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Chroniques

Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 20:28

 

Salon de Grands Cépages Blancs


Organisé à Strasbourg par Strasbourg Evènements qui espérait 4000 visiteurs, le Salon des Grands cépages Blancs du 7 avril, se solde par une fréquentation très moyenne de seulement 1300 visiteurs. La communication plus que discrète autour de l’évènement est-elle la seule responsable de ce que l’on peut considérer comme un échec ou faut-il chercher ailleurs ?


Quand les alsaciens comprendront que leur intérêt est de se rassembler pour produire un grand événement autour de leurs vins au lieu de se disperser dans de multiples micro-organisations sans intérêt, nous aurons fait une bonne partie du chemin. L’expertise et les compétences du CIVA dans l’organisation d’un projet ambitieux est incontestable. Quand la profession va-t-elle lui demander ?


Assemblée Générale du SYNVIRA


Le SYNVIRA regroupe 730 vignerons récoltant sur les quelques 4380 déclarants alsaciens.  Eliane GINGLINGER, sa présidente, rappelle en introduction que l’année 2012 n’aura pas été de tout repos. Affaire Albrecht, régulation de la production (droits de plantation), sont des sujets préoccupants qui n’incitent pas à la sérénité. Coup de griffe au Groupe Transversal accusé de discréditer les organisations légitimes et représentatives, sans pour cela nier un environnement délicat.


Intervention de Rémi GRESSER, président du CIVA qui pose la question : « Comment transformer notre notoriété en acte d’achat ? », car « notre notoriété est bonne ». Cependant les ventes de vins tranquilles baissent, l’Alsace est sauvée par le Crémant.


SARL Jean ALBRECHT


Difficile de ne pas évoquer ce dossier très présent dans l’esprit des vignerons alsacien. Dans les colonnes de l’Alsace, Clément TONNOT revient sur les rancœurs attisées par la création de la récente SARL Jean ALBRECHT crée en décembre 2012 sur les cendres encore chaudes de la SA du même nom. Six marques ont été déposées auprès de l’INPI : Famille Albrecht, Cécile Albrecht, Jean Albrecht, le Weyd de Jean Albrecht, en référence à une cuvée de Pinot Noir. Pour rappel, c’est la Marque Jean Albrecht qui a été rachetée par WOLFBERGER.


La pilule a du mal à passer, surtout pour les créanciers du négoce maintenant liquidé. Pas d’information officielle quant à la décision de la justice de poursuivre ou non. A suivre.


10ème Rendez-Vous des Vignerons Bio d’Alsace


Avant la tenue de cette manifestation annuelle le 1er mai à Kientzheim, l’OPABA présente dans le cadre du Club de la Presse, les chiffres du Bio alsacien. Avec 13,5% du vignoble, la viticulture biologique et biodynamique alsacienne poursuit son développement. 257 vignerons dont 174 en production Bio et 83 en conversion pour une surface de 2120 hectares de vignes.


Rappel également de la charte de vinification VINABIO élaborée localement par des vignerons et plus restrictive et exigeante que la norme européenne. 38 vignerons en sont signataires.


 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 18:25

 

CIVA : Conférence de presse du 15 mars


Présentation des ventes de vins d’Alsace 2012, en progression de 0,3 %, par Jean-Louis VEZIEN, puis appel à l’union de Rémi GRESSER qui veut maintenir l’unité de l’appellation. Le président du CIVA qui dit « rester à l’écoute des critiques, à condition que ce soit dans l’intérêt d’un consensus général », tient également à préciser qu’il n’y a « aucune discordance » entre le CIVA et l’AVA, seulement « des frictions entre hommes », alors on est rassuré.

 

En ce qui concerne l’omniprésente affaire ALBRECHT (14 millions de passif, ça augmente de semaine en semaine), Rémy GRESSER, revient dans les colonnes de l’EST AGRICOLE, sur l’accusation de ne pas avoir averti de la situation, dont l’organisme qu’il préside a fait l’objet : « A chaque transaction, le courtier dépose un double du contrat au CIVA. Nous avons une opératrice qui, elle seule, connait la transaction de volume et de prix. Pour notre part, nous recevons pour seule information une récapitulation statistique mensuelle. C’est la seule information dont nous disposons car les missions du CIVA à cet égard ne concernent pas les données individuelles mais les seules données statistiques. Ceux qui ont fait courir la rumeur selon laquelle l’année dernière nous aurions dû être au courant des transactions réalisées, notamment celles qui n’ont pas été payées, c’est totalement faux et nous n’en avons pas le droit. ». Voilà qui est dit.


