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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:59

Gesatope.jpg

" Pour le viticulteur et pour sa vigne, de quoi demain sera t-il fait ?

Les prix de revient montent, la main d'oeuvre spécialisée est de plus en plus rare, de plus en plus chère... Allons vous le savez bien : dans quelques années, seules subsisteront les exploitations qui auront su trouver un nouvel équilibre.

Ils l'ont bien compris, ceux qui depuis déjà 10 ans ... 12 ans .... désherbent leurs vignes avec Gésatope. En toute sécurité. Regardez comme leur vigne est belle. Demandez leurs leur avis. Et faites comme eux. Dès cette année, soyez vous aussi le viticulteur de l'avenir.

Désherbez avec Gésatope. "

C'était en 1972, dans une revue professionnelle destinée aux vignerons. Quelques semaines plus tard, une enquête sérieuse avec preuves scientifiques à l'appui et interview d'un vigneron confirmait le tout.

"Pensez vous que le désherbage présente des inconvénients pour la vigne ?

Non c'est plutot le contraire qu'on observe dans nos parcelles désherbées : aucune phytotoxicité n'a été constatée bien au contraire, la vigne a une végétation très vigoureuse. La structure des sols s'améliore, les mauvaises herbes en s'affaissant après traitement forment une couche qui protège la surgace du sol contre un réchauffement trop intense et contre l'érosion par l'eau et par le vent "

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 10:45

Zind-Humbrecht-8-03-10.jpg

Alors, t'étais chez Zind, c'était bien ?

Bien évidement que j'étais chez Zind pour découvrir le millésime 2008, pour rien au monde je n'aurais raté ça. D'ailleurs je n'étais pas le seul car de nombreuses personnes se pressaient  dans le caveau de dégustation quand je suis arrivé vers 15 heures. Restaurateurs, cavistes, sommeliers et journalistes étaient venus comme chaque année pour découvrir le nouveau millésime mis en bouteille il y a tout juste un mois pour les vins secs .

J'ai trouvé que les vins étaient plus sur la réserve que l'année précédente, mais la proximité de la mise ne permet pas d'apprécier pleinement  la très grande qualité de ce millésime. Certains se présentaient contractés, pourtant je veux bien croire Alexandre, le chef de culture du Domaine, quand il me dit qu'avant la mise "les vins se goûtaient comme jamais".

L'an passé les 2007 se livraient immédiatement, il n'en est pas de même pour les 2008 ce qui ne retire rien à l'extrême qualité de cette production.

Comme on trouvera sous peu de nombreux commentaires argumentés sur les blogs et les forums, je ne vais pas me lancer dans la description des 39 vins qui étaient présentés, mais seulement souligner ceux qui, par goût personnel, m'ont le plus interpellé.  A noter que cette année encore,  les commentaires d'Olivier Humbrecht sont précis et rédigés avec une grande honnêté.

Alors mes préférés sont :

Le Riesling Herrenweg de Turkheim qui se présente aérien, salin et doté d'une grande cohérence et d'une belle buvabilité.

Le Riesling Heimbourg dans un style plus riche mais avec un fondu remarquable où le fruit et la minéralité se conjuguent.

Riesling Clos Windsbuhl, une densité et un fond comme on en trouve rarement. C'est sans aucun doute mon vin préféré avec bien entendu le Riesling Rangen de Thann, fougueux, minéral et d'une rare complexité.

Un grand millésime à ne pas manquer, si on en a les moyens.




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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 08:30

marc-Tempe.JPG

Jusqu'à ce jour je ne connaissais pas Marc TEMPÉ . Nous nous étions poutant souvent croisés au cours des manifestations professionnelles auxquelles il participe et qui m'avaient permis d'apprécier ce vigneron au caractère singulier qui élabore des vins qui le sont tout autant.

Nous avons maintenant fait plus ample connaissance au cours d'une sympatique soirée passée en compagnie de quelques uns de ses collègues  vignerons et d'un jambon du cochon de Christian.

