffeney Montigny-Les-Arsures


Olfaction toute en finesse et retenue. Le vin possède un corps austère qui a besoin d'air pour s'exprimer. Aucune lourdeur, de jolis tannins fondus et une expression élégante et digeste.



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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 10:41
Ammerschwihr le 20 mars 2008


Etienne SIMONIS




Dans quelques mois arriverons sur le marché les premiers Grand Cru Kaefferkopf. En effet après de nombreux rebondissements le lieu-dit non classé le plus connu d'Alsace accède enfin à l'appellation Alsace Grand Cru. Trois cépages seront éligibles, Gewurztraminer, Riesling et Pinot Gris ainsi qu'un assemblage constitué de 2 cépages obligatoires : Gewurztraminer (60 à 80%) et Riesling (10 à40%) et deux cépages facultatifs : Pinot gris (maximum 30%) et Muscat (maximum 10%).


Pour les vignerons d'Ammerschwihr les règles de production seront plus strictes et le rendement limité à 60 Hl/Ha au lieu des 80 Hl/Ha de l'AOC Alsace. Si certains ont pu s'indigner de voir baisser leur production, ce n'est pas le cas d'Etienne SIMONIS qui depuis longtemps travaille avec des rendements inférieurs à 60 Hl/Ha et pas seulement sur les Grands Crus.


Etienne a repris le Domaine familial en 1996 et en 10 ans il a affirmé un style très personnel qui mérite que l'on s'y attarde. Avec sa compagne et l'aide de son père, il conduit depuis quelques temps ses 7 hectares de vignes en bio/biodynamie et va s'engager cette année dans une procédure de certification.


Les vendanges sont bien entendu manuelles, les pressurages pneumatiques et très longs (de 7 à 9 heures), pas de levurage ni de collage et évidement un minimum de SO2.


Trois beaux terroirs : le Vogelgarten, marno-calcaro-gréseux de Sigolsheim, le Grand Cru Marckrain, marno-calcaire de Bennwihr et le Grand Cru Kaefferkopf, majoritairement granitique, d'Ammerschwihr mais à la géologie finalement plus complexe qu'il ne parait.


Les vins sont travaillés dans un style qui allie la puissance, l'élégance et la finesse et impose parfois quelques années de garde pour obtenir une expression plus aboutie. Les 2005 se goûtent aujourd'hui parfaitement bien.

 



Sans vouloir commenter l'ensemble de la gamme, je m'attarde sur les vins qui ont le plus retenu mon attention. Et ils sont nombreux comme ce Muscat 2007 encore sur fût et qui, lorsque sa fermentation sera terminée devrait par son croquant et sa droiture réconcilier, ce qui est mon cas, les adeptes de l'Ottonel avec le Muscat d'Alsace.


Riesling Cuvée Réservée 2007 (le 2006 est à 6,50 € au tarif) parfaitement sec avec une belle trame aromatique qui évoque les fruits exotiques et une amplitude rassurante. Riesling GC Kaefferkopf 2007 encore brouillon et fermentaire, lui aussi est toujours en cuve, mais dont la tonicité et la finale parfaitement saline laissent deviner un beau potentiel.


A ne pas rater, le "simple" Pinot Gris 2005 qui va être mis en vente sous peu à 6,20 €.et qui possède véritablement le caractère d'un vin de terroir par sa complexité et sa puissance sans céder à la facilité variétale. Plus élégant avec ses arômes de fruits à chair jaune le Pinot Gris Cuvée Réservée 2005 (encore disponible à 8 €) lui aussi sans aucun caractère variétal mais avec un supplément de fond.


Mais c'est le Gewurztraminer qui offre à Etienne l'occasion d'exprimer tout son savoir faire et révéler la personnalité et la variété de ses terroirs.


Fringant Gewurztraminer GC Kaefferkopf 2007 à la bouche aérienne marquée par les agrumes et accompagnée par une fraîcheur toute granitique qui signe le vin. La finale est soulignée d'une fine amertume de gentiane qui apporte une touche supplémentaire de vivacité qui allège encore le vin. Dans le millésime précédent (10 €), on retrouve l'expression de la fraîcheur et la légèreté des arômes délicats de pêche et d'abricot.