Jean-Claude RIEFLE Grand Maître de la Confrérie Saint-Etienne


Compte rendu édulcoré du discours d’intronisation de Jean-Claude RIEFLE, dans les colonnes de l’Est Agricole par Jean-Michel HELL, qui oublie de rapporter quelques propos bien sentis sur l’illusion de bien-être qu’apporte le Crémant dopé par le marketing du prix bas et de la gueule de bois qui suivra au réveil.


Carnet Rose


Publication de l’acte de naissance de la SARL Jean ALBRECHT, siège social 37 Grand-rue 68500 Orschwihr, constituée en date du 1 décembre 2012. L’objet social de cette structure est, entre autre, l’exploitation de la marque Jean ALBRECHT.


Assemblées Générales des sous régions de l’AVA


C’est au mois de mars que se tiennent les assemblées générales des 5 sous régions de l’AVA. Plans d’encépagement, droits de plantation, hiérarchisation et marché du vin ont été évoqués à la sous-région de Guebwiller. La sous-région de Molsheim n’a toujours pas de président, on y parle des mêmes sujets. Le compte rendu publié dans l’Est Agricole du 15 mars fait l’objet d’un rectificatif la semaine suivante de la part de l’AVA. En cause, les propos de Fréderic BACH, directeur de l’AVA, qui auraient été mal compris sur le sujet de la hiérarchisation et plus particulièrement sur les usages isolés dans les lieux dits.

 

Le directeur de l’AVA précise qu’il n’a en aucun cas affirmé que « Un usage isolé ne peut pas être intégré dans la hiérarchisation ». Il n’a pas non plus exprimé que « Le groupe inventaire a donc exclu les lieux dits isolés revendiqués par une seule exploitation ». Si le rapport de 2004 sur la hiérarchisation s’appuyait bien sur des usages multiples, significatifs et constants, le règlement européen de 2008, repris par le décret étiquetage du mai 2012 permet explicitement la revendication d’une unité géographique plus petite que l’appellation, à condition que le cahier des charges de cette appellation le prévoit, ce qui semble être le cas.


Hiérarchisation


C’est bien le sujet chaud du moment. Il a été évoqué à l’occasion de l’assemblée générale de l’AVA qui s’est tenue le à Colmar le 21 mars. Sept hypothèses ont été proposées par la commission de travail aux sous-régions. Il semblerait que la septième proposition soit celle qui serait privilégiée par le plus grand nombre. Cette proposition prévoit un schéma de protection avec au sommet 51 AOC Alsace Grand Cru, au milieu des AOC Alsace lieu-dit (1er cru), puis des appellations communales.

 

Gérard BOESCH relève le caractère ambitieux de cette hypothèse et ajoute : « Si on vise le premier cru, cela concernera 20 à 30 producteurs au maximum » (propos rapporté dans l’Est Agricole du 28 mars). Pourquoi 20 à 30 ? Le dossier est-il déjà bouclé ?


Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Dimanche 21 avril 2013 7 21 /04 /Avr /2013 17:48

 

Presse locale


« Le Vignoble se protège », c’est le titre d’un l’article d’Isabelle NASSOY publié dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 5 mars 2013. On y évoque l’attachement du vigneron pour son patrimoine foncier, mais aussi l’arrivée d’investisseurs au cours des dernières années. Sont cités Michel CHAPOUTIER (voir chronique du mois de février), mais aussi  Marcel WOHLGEMUTH qui a acquis récemment le Clos Saint Odile à Obernai, 15 hectares d’un seul tenant. « Ce n’est pas pour construire » précise l’acquéreur qui souhaite voir son bien classé en Grand Cru, il lui faudra sans doute un peu de patience. Mais c’est surtout autour de Marc RINALDI que se concentre l’attention du milieu viticole aujourd’hui.


Investisseur avisé dans des secteurs extrêmement variés, il jette son dévolu sur un vignoble qu’il aimerait bien croquer pour y réaliser de bonnes affaires. Lui aussi s’est intéressé un temps à la reprise de la SA Albrecht mais il a rapidement compris qu’il valait mieux aller chercher son bonheur autre part. En achetant le Domaine SALZMANN- THOMANN de Kaysersberg via la société Les Vignobles de l’Oberhof qu’il vient de créer avec entre autre Trimbach de Ribeauvillé, Marc RINALDI met la main sur 5,5 hectares pour moitié situés sur le Grand Cru Schlossberg. « On a eu une opposition incroyable » déclare-t-il. Pas aussi incroyable que cela, puisque l’affaire a pu se faire.