Après une première carrière de technicien à l'INAO de Colmar, Marc est devenu vigneron en 1993 quant il a repris les parcelles exploitées par son père et son beau-père dans le secteur de Zellenberg. Immédiatement le choix d'une viticulture biologique s'est imposée, suivie trois ans après d'une orientation en biodynamie qui fait de lui non pas un précurseur de ce mode cultural mais tout de même un des pionniers en Alsace.

Les deux premieres années de production ont été livrées en raisins à la coopérative locale après de laquelle il restait un engagement. Le premier millésime vinifié au Domaine date de 1995. Actuellement il exploite 8 hectares de vignes en Alsace et quelques autres dans le Minervois puisqu'il assure également la gérance du Domaine de Courbissac à Cesseras dans l'Hérault.

Personnage truculent à la voix de stentor, Marc ne cache rien des difficultés qu'il a rencontrées ni des évènements qui l'ont aidé à faire connaître son travail. Il raconte aussi avec humour et beaucoup de recul les aventures  et les  mésaventures qu'il a connues en Corée et en Russie.

Ses vins lui ressemblent, chaleureux, généreux, charpentés et toujours dotés d'une franchise remarquable. Dans la cave, Marc a fait le choix d'élevages longs menés dans de petits foudres ou dans des barriques anciennes. Deux ans sont  un minimum pour donner aux vins la patine recherchée sans pour cela que l'on rencontre des notes oxydatives. Parfois les élevages se prolongent bien au delà de cette durée comme le prouve cette SGN de Gewurztraminer récoltée en 2006 et qui n'a toujours pas quitté la barrique dans laquelle elle a fermenté.

Du point de vue technique, la filtration avant la mise est l'opération que Marc redoute le plus, aussi fait-il en sorte de s'en passer autant que celà soit possible de le faire. D'autre part les dosages en SO2 sont fort raisonnables compte tenu de la richesse des vins.

Après un tour de cave nous avons goûté au chaud une belle série de vins en bouteilles. Sans avoir pris de notes je me souviens avoir beaucoup aimé les rouges du Minervois du Domaine de Courbissac pour la fraîcheur et la minéralité de leurs structures. En ce qui concerne les Alsace j'ai été impressionné par le Gewurztraminer Mambourg 2005 qui me semble exemplaire de ce que l'on peut aboutir avec ce cépage sur un grand terroir.

Les vins que nous avons dégustés montrent tous des qualités de précision dans les profils aromatiques qui ne soufrent d'aucun maquillage aporté par l'élevage sous bois. Ils sont justes dans leurs constructions et il existe une véritable cohérence entre ce que le vigneron expose et le résultat de son travail.

Je ne laisserai pas passer beaucoup de temps avant de reprendre contact avec Marc Tempé afin qu'il me raconte dans le détail la délimitation des Grands Crus à laquelle il a participé quand il officiait à l'INAO. J'en suis certain, son récit ne manquera pas d'humour ni de piquant.

Domaine TEMPE
16 rue du Schlossberg
68340 ZELLENBERG
www.marctempe.fr


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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 08:10




Le vignoble alsacien est-il en danger ?

Jean-Louis VEZIEN, Directeur du Comité Interprofessionnel des Vins d'Alsace, dresse un bilan de la situation.

Un reportage réalisé par wizdeo

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 20:50

Etienne-SIMONIS.jpgEtienne SIMONIS


Une soirée passée a goûter la cave d'Etienne SIMONIS, sans prendre des notes précises, juste pour le plaisir d'échanger avec ce jeune vigneron, à la notoriété grandissante, que j'aprécie pour sa franchise, sa convivialité et bien entendu pour la qualité de ses vins.

Cette dégustation nous offrira l'occasion de prendre une nouvelle mesure du millésime 2009 dans le secteur de Colmar où la météo semble avoir posé plus de problèmes que dans le Nord de l'Alsace.