 

 

Puissant et rude Gewurztraminer Vogelgarten 2007 (9,50 € le 2005), un marno-calcaire qui ne renie pas ses origines et sur tous les millésimes décline sa puissance débridée.

 

Plus policé et plus profond, le Gewurztraminer GC Marckrain, lui aussi marno-calcaire, mais avec une expression plus retenue, plus contenue même si la puissance reste de mise. Les millésimes 2005 (14 €), 2006 (12,40 €) et 2007 possèdent cette même structure, ce même fonctionnement et cette belle finale réglissée.

 

Le Gewurztraminer Cuvée Armand est issu du Kaefferkopf mais d'une parcelle à dominante calcaire située en bas de la pente récemment acquise. On note à chaque nouveau millésime une nette progression dans l'expression du vin qui se précise grâce au travail du sol. Le 2007 marque une nouvelle étape dans la définition de l'aromatique fruitée et surtout de l'acidité fine, précise et parfaitement marquée. Un vin sans aucune lourdeur et pourvu lui aussi de beaucoup de tonicité.

 

Les vendanges tardives ne sont pas en reste comme en atteste le superbe liquoreux Quintessence de Sylvaner 2005 (14,40€), à l'olfaction précise avec son botrytis délicat et sa bouche droite, tendue et fraîche, un Sylvaner à rendre jaloux Albert SELTZ.


Vous l'aurez compris, j'ai été séduit par les vins sérieux et prometteurs de ce jeune vigneron fort sympathique. Ses Gewurztraminer valent à eux seuls la peine de faire un saut à Ammerschwihr car ils possèdent une fraîcheur et une digestibilité relativement rare sur ce cépage.


Domaine René et Etienne SIMONIS
2 rue des Moulins
68770 AMMERSCHWIHR
03 89 47 30 79
rene.etienne.simonis@gmail.com

 



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28 mars 2008 5 28 /03 /mars /2008 13:12
Andlau, le  28 fevrier  2008


Domaine GRESSER
Millésime 2007
 
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J'avais assisté lors de mon dernier passage chez Rémy Gresser, aux essais de pressurages menés conjointement pendant les dernières vendanges par le laboratoire d'œnologie Gresser et le fabriquant de pressoirs BUCHER.


Nous en avions ensuite parlé au téléphone et Rémy semblait très satisfait des résultats et des enseignements qu'il avait pu tirer de cette expérience ainsi que de son nouveau millésime dans sa globalité, aussi j'avais hâte de juger sur pièces.


Maintenant que tous les vins ont terminé leur fermentation et poursuivent leur élevage sur lies, c'est le moment idéal pour réaliser un tour de cave. Et il ne faut pas longtemps pour se rendre à l'évidence et constater le bien fondé de l'enthousiasme de Rémy.


Mais revenons aux essais de pressurage qui ont été conduits sur le Riesling Grand Cru Moenchberg pendant 2 jours consécutifs. Trois types de pressurages ont été pratiqués sur des matières de maturité identique.

  • Le premier essai consistait à construire une référence en utilisant un programme classique de pressurage pneumatique avec une montée en pression régulière par paliers entrecoupés de rebêches.
  • Les paramètres du second pressurage déterminaient un pressurage plus long avec une montée très lente en pression par paliers de 100 grammes et un nombre limité de rebêches.
  • Le troisième faisait intervenir une mesure de la conductivité du potassium du jus qui pilotait la montée en pression du second programme.

A l'arrivée trois vins qui, s'ils montrent un évident lien de parenté, affichent des profils différents.

  • Le premier vin est racé et salin cependant on peut lui reprocher un certain manque d'ampleur
  • Le second affiche un fruit exacerbé et gras mais manque de croquant.
  • Le troisième s'exprime avec une pureté, une charge minérale et une expression parfaitement aboutie de fruit tendu et un bel éclat en finale.

 

Sans vouloir tirer de conclusion définitive il me semble évident que la piste de la mesure de conductivité du potassium présente un intérêt certain et mérite d'être creusée et confirmée par d'autres essais.