 

Marc RINALDI précise que d’ici un an, 25.000 bouteilles seront commercialisées, avec l’ambition de passer à 100.000 à 10 ans. Ceux qui ont de la vigne à vendre savent donc où s’adresser.             

                                                                                

Presse nationale


Cette fois c’est l’Expansion qui s’y colle : Etat de crise dans le vignoble alsacien. En 2 pages on retrouve l’affaire ALBRECHT, Thierry SCHOPFER le directeur de la Cave de Bestheim qui se défend de mener une politique de dumping et renvoie la faute aux organisations interprofessionnelles qui ne sont « qu’un panier de crabe ». Jean-Michel DEISS qui expose sa vision de la situation dans un large encart, et le maintenant incontournable Marc RINALDI qui entend repositionner les vins d’Alsace vers le haut de gamme et revient sur la terrible opposition de la SAFER à laquelle il aurait dû faire face avant qu’elle ne lui donne son accord pour 5 hectares de vignes. Sans doute était-il le seul demandeur ?


Et puis il y la RVF qui classe comme chaque année les 200 personnalités les plus influentes du vin en France. Deux alsaciens figurent dans ce classement : Joseph HELFRICH, Président des Grands Chais de France, et Jean-Michel DEISS que l’on ne présente plus. Ceux qui figurent au classement peuvent se réjouir pendant que ceux qui n’y figurent pas se consolent en se demandant quelle est la crédibilité d’un tel exercice quand on y retrouve cité Hervé BIZEUL, sans doute pour se défâcher après quelques mots désagréables il y a quelques mois, et Miss Glouglou, certainement par copinage…


60ème Anniversaire de la Route des Vins      

                                      

Jean-Louis CHRIST, maire de Ribeauvillé refuse au nom de sa commune, à participer au Slow Up organisé par le Comité Régional du Tourisme et le CIVA à l’occasion du 60ème anniversaire de la création de la Route des Vins d’Alsace. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est un Slow Up, je précise qu’il s’agit simplement d’interdire une portion de route à la circulation pour la réserver aux piétons et aux cyclistes. Concept Suisse, l’utilisation du terme Slow Up serait soumise à royalties à hauteur de 85.000 €…


Le Slow Up sera donc raccourci et se déroulera entre Chatenois et Bergheim.


Tribu des Gourmets


La Tribu des Gourmets, que l’on ne connaissait jusqu’à présent, uniquement dans le registre de la promotion du vin chaud d’Alsace, veut « Changer de Logique ». Rassurez-vous, ils ne proposent pas encore le blanc limé, ça c’est pour plus tard, mais seulement d’ouvrir de nouveaux horizons commerciaux aux vignerons alsaciens, en privilégiant les assemblages de cépages et en redonnant à Strasbourg son rôle de prescripteur de vins d’Alsace. En s’appuyant sur quelques éléments historiques épars, Charles BRAND, Gourmet en chef, se propose de « fédérer les vignerons qui sont prêts à suivre cette démarche et à se servir de cette plateforme pour créer un courant commercial fort ». Bon courage à eux.


 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Lundi 1 avril 2013 1 01 /04 /Avr /2013 19:18

 

Récolte 2012


Le CIVA annonce les résultats de la récolte 2012 en Alsace : 1.120.000 hectolitres, en recul de 3,5% par rapport à la récolte 2011. En ce qui concerne les ventes, elles frémissent de 1,4% tous marchés confondus. Jean-Louis VEZIEN, Directeur du CIVA, relève les fortes progressions sur les marchés chinois (+40%), japonais (+ 44%) et russes (+ 260%) en soulignant toutefois qu’elles se font sur des volumes peu significatifs. Les prix sont à la hausse à l’export mais la valorisation sur le marché français reste délicate. Tout va bien.

 

Coopération


La Cave de Cleebourg se félicite, lors de son assemblée générale, de son adhésion depuis la fin de l’année 2011 à la Weinallianz, qui regroupe maintenant 8 coopératives. Basée à Worms dans le Palatinat, cette structure vend la production de ses adhérents dans toute l’Allemagne et à l’export. Les ventes de vins d’Alsace, bien supérieures aux prévisions, comblent les producteurs de raisins de l’Outre-Forêt échaudés par l’affaire Albrecht, et qui semblent par-là, tourner le dos à la coopération alsacienne.

