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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 20:32




Une autre journée de vendanges, tout d'abord avec Christian BINNER qui rentre ses Pinot Gris de plaine avant d'attaquer les coteaux au courant de la semaine. La situation est extrêmement variable cette année selon les secteurs géographiques. La Hardt de Colmar souffre de blocages de maturité alors que le Nord du vignoble semble bien s'en sortir.




A Dambach-la -Ville, Florian BECK-HARTWEG encadre une équipe de vendangeurs particulièrement dynamique qui semble posséder un répertoire étendu de chansons en tous genres.




A quelques kilomètres de là, Armand LANDMANN rend visite en voisin à Patrick MEYER et c'est dans la cave d'Armand que se termine la soirée autour de quelques bouteilles de Riesling et Sylvaner.



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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 18:00

Marc ANSTOTZ


Bien que nous soyons déjà en automne, l'été n'en finit pas. Il y a bien longtemps que nous n'avons pas eu un aussi beau temps pendant aussi longtemps. J'en profite pour faire une grande ballade à travers le vignoble avec pour objectif d'aller jusqu'à Nothalten et même pourquoi pas de pousser jusqu'à Châtenois.

Tout d'abord direction Bergbieten où les frères SCHMITT décuvent le Pinot Noir. Comme pour beaucoup de leurs collègues, cette opération est souvent délicate car les vignerons alsaciens ne sont pas toujours équipés d'un matériel adapté qui simplifierait la tâche. Alors il faut beaucoup d'ingéniosité et de bonne humeur pour s'en sortir, mais ça marche quand même.


Etienne LOEW


A quelques kilomètres de là, à Balbronn, Marc ANSTOTZ colle les étiquettes de ses cuvées photosensibles qui seront dégustées mardi 29 septembre à 18 heures 30 à la Maison de la Région Alsace à Strasbourg. Il faut saluer cette initiative qui a fait rencontrer le collectif des photographes de Chambre à Part et les vignerons de la Couronne d'Or. En associant la photographie à l'image du monde viticole, les photographes nous invitent à partager l'émotion et les sensation que dégagent les vins qu'ils ont dégustés. Tous les travaux sont remarquables, comme le prouve cet aperçu sur le site de Philippe COLIGNON.


Riesling Kastelberg


Toujours dans Couronne d'Or, Etienne LOEW vendange son Muscat "les Marnes Vertes" issu d'une parcelle située entre Westhoffen et Balbronn. Parfaite vendange de raisins d'une extrême qualité sanitaire qui produiront une fois de plus un Muscat qui s'arrachera aussitôt mis en bouteille.

Après un casse-croûte au sommet du Kastelberg pour profiter du soleil, je rejoins Antoine KREYDENWEISS pour goûter quelques 2008 qui viennent d'être mis en bouteille la semaine dernière. A cette occasion je découvre la nouvelle étiquette qui habillera le millésime 2008, mais je parlerai de tout cela en détails prochainement. Ce qui est certain, mais ce n'est pas une surprise, c'est que le millésime 2008 s'annonce royal.


Antoine KREYDENWEISS


Ensuite, direction Mittelbergheim pour faire un tour de cave avec Jean-Pierre RIETSCH et découvrir les quelques vins du millésime 2009 qui ont été rentrés jusqu'à présent : base Crémant, Muscat, cuvaison de Pinot Noir  en vendange entière et aussi quelques 2008 dont un Riesling non filtré et non sulfité.


Jean-Pierre RIETSCH


Nous retrouvons ensuite à quelques uns chez  Lucas RIEFFEL et c'est ici que se terminera cette belle journée dans le vignoble. Difficile pour l'instant de se prononcer sur le millésime 2009, les jus se goûtent bien sans déviation aromatique et avec des acidités marquées mais sans excès. Le beau temps est annoncé pour encore une petite semaine aussi  je suppose que la semaine prochaine sera animée.


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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 20:40



La semaine dernière ce sont principalement les Pinot Blanc et les Auxerrois destinés au Crémant qui ont été rentrés, pour les autres cépages pas de précipitation. Les premiers Pinot Noir sont en cuvaison comme chez Lucas Rieffel et chez Jean-Marie Bechtold qui ont fait le choix d'inclure un pourcentage respectif de 80 et 30% de vendange entière.

Les jus sont parfaits, précis avec de beaux arômes de framboise pour l'Obere Hund de Jean-Marie, les acidités semblent être au rendez vous mais nous n'en sommes qu'en tout début de fermentation.