Du côté du Wiebelsberg et de ses sables gréseux au PH bas, deux belles cuvées de Riesling au caractère floral et à l'acidité fine et précise avec en supplément, pour celle issue des vieilles vignes situées sur le haut du Grand Cru, un éclat mentholé et une très légère rondeur.

 

Toujours sur le Wiebelsberg, et je dois avouer que pour moi c'est une surprise car j'ignorais l'existence de ce cépage sur ce terroir, une cuvée de Pinot Gris qui sera certainement revendiquée pour la première fois cette année maintenant que les vignes ont 8 ans. Le vin se goûte sans lourdeur malgré les 30 grammes de sucres et son acidité est parfaitement représentative du terroir.

 

Riesling Kastelberg toujours austère dans sa jeunesse mais pourvu d'une densité et d'un grain sans pareil. Le vin est masculin, viril et vertical avec du gras et une salinité prometteuse.

 

Il y a peu, un vigneron d'un village voisin me faisait remarquer la progression constante des vins de Rémy Gresser sur les millésimes récents. L'excellent travail mené en biodynamie dans les vignes ces dernières années porte ses fruits et les vins du Domaine ont rejoint maintenant le tout meilleur niveau de ce qui est produit sur le secteur.


Domaine Gresser
2 rue de l'Ecole
67140 ANDLAU
domaine@gresser.fr
Site Internet

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 08:03


Henter'm Kallerladel


Mittelbergheim-caves.jpg

Les vignerons de Mittelbergheim vous convient à la 2ème édition de la manifestation
" Henter'mKallerladel" - "Mittelbergheim vous ouvre ses caves"
qui se tiendra le
dimanche 30 mars de 10 heures à 19 heures

Durant cette journée, les producteurs, les artistes et les artisans proposeront de nombreuses dégustations, animations et expositions dans les ateliers et les caves, pour faire découvrir les multiples facettes de leur village.

Les visiteurs pourront également en profiter pour flâner à travers les rues pittoresques et les sentiers du vignoble afin d'apprécier toutes les richesses de cette bourgade classée parmi les plus beaux villages de France. Des visites guidées du village seront également proposées à 14h et 16h.

Le programme détaillé sur
www.zotzenberg.com


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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 10:42
Bergheim, le  10  mars


Jean-Claude  RATEAU

 
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Pour cette dégustation bourguignonne en terres alsaciennes, Jean-Claude RATEAU nous a concocté un beau programme qui s'appuie sur une horizontale du millésime 2005 accompagnée de quelques incursions dans des millésimes plus anciens.


Installé à Beaune, Jean-Claude possède 8,2 hectares de vignes plantées majoritairement de Pinot Noir, mais aussi de Chardonnay et d'un peu de Pinot Beurot. En biodynamie depuis 1979, il fait partie des précurseurs de ce mode cultural en Bourgogne.


Les vins blancs :


Après un Bourgogne blanc 2005 droit et citronné on passe au Hautes Côtes de Beaune 2005 issu d'un sol marneux qui convient parfaitement aux blancs. Elancé, fin et délicat, c'est un vin qui possède une charge minérale qui impose et une salinité finale d'une grande pureté.


Toujours dans les blancs, le Côte de Beaune "Clos de la Grande Châtelaine" nous a montré un double visage qui lui est habituel. Dans sa jeunesse, le 2005 possède un profil beurré et gras avec du grain et des notes d'acacia alors que le 2001 qui est maintenant à maturité s'exprime dans un registre où la salinité et le minéral iodé ont pris le pas dans le registre aromatique tout en conservant le gras de la bouche.


Surprenant "Clos des Mariages" 2005, assemblage pour moitié de Chardonnay et de Pinot Beurot . Le nez révèle des notes de fruits à chair blanche, la bouche étonne par son acidité plus alsacienne que bourguignonne et par la structure assez massive du vin apportée par le Pinot Beurot. Pour la petite histoire, Jean-Claude nous raconte que cette parcelle, une des premières à avoir été travaillée en biodynamie, supporta bien mieux que ses voisines le terrible gel de l'hiver 83/84 et de ce fait suscita l'attention des vignerons alentours.