 

Pierre BERGER, Président de la Cave de Beblenheim, quitte ses responsabilités à la tête de Coop de France Alsace qui regroupe l’ensemble de la coopération alsacienne. C’est Hervé SCHWENDENMANN, Président de WOLFBERGER qui le remplace. Le 16 janvier, les coopérateurs de Coop France Alsace ont reçu Boris CALMETTE tout juste élu à la présidence de la Confédération des Caves Vinicole de France accompagné par sa directrice, Christine ASSY. Les réformes de la politique agricole commune ont été évoquées. Ainsi disparaissent l’aide à l’enrichissement, l’aide à la production d’alcool de bouche, la distillation de crise reste possible dans le cadre des aides nationales. Parmi les mesures importantes retenues, la restructuration et la reconversion du vignoble, les investissements, la promotion et les prestations viniques. L’amélioration de la compétitivité des exploitations viticoles semble passer, selon le programme adressé à la Commission Européenne, par la restructuration et la reconversion du vignoble, en adaptant les cahiers des charges, dans le cadre d’une indication géographique, en réponse à la demande des metteurs en marché. L’Alsace est-elle prête à entendre de tels arguments et à sortir du tout AOP ?

 

Le Groupe BESTHEIM (17 millions de bouteilles), leader de la coopération et plus gros metteur en marché alsacien, cède le vendangeoir de Dorlisheim à la coopérative de Beblenheim. Propriété de BESTHEIM depuis la reprise au passif conséquent de DIVINAL, cette structure et les apporteurs de raisins qui le souhaitent, iront donc rejoindre le groupement coopératif de Beblenheim, fortement demandeur de vins en vrac à destination de la GD. Malgré l’absence d’information quant au montant de la transaction, on peut imaginer que Beblenheim a réalisé là une bonne opération, en accédant à des volumes significatifs.

 

Négoce


Lors de l’assemblée générale de l’UNIVA (union des apporteurs de raisins de la maison Arthur METZ), on évoque un grand plan de ré-encépagement qui vise à remplacer le Sylvaner par d’autres cépages. Le Sylvaner est trop cher pour nous, déclare Serge FLEISCHER, Directeur d’Arthur METZ. Pour les vignerons concernés reste le choix entre l’arrachage et la replantation ou bien celui du surgreffage, en profitant de l’aide de l’enveloppe de France AGRIMER. Les prix de production, dans le cadre de l’AOP Alsace, ne sont plus en phase avec les prix du marché, relève Serge FLEISCHER, tout en soulignant, sans citer personne, l’ambiance malsaine et l’attitude de certains metteurs en marché qui ne respectent pas les prix qu’ils annoncent. Cette restructuration du vignoble, imposée par le marché, serai-t-elle annonciatrice de mouvements plus importants à venir ?

 

Naissance du Groupe Transversal Alsace


Un groupe de producteurs (vignerons, négociants, coopérateurs alsaciens) qui estime que la situation économique, sociale et politique du vignoble se dégrade, vient de se constituer. Sous la bannière de Groupe Transversal de Réflexion Alsace 2015, il fait part de son constat en déplorant : la paupérisation croissante de la viticulture, la perte d’attractivité des vins d’Alsace sur les marchés, la situation sociale criante : combativité et engagement en berne, l’absence de vision politique claire, les tensions entre les diverses instances représentatives et les difficultés multiples avec l’Organisme d’Inspection. Le 16 janvier, le Groupe se rend à la Maison des Vins pour y rencontrer leur organisation professionnelle. Avec l’affaire ALBRECHT en toile de fond, le collectif jette un pavé dans la mare. Jérôme BAUER, nouveau Président de l’AVA, joue l’apaisement et conteste la vision catastrophiste du Groupe, même s’il partage certains constats sur la faiblesse des prix du vrac. Des propositions sur la hiérarchisation des terroirs, serpent de mer de ces 20 dernières années, doivent être présentées aux présidents des syndicats viticoles le 24 janvier.

 

Vins secs : mythe ou nécessité ?


L’éternel problème de la sucrosité des vins d’Alsace évoqué une nouvelle fois au cours d’une conférence organisée au Lycée Agricole de Rouffach. Que faire ?