Après un mois d'août chaud qui laissait craindre une chute des acidités, la fraîcheur des premières nuits de septembre a rassuré les vignerons. Cependant depuis quelques jours les températures diurnes et nocturnes redeviennent élevées avec en plus un air chargé d'humidité. En une semaine on constate surtout dans les Pinot Gris la présence de foyers de pourriture avec parfois de l'acétique. Il faudra donc être vigilant et peut être ne pas attendre trop pour rentrer les cépages les plus fragiles.

Du côté des Riesling pas de crainte actuellement. Cette semaine les choses devraient s'accélérer, Etienne Loew a en principe commencé mardi.


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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 09:25

Pinot Noir Oberehund

Je reprends avec son autorisation l'article de David LEFEBVRE, publié ce jour dans "l'Est Agricole et Viticole", qui apporte un éclairage intéressant sur le millésime 2009 en Alsace.

 

"A douze degrés d’alcool potentiel, les vignes sont encore bien vertes observent de nombreux vignerons d’Alsace. Ils s’inquiètent  des déséquilibres gustatifs provoqués par le changement climatique entre les dimensions minérales et organiques du vin.

 

Comme les années précédentes, de nombreux vignerons estiment devoir attendre plusieurs semaines encore avant d’arriver à la maturité physiologique, c’est-à-dire une maturité où l’on récolte des grappes mûres, complètement colorées, dont les baies se détachent facilement du pédicelle, dont les pépins sont bien lignifiés.

 

Le problème est que de telles maturités abouties et complètes sont chronologiquement de plus en plus en décalage avec la maturité technologique qui se fonde sur la teneur en sucre et en acide. Pour les gewurztraminers, comme pour les pinots gris, il faut souvent attendre, selon les terroirs et les viticultures, 14° ou plus pour avoir des grappes complètement vérées. Le millésime 2009 n’échappe pas à la règle. De nombreux viticulteurs aimeraient voir leur vigne de parer des belles couleurs automnales quand le pinot ou le gewurztraminer titrent déjà 12° or, elle reste bien trop verte.

 

La vigne, comme la betterave sucrière ou le maïs, produit de plus en plus de sucres, une comparaison physiologique qui n’est pas du goût des amateurs et producteurs de vin de gastronomie, mais qui est une réalité physiologique, et une conséquence du réchauffement climatique et plus précisément de l’augmentation exponentielle de la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère. Ce carbone, dont les excès proviennent à l’origine des gisements carbonifères, est séquestré par la plante, grâce à la photosynthèse, sous forme de sucre, de cellulose, etc.

 

Lorsque la maturité physiologique dans les années 70-80 était obtenue vers 11° ou 12° d’alcool potentiel, elle l’est désormais plutôt vers 13,5° ou 14°.

 

La maturité technologique qui tient compte de l’alcool potentiel et de l’acidité renseigne pour sa part sur la quantité des principaux composés carbonés (organiques), acides et sucres, accumulés dans la baie.  Au final, on retrouve ces composés carbonés dans le vin et ils forment l’extrait sec.

 

Pour les vins dont la qualité est construite sur l’extrait sec, ce qu’on nomme aussi la concentration, cette évolution physiologique de la vigne est une aubaine. Plus sucrés, plus riches en alcool, peut-être même plus aromatiques, les vins d’Alsace sont de mieux en mieux perçus sur ces critères de qualité. Et même parfois, ils tournent à l’excès en voyant les débats qui agitent le vignoble sur la sucrosité par exemple. Le vinificateur doit souvent choisir entre des excès d’alcool ou de sucre s’il veut des vins de raisins physiologiquement murs.

 

Sucres, arômes, couleur, tanins, polyphénols constituent ce que les dégustateurs professionnels appellent aussi la dimension horizontale, le corps du vin. Quant à sa dimension verticale, elle reste une notion assez floue. On constate simplement, à rendement équivalent, qu’un bourgogne à mi-côte, sur des parcelles caillouteuses, a plus de verticalité qu’un vin de la plaine, sur sol profond et riche. Cette verticalité, ce squelette, cette persistance finale, ce que certains nomment la minéralité n’a malheureusement pas encore de réalité analytique. Pourtant, deux bourgognes de composition identique en composés organiques, acides, polyphénols, alcool, mais l’un provenant de la côte et l’autre de la plaine, seront goûtés différemment.