Etienne nous confirme que les fortes chaleurs et le manque de pluie ont bien provoqué des blocages de maturité dans la plaine, mais il souligne que les coteaux ont beaucoup moins soufferts. On notera tout de même une acidité en retrait surtout par rapport au millésime 2008 où nous avions été particulièrement bien servis.

Deux vins soutirés continuent leur élevage sur lies fines, d'abord un Edel composé d'un assemblage de Chasselas et de Riesling puis un Sylvaner ample et puissant. Tous les 2 bien que parfaitement secs possèdent beaucoup de gras et un côté chaleureux qui semble être la marque du millésime.

Les Riesling montrent un profil exotique agréable et précis, celui issu du Kaefferkopf possède de la profondeur et d'agréables notes réglissées.

Les Pinot Gris possèdent de belles expressions minérales bien que les fermentations ne soient pas encore terminées. Etienne espère qu'ils finiront leurs sucres au Printemps pour aboutir à des équilibres secs.

La gamme de Gewurztraminer est  impressionnante par sa qualité. Ma préférence va comme toujours à la cuvée Armand issue de la partie basse du Kaefferkopf à la géologie calcaire. Ce vins possède un profil aromatique élégant et
une tonicité rare sur ce cépage.

Et puis il y a les cuvées spéciales qui donnent à Etienne l'occasion d'exprimer son talent. Elles portent le nom d'Alter Ego : assemblage de tous les Pinots élevés en barriques anciennes, Caprice pour un Sylvaner en surmaturité de haut niveau ou Blanc de Noir à la pureté remarquable.

Un Domaine à découvrir d'urgence si ce n'est déjà fait.


Domaine René et Etienne SIMONIS
2 rue des Moulins
68770 AMMERSCHWIHR
03 89 47 30 79
rene.etienne.simonis@gmail.com

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:00

 

meyer-patrick.JPG

Patrick MEYER


Je reprends un article de David Lefebvre publié dernièrement dans l'Est Agricole et Viticole au sujet de l'esca.


Continuons ce tour des vignerons pour qui les maladies du bois ne posent pas de problème. Ainsi Patrick Meyer à Nothalten dénombre 280 pieds à remplacer en 2009 sur ses 8 hectares, dont une parcelle qui, à elle seule, comptabilise 120 pieds. Pourquoi cette si faible mortalité de 0,3 % ?

 

La recherche sur les maladies du bois durant ces dix dernières années s’est attachée à identifier les champignons (pathogènes) responsables, pour éventuellement développer une molécule fongicide miracle. Cette voie se trouve fort dépourvue parce qu’il faut admettre que tous les pieds de vignes contiennent les champignons incriminés, et qu’ils font finalement partie de l’écologie du bois de vigne.

 

Difficile alors d’envisager une stratégie d’éradication des champignons, ce qui signifierait un traitement systématique et préjudiciable à l’équilibre biologique du cep. Pour solutionner le problème, d’autres chercheurs comme Pascal Leconte de l’Inra de Bordeaux ont suggéré de s’intéresser aux facteurs environnementaux responsables du déclenchement du symptôme d’apoplexie, se rapprochant ainsi davantage des thèses fondamentales développées par Claude Bernard (1813-1878)  : “Le microbe n'est rien, c'est le terrain qui est tout.” et plus particulièrement en viticulture, celle de Francis Chaboussou sur la trophobiose. 


Que dit cette théorie ? De façon très simplifiée, la vigne possède une période de croissance où son azote interne est assimilable, et une autre période, après la floraison, où il ne l’est plus. Et s’il l’est durant cette période post-floraison, alors la plante constitue un terrain privilégié pour les ravageurs qui trouvent en cet azote assimilable une source de prolifération. Une des règles de la trophobiose est de respecter les cycles, par exemple de ne pas travailler la terre en été, car la minéralisation du sol qui en découle est source d’azote assimilable pour la plante ce qui la sensibilise aux maladies.