Planté à l'emplacement d'une ancienne carrière qui servit à la construction des Hospices de Beaune, le Beaune blanc Premier Cru "En Coucherias" 2005 affiche un ensemble complexe qui allie la fraîcheur, la maturité et une persistance exceptionnelle. C'est un vin précis et épuré bien qu'il soit encore jeune. Le 2002 plus profond et plus dense est encore plus abouti dans l'épure, plus long, plus fin, plus fluide avec un beau fruit qui revient.


Les vins rouges :


Du simple Bourgogne Rouge fruité et friand jusqu'aux Premiers Crus, la dégustation n'est qu'un régal de vins parfaitement équilibrés sans recherche d'extraction ni de maquillage au bois.


Fraîcheur et brillance du Bourgogne Hautes Côtes 2005 avec ses arômes de framboise et ses notes animales, Beaune "Clos des Mariages" 2005 finement épicé et d'une élégance toute féminine. C'est un vin très subtil avec une bouche onctueuse et beaucoup de soyeux.


La plupart des parcelles sont constituées de ceps issus de 5 ages de plantation. Jean-Claude considère que cela apporte aux vins un caractère plus humain et plus complet. Si la taille est adaptée à l'age et à la vigueur, la vendange est réalisée en une seule fois sans tenir compte de l'age des vignes.


Les sols noirs et pauvres en calcium apportent au Beaune "Les Prévolles" 2005 un caractère puissant et racé mais toujours construit sur la fraîcheur. Le 2003 est quant à lui atypique au point de l'imaginer originaire des Côtes du Rhône.


Beaune Premier Cru "Les Reversées" 2005, séveux avec une trame dense et avec une finale sensuelle, plus tactile et avec une acidité un peu moins mûre dans le millésime 2004 mais toujours aussi sensuel.


Beaune Premier Cru "Les Bressandes" 2005 issu de sols riches en argiles, 14 ° obtenus naturellement car le raisin tient bien sur cette parcelle exposée plein Est. Le vin est puissant, marqué par des notes de mures et de cerise avec une profondeur quasi mystique et comme toujours une finale saline.


Exceptionnellement en 2005 il a été récolté une sélection de vieilles vignes issues de ce climat. Elle s'exprime avec encore plus de noblesse et d'austérité en affirmant une dimension supplémentaire et en exacerbant le minéral du terroir. Beaucoup de sagesse dans ce vin intemporel qui va couronner cette magnifique dégustation.


Inutile de préciser qu'à aucun moment de la dégustation nous n'avons entendu parler du célèbre "élevage qui va s'intégrer" ou du "boisé qui va se fondre" des vins à la mode. Les vins de Jean-Claude RATEAU sont comme leur auteur, ils possèdent la sincérité, la vérité, l'éclat et une telle évidence qu'ils se passent fort bien de tous les artifices. Avec des tarifs situés entre 6,50 € et 22 €, ils représentent une excellente opportunité compte tenu de leur niveau qualitatif.



Domaine Jean-Claude RATEAU
26 route de BOUZE
21200 BEAUNE
03 80 22 46 16
www.jc-rateau.com

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 09:50
Mittelbergheim, le 13 mars 2008


Les Arcures


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Après la taille, voici venu le temps des arcures qui consiste à attacher le sarment sur le fil du bas. Pour cela différentes méthodes. La première est d'utiliser des clips métalliques comme sur la photo précédente ou bien d'effectuer un lien avec de l'osier.


Considéré comme un "travail de femme", cette méthode requiert savoir-faire et agilité.


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Cette méthode de liage est également utilisée pour attacher les pieds de jeunes vignes comme on la voit sur la première image. La souplesse de ces liens font qu'ils ne blessent pas la vigne, tiennent plusieurs années et se recyclent naturellement sans qu'il soit la peine de les ramasser comme avec les liens synthétiques.


Une autre méthode pour lier les arcures nécessite l'emploi d'une pince qui va vriller le lien et ensuite le couper.


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Published by Oenophil - dans Chroniques
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