 

Jérôme BAUER, Président de l’AVA, pense qu’il ne serait pas bon de légiférer alors on revient sur cet indice de sucrosité sous forme d’une échelle, de 1 à 10 ou de 1 à 5, qui figure déjà sur la contre étiquette de quelques producteurs. Mais lorsque l’on parle de sucrosité, chacun voit midi devant sa porte et des vins avec plus de 10 grammes de sucres sont parfois indiqués comme secs !

 

Le manque de lisibilité de la production alsacienne, qui reste le problème primordial pour les consommateurs, ne semble pas prêt d'être réglé par les producteurs.

 

 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 07:55

 

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Un programme chargé ce wee-end avec les Portes Ouvertes au Domaine KREYDENWEISS le samedi 23 et le dimanche 24 mars toute le journée. Elles se poursuivront pour les "pros" le lundi 25 en compagnie de Lucas RIEFFEL et du Domaine GRAMENON.

 

A quelques foulées d'Andlau, les vignerons de MITTELBERGHEIM ouvrent leurs caves le dimanche 24. Manifestation maintenant bien rôdée et toujours de qualité.

 

Ne pas manquer de rendre visite à Jean-Pierre RIETSCH pour du Rock, du Raku, le bar à vin Nature de Jean WALCH et bien entendu goûter les vins du Domaine.

 

 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Dimanche 27 janvier 2013 7 27 /01 /Jan /2013 16:49

 

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Intolérance, imprécisions et lieux communs, Michel BETTANE s’en donne à cœur joie sur le blog de son obligé Nicolas de ROUYN. Sous le prétexte de préciser la position officielle de sa chapelle à ses paroissiens, il se livre dans un autodafé intitulé : Le vin bio de la rédemption à l’imposture.

 

Passons sur le « terrible hanneton » venu d’Amérique pour nous apporter le phylloxéra et arrêtons-nous sur la pratique de la confusion sexuelle dont M. BETTANE reproche l’usage aux vignerons Bio, sous le prétexte que la molécule des phéromones de synthèse représente un danger réel et contribue à perturber d’autres insectes dont la cicadelle.

 

Confusion sexuelle

 

La confusion sexuelle n’est pas une méthode propre à la viticulture biologique. Son usage sur des parcelles isolées n’a aucun sens et aucune efficacité. C’est pourquoi lorsqu’elle est mise en œuvre, c’est toujours par un groupe de vignerons, souvent dans le cadre d’un syndicat viticole local, dont la majorité travaille généralement en viticulture conventionnelle. Il me semble donc fallacieux d’attribuer aux vignerons bio la paternité de cette pratique qu’ils peuvent considérer selon le cas comme une contrainte ou bien un moindre mal.

 

Brettanomyces

 

Il en va de même avec les brettanomyces qui ne sont pas plus l’apanage des Bios ni des “nature” puisque même de grosses structures de vinification subissent la conséquence de leur présence. Pourtant celles-ci utilisent des doses massives de soufre du pressoir à la mise ce qui montre bien que cette problématique est bien plus complexe que M. BETTANE ne le prétend.

 

Cuivre

 

Mais venons-en au cuivre, marronnier des antis Bios, dont la molécule est autorisée en agriculture biologique mais aussi en agriculture conventionnelle. Les vignerons Bios ont pour obligation de tenir la comptabilité des apports en cuivre de chaque campagne puisque leur cahier des charges en limite l’usage. Je viens d’interroger une dizaine de vignerons Bios alsaciens afin de connaître les chiffres de ces deux dernières années et je constate pour l’année 2011 que la plupart d’entre eux est restée sous le kilo de cuivre métal par hectare, et entre 1 et 2,5 kg en 2012. Si l’on ignore la théorie bizeulienne selon laquelle les Bios sont soit des menteurs soit des tricheurs et que l’on donne crédit à ces chiffres, je ne suis pas du tout certain que la comparaison avec la quantité du même métal utilisée par quelques conventionnels en plus des désherbants, insecticides et systémiques soit toujours à leur avantage.

 

Je ne comprends pas non plus en quoi le cuivre serait responsable de déviations aromatiques et de blocages de maturité dans le cadre d’un usage responsable dans la vigne. Si M. BETTANE fait référence à des pratiques qui consistent a apporter de façon massive du cuivre, aux alentours de 7 kg de bouillie bordelaise par hectare à quelques semaines des vendanges, afin de durcir les peaux et de se préserver de la pourriture, j’ose espérer que cela n’est pas le fait d’un vigneron Bio ni même d’un conventionnel dit raisonné. Les conséquences d’une telle conduite irresponsable ne peuvent être que néfastes.