A Nothalten, Patrick Meyer est un adepte de la conservation des sols de puis bien des années. Respectant ces cycles, il ne désorganise jamais les horizons pédologiques de ses sols en été. Et il exclut les labours profonds. Cela ne veut pas dire que les labours sont la cause de l’esca, mais ce respect des cycles et le non-labour s’inscrit dans une démarche globale afin de rendre des sols plus vivants. Plus particulièrement vis-à-vis des maladies du bois, depuis plus de cinq ans, les têtes de saule de ce domaine sont entièrement badigeonnées avec un mélange de bouse et de tisane. Cette pratique en lien avec une démarche agroécologique visant à stimuler la biologie des sols donne ce résultat surprenant depuis 5 ans. En 2009, il dénombre 280 pieds morts sur son exploitation de 8 ha dont 120 pieds à remplacer pour une seule parcelle. Ce qui donne en tout 0,7 % de mortalité et même 0,3 % si on exclut la parcelle à problème.


Difficile sur cette observation d’ignorer les thèses de Francis Chaboussou et de Pascal Leconte. Et surtout de penser qu’il n’y a pas de remède biologique à l’esca.

 

Approche biodynamique : Pourquoi un badigeonnage à la bouse ?


Il faut relier cette pratique à la vision anthroposophique (botanique goethéenne) du cep de vigne. L’observation de la morphologie du cep et des organes  conduit à penser que la vigne est une plante particulièrement tournée vers la terre.  La vigne est une liane, elle est rampante, et ses organes comme la grappe sont orientés vers la terre. De plus, l'analyse de ses cendres résiduelles révèle l'importance du calcium, un élément terre.


Une vision incongrue ?


Peut-être mais elle explique que la souche est colonisée par des champignons telluriques. Quelle conséquence en biodynamie ? Tout ce qui stimule et équilibre la vie des sols stimulera par la même occasion les champignons du cep. Et ce qui équilibre la vie des sols équilibre également l’écosystème du pied de vigne.


Or, s’agissant des maladies du bois, de plus en plus de chercheurs sont amenés à considérer qu’elles sont liées à des déséquilibres entre les différents champignons dans la souche dont certains s'imposent au détriment d’autres et provoquent le symptôme d'apoplexie. Le soin consiste alors à appliquer des produits naturels comme la bouse de vache ou des turricules de vers de terre  qui stimulent la biologie. Il intéressant de relever que les champignons trichoderma sont telluriques.


David Lefebvre

L'Est Agricole et Viticole

 


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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 06:32

Depart-Zotzenberg.jpgDépart en bas du Zotzenberg

A peine 2 heures pour faire le tour des principaux terroirs de Mittelbergheim et d'Andlau par ce matin un peu couvert après les chutes de neige de la veille. Départ du parking du Zotzenberg en haut du village de Mittelbergheim. Se diriger vers la table ampélographique sur le chemin le plus raide qui monte dans le Grand Cru.


Kirchberg.jpgLe Grand Cru Kirchberg

Arrivé au sommet de la colline ont peut voir en contrebas le village de Barr dominé par le Grand Cru Kirchberg. Continuer le chemin qui longe le haut du Zotz en direction du Château d'Andlau.


Zotzenberg.jpgMittelbergheim vu du bout du Zotzenberg

Arrivé au bout du Grand Cru on profite d'une très belle vue de Mittelbergheim, de la plaine d'Alsace et de la Forêt Noire quand le temps le permet, ce qui n'était pas le cas ce jour là.


Col-du-Crax.jpgArrivée au col du Crax

Poursuivant le chemin on arrive à une première puis très rapidement à une seconde barrière qui marque l'entrée dans la forêt. Prendre le petit sentier des Espiègles en direction du Crax et d'Andlau (ronds rouges). Au fur et à mesure de la montée on constate que la végétation composée d'abord de châtaigners et d'accacias laisse la place aux résineux. Après 45 minutes on arrive au sommet du Col du Crax.