 

Quelques études sur les constituants minéraux ont tenté de lever cette énigme gustative de la verticalité, en vain. Les ouvrages œnologiques de référence sont extraordinairement discrets sur le sujet. Une analyse du rapport (cendres – [potassium])/Extrait sec pourrait peut-être renseigner sur cette fameuse minéralité car les sels minéraux contenus dans les cendres confèrent la sapidité, dimension gustative en opposition avec l’insipidité. Le potassium devant être écarté car sa teneur est variable avec le pressurage. Elle est donc plus fonction de paramètres œnologiques que viticoles.

 

Avec l’augmentation de la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère, les raisins s’enrichissent en composés carbonés. Une expérience menée à Geisenheim avec des rieslings placés sous cloche d’atmosphère contrôlé en CO2 l’a démontré. Parallèlement, les teneurs en éléments minéraux - qui ne peuvent provenir que des sols - n’ont pas forcément évolué durant ces dernières années. Cependant, des vignerons comme Patrick Meyer s’inquiètent du changement de fonctionnement des sols sous l’effet du réchauffement. Une des conséquences analytiques du changement climatique serait d’observer l’évolution de ce rapport (cendres – [K+])/Extrait sec.

 

Conséquence gustative du réchauffement : les vins ont peut-être gagné en concentration, mais pas forcément en légèreté. On parle alors de vin “bodybuidés” et manquant de squelette (minéraux) pour arriver à un équilibre. Alors des vignerons comme René Muré diminuent leur surface foliaire afin que la vigne “capte” moins de carbone. 

 

La concentration a longtemps été le principal paramètre de notation des vins, notation de type Parker, avec bien sûr, en plus des appréciations sur la précision des arômes, le soyeux des tanins, la douceur des acides, etc. Signalons que ce type de dégustation ne s’attache à noter, à ne qualifier que la dimension organique du vin. Pour ce qui est de sa dimension minérale, les appréciations se résument au mot “minéralité”.

 

Les sels expriment pourtant de grandes différences. Seulement, notre palais n’est éduqué qu’au chlorure de sodium, comme il l’est d’ailleurs au sucre. Pourtant, tous les goûts salés sont dans la nature. Par exemple entre un sel métallique, un sel de sodium, de magnésium, de potassium ou de calcium et de bien d’autres éléments de la classification, présents en quantité infinitésimale mais pas anodine, les salinités sont très différentes, les unes sont douces, les autres agressives, asséchantes. Les cendres représentent dans le vin de 1,5 à 4 g/l, une quantité de sel qui donne forcément plus ou moins du goût et qui ne peut être ignorée."

 

 

David Lefebvre





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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 18:22

Riesling Sussenberg


Le millésime 2009 sera précoce. Les contrôles de maturité effectués ce dernier week-end avec Jean-Marie BECHTOLD dans le secteur de la Couronne d'Or confirment les résultats publiés par l'AVA. Les Auxerrois et les Chardonnay destinés au Crémant affichent déjà plus de 75 oeschlés au réfractomètre et le beau temps qui est attendu laisse envisager d'atteindre les 11 à 11,5° potentiels à la fin de la semaine.

 

C'est la raison pour laquelle les vendanges de l'AOC Crémant d'Alsace sont ouvertes depuis hier. Dans certains secteurs des dérogations ont même été accordées pour commencer la semaine dernière.

 

Les vendanges de l'AOC Alsace sont fixées au 14 septembre prochain. Et si le beau temps continue, il sera largement temps de rentrer les Pinot Noir et les Muscat qui titrent actuellement respectivement 11° et 10,5° car on peut compter un gain d'au moins 1° potentiel par semaine dans les conditions actuelles.



Pinot Gris

La situation sanitaire est parfaite, pas de pourriture, les peaux sont épaisses  et les pépins sont déjà mûrs. Malgré la floraison languissante qui s'est étalée sur presque un mois, les différences de maturité semblent s'être estompées sauf sur les Pinot Gris dont les baies d'une même grappe peuvent montrer de gros écarts. Le même phénomène se constate de façon moins conséquente sur les Gewurztraminer.

Les Riesling du Sussenberg ont été mesurés à 71 oechslés soit environ 9,5° ce qui est parfait à cette époque pour ce cépage plus tardif. Les grappes sont petites et bien aérées sans pour cela qu'il ait été utile d'effectuer des vendanges en vert tant la vigne est parfaitement équilibrée.

Pour de nombreux vignerons du secteur qui vendangaient encore mi novembre l'an passé, l'inter-récolte aura été courte puique tous s'y mettront sous peu.