 

Bio, Bio D et conventionnels

 

Je ne partage pas plus cette vision selon laquelle Bio et Bio D se livreraient un combat sans merci. Une telle analyse montre une grande méconnaissance de la réalité d’un milieu viticole dans lequel je constate avec régularité les échanges intra ou extra régionaux et mêmes internationaux qu’entretiennent vignerons bio et biodymamistes entre eux, mais aussi avec les conventionnels curieux qui les interrogent. Sans doute la conséquence d’un journalisme de salon à la recherche d’un peu de piquant ?

 

D’autre part, vouloir réduire les vignerons biodymamistes à des adorateurs béats victimes de croyances irrationnelles issues de ce qui est nommé religion, demeure une contre vérité. Puisque la caractéristique principale de ces vignerons là, réside justement dans la soif de connaissances, la recherche de nouvelles techniques et un net refus d’appliquer des recettes toutes faites. Tout le contraire d’une religion.

 

Vins "Nature"

 

Puis revient l’éternel chapitre sur le vin "nature" obligatoirement puant et oxydé qui semble hanter les jours et les nuits de notre critique national à tel point qu’il lui soit maintenant devenu nécessaire d’exporter sa haine dans un pays voisin.

 

Quand on constate l’abhorration de M. BETTANE vis à vis les vins qui ne répondent pas aux codes esthétiques qu’il a définit comme dominants, on peut s’étonner de tant d’intolérance et même se demander quelles motivations profondes le poussent à discréditer ce courant nature, tant il reste marginal par le volume de production qu’il représente et le public qu’il touche.

 

J’ose espérer que les vrais amateurs, ceux qui consultent son guide pour savoir si ce qu’ils goûtent est bon, ne se laisseront pas piéger par quelques vignerons ou cavistes malfaisants soutenus par des blogueurs irresponsables.

 

De façon très surprenante, le bilan carbone, autre marronnier, n’a pas été évoqué, un oubli sans doute.

 

Ce qui me rassure toutefois, c’est que le sujet du soufre, ressemble beaucoup à celui de la Biodynamie il y a trente ans. Ceux qui s'y intéressaient étaient la risée du vignoble alors que maintenant tout le monde veut en être, à tel point qu’il y a même des convertis récents qui pensent l'avoir inventée...

Les vignerons "Nature" que l'on a trop rapidement réduits à vignerons "sans soufre", ce qui est inexact car il faudrait préciser "en Bio ou Bio D et vinifiant sans intrant ou avec des doses infimes de soufre et sans avoir recours à des procédés physiques", sont aussi l'objet de toutes les attaques. Cependant le mouvement de réflexion qu'ils ont initié fait son chemin et maintenant l’ensemble de la profession prend conscience de ses dérives et commence à réduire les doses de SO2 dans ses vins, tout comme elle a reconsidéré ses pratiques culturales et l’usage de nombreux produits phytosanitaires dans ses vignes. On peut raisonnablement penser que dans une dizaine d'années, quelques domaines phare produiront aussi leur cuvée sans soufre. Cependant comme pour le Bio, ils n’en feront pas état. Je veux dire par là qu’ils répèteront à l’envie à tous ceux qui voudront bien l’entendre, sans doute par excès d’humilité, qu’eux le font mais n’en parlent pas, non jamais, ils n’en parlent jamais. Et c’est pour cela qu’ils sont obligés de le répéter sans cesse.

 

 

 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Mardi 22 janvier 2013 2 22 /01 /Jan /2013 20:18

 

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Après la rencontre de la semaine dernière entre le Groupe Alsace 2015 et les responsables syndicaux de la viticulture alsacienne, le débat est lancé sur le blog du jeune collectif.

 

Les interventions particulièrement pertinentes  nous éclairent  sur l'objet de la discorde.

 

Ainsi, Philippe BLANCK relève un intéressant article publié dans le magazine FORBES sous la plume de Richard NALLEY, qui nous fait part de la perception outre-atlantique de l'Alsace viticole.

 

Jean-Claude RIEFFLE, émet quelques remarques judicieuses au sujet d'une segmentation qui semble inéluctable. Il faut bien avouer que depuis la création des Grands Crus par Marcel BLANCK en 1975 et celle du Crémant l'année suivante, peu de choses se sont passées. Les premiers crus que l'on annonçait déjà en 1982 comme une affaire entendue sont restés dans les cartons des différentes équipes qui ont gérés le vignoble depuis ces trente dernières années.