Gebreit.jpgGebreit

Une fois au sommet, poursuivre par le petit sentier qui descend en direction du Kastelberg et d'Andlau (toujours les ronds rouges). Une fois sorti de la forêt on peut voir sur la gauche le Grand Cru Wiebelsberg, devant soi le village d'Andlau et sur la droite le lieu dit Gebreit, petit plateau granitique situé derrière le sommet du Kastelberg. Descendre à travers les vignes pour rejoindre le chemin qui mène au sommet du Kastelberg.


Andlau.jpgAndlau du sommet du Kastelberg


Continuer la descente sur le chemin qui traverse le Kastelberg. Au détour d'un virage ondispose d'une très belle vue d'Andlau et du Clos Rebberg sur l'autre versant de la vallée.


Wiebelsberg.jpgWiebelsberg

Un peu plus loin on découvre le Grand Cru Wielsberg. Arrivé à la D 62 (1 heure 10 àprès le départ), traverser la route et se diriger sur la gauche en direction de Mittelbergheim pendant une dizaine de minutes avant de traverser au niveau du calvaire pour prendre le GR 5.


Sous-Hagel.jpgCarrière sous Hagel

A l'approche de Mittelbergheim on longe le lieu dit Brandluft qui fait face aux anciennes carrières de calcaire situées sous le lieu dit Hagel. Une centaine de mètres avant d'arriver aux premières maisons, prendre le chemin qui monte à droite et conduit au sommet du Hagel.


Hagel.jpgHagel, au fond le Brandluft

Poursuivre le chemin jusu'au transformateur, prendre à droite puis une nouvelle fois à droite 100 mètres plus loin pour arriver pratiquement devant le Domaine Dolder. Descendre et prendre sur la gauche le chemin de la Sinn qui conduit dans le Stein.


Stein.jpgStein

Remonter le Stein jusqu'à l'église protestante puis regagner le parking du Zotzenberg en traversant le village par la rue Principale. Arrêt conseillé au Restaurant Gilg si l'heure s'y prête.


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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 16:44

Duo OenologiePierre Sanchez et Xavier Couturier


Créé en juillet 2008, le laboratoire Duo Oenologie connait  un succès grandissant tant l'expertise de ses créateurs est reconnue dans le vignoble. Formés en Alsace et en Bourgogne, Pierre Sanchez et Xavier Couturier comptent maintenant plus de 80 clients, dont quelques une des adresses le plus prestigieuses d'Alsace.

Leur approche est fondée sur la mise à disposition d'outils d'analyse et de conseils à ceux qui recherchent leur voie, sans jouer la carte de la vente de produits oenologiques.

Je leur ai demandé de nous livrer une première analyse du millésime 2009.


« Une partie de l’esclavage mental qu’est l’agriculture tient au fait qu’on se dit toujours qu’il fait trop chaud où trop froid, trop humide où trop sec, où qu’une tempête risque d’abîmer les fruits. » Jim Harrisson

 

La viticulture n’est peut être pas totalement un "esclavage mental" mais une chose est certaine les excès climatiques du millésimes 2009 nous fournissent encore quelques « trop » et « pas assez » pour alimenter nos conversations.


Un printemps prometteur nous annonçait une récolte réduite et qualitative, un début d’été pluvieux nous offrira finalement la quantité.


Luminosité, chaleur, températures nocturnes élevées et peut être excès de CO2 dans l’atmosphère activeront la vigne, usine photosynthétique en août et septembre.


Dans ces conditions, les raisins sont donc gorgés de lumière et de chaleur, ce que l’on retrouve naturellement dans les vins de 2009.