Le parfait état sanitaire et là charge globalement modérée de la vigne laissent envisager une récolte de qualité. Toutefois il faudra veiller à ne pas perdre trop en acidité car si le millésime 2008 est exceptionnel à ce titre son suivant souffre d'un léger déficit, consécutif aux grosses chaleurs du mois d'août.

 

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 02:44



Jean-Claude RATEAU fête cette année ses 30 ans de biodynamie. Il est loin le temps où il faisait partie de cette petite poignée de marginaux qui faisaient rire tout le monde. Depuis, beaucoup dont les plus grands, s’y sont mis, même si parfois on a du mal à comprendre comment certains arrivent à faire cohabiter une biodynamie a priori sérieuse et l’effeuillage thermique…

 

Après une visite des vignes en passant par les Prévoles, les Bressandes et les anciennes carrières des Coucherias, nous nous retrouvons dans la cave pour découvrir le millésime 2007 qui vient d’être mis en bouteille.

 

Juste une précision, la presque totalité des vignes est conduite en double cordon de Royat ce qui permet une parfaite répartition de la végétation et par conséquence de bien aérer le raisin ce qui est important lorsque l’on travaille en Bio.

 

Tout d’abord 3 vins blancs.

 

Côte de Beaune La grande Châtelaine 2007 : Déjà minéral tant au nez qu’en bouche. Plus intéressant encore après 3 ou 4 années de garde quand le vin prend cet incomparable fumé qui en fait sa marque.

 

Beaune Clos des Mariages 2007 : La structure tannique résulte de l’assemblage de Pinot Beurot et de Chardonnay. Du Gras de la longueur, mais surtout un côté rustique bien marqué.

 

Beaune 1er Cru les Coucherias : Un vin plein construit sur le finesse et la richesse du fruit. La bouche est persistante, dotée de beaucoup d’allonge et de race.

 

Puis les rouges.

 

Bourgogne 2007 : Issu de Pinots fins récoltés à 35 hectolitres par hectare, le vin est tout en fruit, poivré et gourmand à la fois.

 

Hautes Côtes de Beaune 2007 : Plus fermé que le précédent, des notes de cassis mais surtout beaucoup de tenue et un potentiel certain en raison de la complexité qui apparait à l’aération.

 

Beaune Clos des Mariages 2007 : C’est un terroir qui craint la soif mais donne de véritables merveilles lors des années pluvieuses. Beaucoup d’épices et des notes de pierre à fusil au nez, un vin aérien, racé et élégant. Très belle buvabilité.

 

Beaune Les Beaux et Bons 2007 : Parcelle située en limite de Pommard. Matière serrée, dense, presque austère. De la tension et une finale sanguine de toute beauté.

 

Beaune Les Prévoles 2007 : Parcelle constituée de terres noires sans calcaires actifs. Cuvaison en vendange entière. Olfaction florale avec des notes de pivoine, la bouche est riche, compotée, dense mais sans lourdeur. Parfait équilibre tannique pour ce vin riche qui sait conserver de la fraîcheur.

 

Beaune 1er Cru Les Reversées 2007 : Très beau jus au soyeux agréable. Le vin est plein, abouti et une fois de plus parfaitement équilibré entre richesse et fraîcheur.

 

Beaune 1er Cru Les Bressandes 2007 : Une incroyable profondeur accompagne la puissante structure. Chair gourmande, fruitée, poivrée, l’expression possède beaucoup de justesse et d’évidence.

 

Et pour terminer cette horizontale du millésime 2007, Jean-Claude nous propose un vieux millésime tiré de son œnothèque : Olfaction fumée, notes de cuir et de jambon mais aussi de cerise et de cacao. Le vin s’ouvre lentement dans le verre et nous raconte une histoire. Bouche parfaite, finale réglissée, personne n’imagine son âge : c’est un Bressandes 1986.

 

Je ne dirais jamais assez toute l’admiration que j’ai pour Jean-Claude RATEAU ainsi que pour ses vins. Franchise et sincérité prédominent, des vins sans artifice et sans recherche démonstrative, juste du vin mais du vin juste.

 

 

Domaine Jean-Claude RATEAU

26 Route de Bouze

21200 BEAUNE

www.jc-rateau.com

 


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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 19:28



Pioche à la main, seul au milieu de sa vigne, il avance lentement, observant chaque pied avec attention, intervenant avec précision sur la plante ou sur le cavaillon.