 

Christian BINNER demande que l'on conserve une petite place pour les vins originaux, avant-gardistes et jusqu'au-boutistes qui participent à l'image de la région.

 

Florian HARTWEG livre une analyse remarquable par son intelligence et le ton posé qu'il emploie.

 

Jean MEYER expose, chiffres à l'appui, un bilan de l'évolution des coûts d'exploitation de la viticulture.

 

Marc RINALDI, organisateur du salon Millésime Alsace, profite de l'occasion qui lui est donnée d'égratigner un CIVA qui serait le responsable de tous les maux. Administrateur de Colmar Expo qui organise la Foire aux Vins de Colmar, M. RINALDI pourrait en profiter pour d'abord faire le bilan de 20 ans de foire aux vins pendant lesquels la priorité a été donnée aux variétés plutôt qu'à la défense de la notoriété viticole de la région.

 

Arnaud IMMELE, oenologue, dénonce les excès de diversité et plaide pour une harmonisation de la viticulture et de l'oenologie.

 

Argumentation reprise de plein fouet par un Jean-Michel DEISS attristé : "Je compte que M IMMELE réfléchise au sens profond de son propos, à la dimension tragique de son diagnostic. Il faut relire le texte produit ensemble , et aussi les propos de Florian Beck Hartweg et comprendre que la force et la particularité de nos appellations c’est justement nos différences . Il n’y a pas de Vin d’Alsace mais des Vins d’Alsace."

 

Un débat enrichissant qui ne fait que commencer...

 

Groupe Transversal Alsace 2015


Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Mercredi 16 janvier 2013 3 16 /01 /Jan /2013 18:13

 

 

Soultz-les-bains-pano.jpg

 

 

Un petit groupe d’acteurs de la filière  viticole, s’est constitué en fin d’année dernière pour réfléchir a la situation de la viticulture alsacienne.

 

Il regroupe Yves BALTENWECK, Philippe BLANCK, Jean-Michel DEISS, Vincent FLEITH, Jean-Pierre FRICK, Pierre GASSMANN, Jean-Claude RIEFLE, Jean-Paul SCHMITT, Etienne SIPP, Marc TEMPE.


Ces vignerons issus de toutes les familles professionnelles et de toutes les sensibilités, estiment que la situation économique, sociale et politique du vignoble se dégrade lentement alors qu’elle est décrite  comme saine par les instances représentatives de la profession.

 

Aujourd'hui 16 janvier, ils se sont retrouvés à la Maison des Vins d'Alsace à Colmar, pour présenter leurs voeux à l'ensemble de la profession mais aussi pour :

  • Etablir en commun un bilan de l'état du vignoble
  • Analyser les causes des défaillances
  • Formuler des souhaits pour leurs appellations

Leur démarche n'est ni politique, ni syndicale et dépasse les clivages traditionnels du vignoble. Elle s'inscrit dans une action déterminée mais respectueuse d'autrui.

 

Leur analyse et leurs propositions qui concernent la gestion de la production (AVA, Syndicats Viticoles, Gestion locale Grand Cru), les Organismes de Contrôle (INAO, ODG, Organisme d'Inspection), l'Interprofession, est en ligne à l'adresse suivante : groupealsace2015.com

 

 


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Lundi 3 décembre 2012 1 03 /12 /Déc /2012 18:44

 

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Evénement incontournable pour les amateurs de Geuze, le ZWANZE Day s'est tenu le 1er décembre dans plus de 30 lieux à travers le monde. L'épicentre était naturellement à Bruxelles où  Jean VAN ROY présentait sa nouvelle Zwanze dans les deux MOEDER LAMBIC de la capitale belge.

 

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Fréquentation très internationale dans les deux bars dès le milieu d'après midi en attendant le moment fatidique où la nouvelle ZWANZE serait servie. Après une courte présentation par Jean VAN ROY, il était 21 heures quand la cuvée nouvelle à base de Geuze et de rhubarbe arrivait sur le tables.

 

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Cuvée dégustée en bonne compagnie et dans les meilleures conditions possibles grâce à la Belgian Connection des amis Jean-François BASIN, caviste bien connu et Patrick BOTTCHER, le monomaniaque, qui avait abandonné son verre de Riesling pour un court moment.