 

 Il est toujours délicat de trop généraliser, mais là où 2008 nous apportait des vins sous tension, minéraux, réservés voire austères ; les 2009 sont déjà plus ouverts quelquefois exubérants gras, généreux et opulents. Dans l’ensemble, les 2008 étaient équilibrés autour de leur acidité alors que 2009 s’harmonisent plutôt grâce à la force alcoolique. Les teneurs en sucres à la récolte et les rendements alcooliques impressionnants nous donnent des vins tout en puissance. Même les cépages faiblement alcoologènes comme le riesling et le sylvaner atteignent des titres alcooliques en puissance élevés.


L’influence  « atmosphérique » de l’été se traduit également par des acidités affaiblies une bonne part de l’acide malique ayant été brûlé par le soleil. Les expression des cépages sont plutôt fortes, encouragés par une forte influence foliaire, ce qui nous donne des vins aux plaisirs immédiats et évidents.


Autre conséquence des contrastes climatiques de 2009 (sécheresse précédée d’une période plutôt humide), une richesse des moûts en composés azotés : azote minéral, peptides et protéines.

 

Selon les sols et le type de conduite, les vignes réagissent différemment à l’influence climatique, les vins de 2009 en sont les témoins. Les vins issus de vignes âgées, de terrains favorables à un enracinement profond ou de ceux  à forte réserve hydrique, de parcelles dont les pratiques culturales favorisent une expression plus racinaire que foliaire sont en général moins "solaires". Dans ces cas, le sol joue pleinement son rôle de tampon et vient tempérer les excès climatiques, les vins gardent plus de fraîcheur, les acidités sont plus ou moins préservées et la composante minérale reste perceptible.

 

Dans notre contexte de réchauffement climatique,  il semble que 2009 soit un avant goût de ce que les climatologues nous promettent pour demain : un glissement de notre climat continental vers un régime de plus en plus méditerranéen à savoir forte précipitations au printemps  précédant des  phases de sécheresse plus où moins violentes. En  période estivale  l’essentiel des précipitations se résument à des pluies d’orage.


2009 nous donne des vins de plaisirs faciles, au fruité gourmand, mais ce millésime est également  un annonce ou un avertissement d’un climat qui change.


Pierre Sanchez et Xavier Couturier

Duo Oenologie

101 route du Maréchal Foch

67730 CHATENOIS


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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 17:00

Westhoffen.jpgWesthoffen vu de Wangen ce matin

Bonne et heureuse année 2010

Je profite de ce message pour proposer à ceux qui souhaitent se joindre à moi pour des ballades, éventuellement accompagnées de dégustations, dans le vignoble alsacien de me contacter par mail : oenophil@orange.fr

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 06:11

1-depart-Dahlenheim.jpgCalvaire  de Dahlenheim

Le point de départ de cette promenade est situé au sommet de la côte de Dahlenheim, près du calvaire. Prendre le sentier viticole, indiqué mais non visible sur la photo, qui part sur la gauche du calvaire et traverse le lieu dit Silberberg. Après environ 200 mètres prendre à droite entre les vignes pour rejoindre le sommet de la petite butte du Silberberg.


2-Maria-Altbronn.jpgMaria Altbronn

De là on aperçoit sur la gauche, la Chapelle Maria Altbronn autour de laquelle s'élevait au Moyen Age un village qui fût dévasté par la peste noire.


3-Sacre-Coeur.jpgSacré Coeur vu du Silberberg

Droit devant on découvre la statue du Sacré Coeur qui domine le grand Cru Altenberg de Wolxheim.


4 Sacré Coeur HornStatue du Sacré Coeur

Descendre en direction de la statue en suivant les sentiers qui traversent les vignes pour rejoindre le chemin goudronné et la table de pierre située sur la droite. En continuant le chemin qui descend on arrive rapidement au pied de la statue du Sacré Coeur, posée sur son socle de calcaire oolitique (15 minutes depuis le départ).