 

Vision aussi surprenante que réconfortante après avoir traversé les coteaux dévastés par les pesticides de la région de Régnié. Sols morts où même la vigne a du mal à survivre, profonds fossés qui bordent la route pour recueillir les eaux de pluies que les terroirs vitrifiés ne peuvent plus absorber.

 

On est presque gêné de le déranger, d’autant plus que nous passons ici à l’improviste.

 

Bonjour, vous êtes Christian DUCROUX ?

 

Surpris dans son travail Christian s’interrompt, s’approche et le dialogue s’installe.

 

Heureux de partager, il montre, expose et explique sa relation et sa compréhension de la vigne et du terroir, de la biodynamie. Simplicité et humilité d’un homme qui impose le respect par sa sincérité son honnêteté et sa générosité.

 

Ses vins sont à son image, francs, sans détour ni faux semblants ni artifices. Seulement une pureté gourmande. Par leur justesse, ils apportent le réconfort, le bien-être et le plaisir.

 

Christian, sa vigne elle l’aime et il lui rend bien.

 

Un Grand Homme et un Grand Vigneron.

 

Domaine Christian Ducroux

Thulon 69430 LANTIGNIE

04 74 69 20 47


Pour en savoir plus : degustateurs.com


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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 14:34



Propriétaire du Domaine du Rempart à Dambach-La-Ville, Gilbert BECK est l'heureux possesseur d'un peu plus de 5 hectares de vignes sur le secteur d'Albé.

Souvent oublié en raison de son éloignement de la Route des Vins, le Vignoble de Montagne d'Albé est un des plus hauts d'Alsace puisqu'il culmine aux environs de 500 mètres. Issu de la même bande géologique qui va d'Andlau à Albé en passant par Reichsfeld, sa spécificité tient autant à son altitude qu'à la géologie de ses sols constitués de schistes feuilletés qui permettent à la vigne de s'incruster dans la roche en décomposition. Si le bas des coteaux est recouvert d'une couche importante de limon, aux points les plus élevés la roche affleure.

C'est à Antoine ADRIAN vigneron et négociant à Albé que l'on doit la conservation en AOC Alsace de ce splendide vignoble. Au début du 20 ème siècle la commune comptait plus de 100 hectares de vignes qui ont été peu à peu abandonnés en raison de la difficulté à travailler ce terroir mais aussi à la récession de la main d'oeuvre due au développement de l'industrie textile.

Fort heureusement depuis 1978 Gilbert BECK, suivi à partir de 1997 par Christian BARTHEL, a décidé de redonner vie à ce terroir .

Au sommet du Steinacker, Gilbert  installe des vignes en terrasses, défriche avec 5 autres viticulteurs les 4 hectares du Clos du Sonnenbach aux pentes impressionnantes et dont il possède la moitié en propriété. Situé dans le prolongement du Steinacker, le Sonnenbach est parcouru d'anciennes galeries de mines.

Pour l'encépagement le choix est simple car le Pinot Noir s'impose car c'est le cépage historique qui a fait la notoriété des vins d'Albé. Un peu de Pinot Gris et d'Auxerrois et quelques Riesling et Gewurztraminer en faible quantité. Sur les hauteurs de l'amphithéâtre d'Albé, les cépages précoces trouvent mieux leur place, pourtant les schistes ont cette capacité d'emmagasiner la chaleur pendant la journée et de la conserver pendant la nuit.

Pour me convaincre de la typicité des Rouges d'Albé, s'il est encore nécessaire de le faire, Gilbert a sorti de son oenothèque quelques millésimes anciens qui accompagnent des vins en vente actuellement.

La Cuvée des Orpailleurs est un rosé de saignée. C'est un vin qui surprend par sa puissance et sa vinosité et introduit parfaitement Le Pinot Noir Vignoble d'Albé vinifié en rouge. Trois mois en foudre avant de poursuivre l'élevage en cuve inox et l'on retrouve sur les 3 millésimes présentés (2006, 1999, 1993) la même trame au tannins fins et fondus qui signe les vins rouges de ce secteur. Des arômes de griotte, une douce amertume de gentiane et une expression qui s'affine avec l'âge.

Mais c'est avec le Clos Sonnenbach que Gilbert réalise son vin le plus ambitieux. Dix huit mois d'élevage et une touche florale qui accompagne le fruité de griotte. Les millésimes goûtés (2007, 2000, 1997, 1995, 1990) possèdent tous cette trame unique aux tannins d'une extrême finesse qui portent une bouche sèveuse. Le 1990 est à la hauteur de sa réputation avec une robe brillante une puissance et une tenue en bouche remarquable.