5-Chapelle-Saint-Denis.jpgAu coeur du Grand Cru Altenberg de Wolxheim

Prendre le sentier qui descend à travers le Grand Cru juste devant la statue du Sacré Coeur jusqu'au château d'eau. On aperçoit alors la Chapelle Saint Denis entourée du petit cimetière de Wolxheim. Descendre le chemin sur la droite  pour rejoindre la chapelle (30 minutes depuis le départ).


6 chapelle Saint denis 2Chapelle Saint Denis

Tout juste après avoir dépassé la Chapelle en direction de Wolxheim, prendre sur la droite le chemin goudronné. Il conduit jusqu'au foudre Zoeller d'où l'on peut admirer le Grand Cru.


7 ZoellerFoudre Zoeller

En continuant le chemin goudronné puis simplement enpierré par la suite on arrive à un panneau indiquant le Sentier Viticole Walter. En quittant le chemin pour suivre le sentier descendant sur une centaine de mètres, on découvre alors la falaise du lieu dit Rothstein d'où furent tirés les blocs de grès ayant servis à la construction de la cathédrale de Strasbourg.


8 falaises Rothstein
Falaise du Rothstein

Revenir alors sur ses pas pour reprendre et continuer le chemin initial qui longe le sommet de la falaise et nécessite un minimum de prudence. Une fois arrivé au panneau qui l'indique, suivre le Sentier Viticole du Kastelberg (40 minutes après le départ) qui descend vers la gauche.


10 Soultz les BainsSoultz les Bains vu de l'Obere Hund

On loge alors par le chemin du haut, les vignes du lieu dit Obere Hund, terroir calcaire, qui dominent le village de Soultz Les Bains. Suivre le chemin jusqu'à la route qui relie Dahlenheim à la D 442 qui va de Marlenheim à Molsheim (1 heure après le départ).


11 SussenbergSussenberg

On découvre alors les terrasses du Sussenberg qui bénéficient d'une superbe exposition Sud. Traverser la route et prendre immédiatement sur la droite un sentier à travers les vignes (ne pas descendre jusqu'à la petite route goudronnée). Après 100 mètres quand la pente se redresse prendre sur la gauche un chemin, puis aussitot un second sur la droite d'abord cimenté puis enpierré qui monte en direction de Marlenheim.

Après quelques minutes on aperçoit droit devant le Grand Cru Steinklotz qui domine le village de Marlenheim et sur la gauche le Grand Cru Altenberg de Bergbieten.

Par un virage en épingle à cheveux sur la droite, reprendre la montée vers le sommet du Mont Scharrach, jusqu'au pied du gros pin (1 heure 20 minutes depuis le départ).


12 Sommet Mont ScharrachPrès du sommet du Mont Scharrach

Continuer le chemin en direction de Dahlenheim en suivant le sentier viticole (indiqué) qui traverse le Grand Cru Engelberg et rejoindre le sommet de la carrière située au milieu du Grand Cru. Descendre légèrement sur la droite de la carrière pour avoir une vision d'ensemble de la partie Ouest du Grand Cru.


13 Engelberg OuestGrand Cru Engelberg partie Ouest

Descendre le chemin qui longe la carrière par la gauche en s'aidant de la main courante jusqu'au coeur de la carrière de calcaire oolitique d'un jaune surprenant ( 1 heure 30 minutes depuis le départ).


14 Descente carrière EngelbergLe sentier de la carrière


15 Carrière EngelbergLa carrière

En revenant sur ses pas pour reprendre le sentier viticole, on peut observer la partie Est du Grand Cru.


16 Engelberg partie EstGrand Cru Engelberg partie Est

Continuer le chemin en direction de Dahlenheim, une fois les premières maisons dépassées, prendre une voie goudronnée sur la droite qui ramène au point de départ ( 1 heure 35 minutes depuis le départ).


Si vous vous perdez, envoyez moi un mail, je viendrai vous chercher...

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