Si la typicité et la qualité des vins rouges d'Albé sont indéniables, il appartient à Gilbert BECK et à Christian BARTHEL de faire le nécessaire s'ils veulent obtenir le classement en AOP de leur actuelle AOC. La bataille sera rude et seule une action concertée peut aboutir. Le vignoble d'Albé manque d'exposition médiatique, c'est regrettable et il serait souhaitable que des 2 côtés de l'Ungersberg les bonnes volontés se mobilisent pour assurer la promotion d'un vin et aussi d'un lieu tout à fait remarquables.

Domaine du Rempart
5 rue des Remparts
67650 Dambach-la-Ville
03 88 92 42 43
www.vins-beck.fr



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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 21:28



Sans prétention mais une belle bouche, pure, cristalline et joliment fruitée : Les Pierres Noires de Jean Maupertuis en Auvergne. Un vrai vin de charcuterie à base de Gamay d'Auvergne.

Un nez animal, une bouche vineuse et gouleyante et surtout une excellente buvabilité : Cuvée L'amande du Domaine du Mazel en Ardèche, propriété de Gérald et Jocelyne Oustric.

Olfaction fine et austère qui demande un peu d'aération pour s'exprimer. La bouche est profonde fraîche et tendue, j'ai tout de suite reconnu les Petites Orgues 2006 de Fred Gounan du Domaine de l'Arbre Blanc en Auvergne.

Nez kirché, notes lourdes de chocolat et bouche épaisse, sans élégance. Du bois, de l'amertume et une recherche d'extraction qui n'apporte rien. Les Arpettes de Jean Baptiste Senat.

Un vin sévère à l'acidité un peu verte. Une bouche où l'astringence domine ainsi qu'un côté végétal : Bourgueil 2007 de C et P Breton. Un vin que j'avais déjà beaucoup mieux goûté.

Une acidité qui domine et un manque de fond. Déviation liègeuse à coup sûr. De toutes façons je préfère toujours les Morgon de Marcel Lapierre dans leur jeunesse plutôt qu'avec de la garde comme ce 1997 même s'il est difficile de juger sur cette bouteille.

Un très gros fruit et une recherche démonstrative évidente. Le vin reste cependant frais, vineux avec beaucoup de fond : Beaujolais Village Vieilles Vignes 2005 de JC Lapalu.

Astringence, verdeur et manque de fond : Saint Aubin Le Ban 2004 de Derain.

Caractère nature affirmé, un côté "sexy", plaisant, aguicheur : Avec le Temps 2005, Domaine du Bout du Monde, Edouard Lafitte.

Abord simple, presque simpliste, finale chaleureuse, un vin sans prétention mais fort agréable : C'est Pas La Mer à Boire 2007, Domaine du possible de Loïc Roure dans le Roussillon.

Egalement originaire de la même région mais dans un registre plus puissant, plus précis, avec une belle acidité qui guide le vin : Alba 2007 de Jean-Louis Tribouley à Latour de France.

Oppressant par sa puissance : Liberté de Pensée 2006 des Cabotines dans le Gard. Je préfère les cuvées moins ambitieuses. Un Domaine à découvrir : http://domainelescabotines.fr/

Bien entendu après ça on trouverait presque le Poivre et Sel d'Olivier Le Masson un peu maigre. C'est pourtant un très joli Pinot D'Aunis, fin et poivré doté d'une excellente buvabilité.

En résumé, une belle dégustation avec son lot de bonnes et de moins bonnes surprises, les vins "natures" n'ayant ni plus ni moins de défauts que les vins "conventionnels".


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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 20:10



Après un hiver froid et long qui s'est arrêté brutalement pour laisser place à un Printemps chaud, les bourgeons sont sortis rapidement et la vigne a fleuri aux environs du 25 mai.

La particularité de la floraison de ce millésime 2009 est qu'elle s'est étalée sur une durée d'un mois au lieu d'une quinzaine de jours habituellement.

Aussi ces derniers jours on pouvait encore voir sur une même parcelle des grappes aux baies de la taille d'un petit pois qui cotoyaient des grappes encore en fleur.

Les nuits froides et les nombreuses averses sont responsables de ce phénomène qui aura pour conséquence de produire des écarts de maturité.

Comme en 2008, cette année le Muscat a coulé et la récolte de ce cépage ne sera pas très importante. Pour les autres cépages, les charges ne sont pas très élevées.

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