 

Cette ZWANZE 2012 est très différente de la 2011 aux arômes poivrés, qui était issue rappelons le de Geuze et de Pineau d'Aunis.  On retrouve en bouche dans cette nouvelle édition, le fruit compoté et une parfaite alliance entre l'acidité si particulière de la rhubarbe et celle de la Geuze. Et ça se boit à toute vitesse.

 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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Dimanche 11 novembre 2012 7 11 /11 /Nov /2012 18:00

 

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Lors de la Foire aux Vins de Colmar en 1977, des membres de l’ADIVA distribuent un tract signalant que « La viticulture est gravement divisée et que les producteurs les moins favorisés sont en révolte depuis trois ans parce qu’ils sont exploités par quelques privilégiés ». Par ailleurs, l’ADIVA réclame le droit de participer à l’élaboration de la politique viticole et dénonce « les injustices et les gaspillages d’argent qui ne profitent qu’aux grands monopoles ». Ses responsables refusent l’introduction de l’Appellation d’origine Alsace Grand Cru qui « serait profitable aux responsables de l’AVA, tandis que les autres viticulteurs seraient considérés comme des producteurs de 2ème classe, bien que leurs vins soient aussi bons ». Ils critiquent également l’obligation de payer la nouvelle taxe de 2,50 Francs par hectolitre destinée à financer la propagande en faveur des vins d’Alsace qu’un arrêté interministériel autorise le CIVA a collecter.

 

Ce dernier point sera porté devant le tribunal administratif qui rejettera la requête de l’ADIVA  en raison de son caractère tardif compte tenu du fait que l’arrêté du 25 juin 1976 avait été régulièrement publié au journal officiel le 1er juillet 1976 et « que la requérante n’établit pas qu’elle a été valablement mise hors d’état de constater la validité de ce texte dans le délais de recours contentieux »

 

Toutes ces démarches coûtent cher à l’ADIVA et en 1977, sur 13.000 F de cotisations il a été déboursé plus de 5.000 F en honoraires d’avocats.

 

L’année suivante voit l’ADIVA axer son combat sur les dégustations. Le 6 octobre 1978 à l’issue de son assemblée générale, une motion est adoptée, elle expose les revendications de ses membres qui :

 

-          “S’opposent fermement à la création d’un nouvel organisme chargé de l’organisation de la dégustation qui engloutira inutilement des sommes énormes allant de 20 à 50 millions d’anciens Francs comme le prévoient les projets de l’AVA et du GPVA (Groupement des Producteurs Vignerons d’Alsace) ainsi qu’à l’emploi de personnes chargées de diriger cet organisme“

-          “Exigent que les dégustations soient organisées de manière décentralisée et sous le contrôle de l’ensemble des producteurs“

-          “Trouvent inadmissible que les dégustations soient organisées dans la perspective d’assurer une rente financière à l’AVA“

-          “Demandent que soient prises en considération les propositions de l’ADIVA à savoir : dégustation par commune sur l’initiative d’un comité d’organisation indépendant des syndicats, effectuée par l’ensemble des producteurs en présence d’un agent de l’INAO ou de la répression des fraudes  et que cette dégustation soit gratuite“

 

D’autre part, Eugène FALLER stigmatise l’arbitraire et le favoritisme qui se manifeste dans l’attribution de nouveaux droits de plantation. Il cite en exemple la commune de Bernardsviller où 4 demandes déposées par des membres de l’AVA sont satisfaites alors que dans le même temps aucune des 11 demandes déposées par les membres de l’ADIVA n’est prise en compte.

 

Les pressions de l’AVA sur les membres de l’ADIVA sont réelles et de nombreux vignerons conserveront pendant cette période une double casquette en cotisant à la fois à l’ADIVA par conviction tout en continuant rester membre de l’AVA afin de se prémunir des éventuelles difficultés administratives.

 

Il faudra attendre le mois de juin 1980, six années après sa création, pour que l’ADIVA soit enfin reconnue comme syndicat viticole représentatif aux côtés de l’AVA par un jugement du tribunal administratif de Strasbourg. Six années de lutte campées sur les mêmes positions contre la mise d’origine, contre la fiscalité galopante, contre toutes les règles qui restreignent ce que ses membres considèrent comme la liberté d’exercer leur métier de vigneron. Six années d’un combat perdu d’avance contre la modernisation en marche de la viticulture alsacienne.

 

Conséquence logique de sa représentativité enfin reconnue, l’ADIVA en la personne de Xavier FRICK de Pfaffenheim entre au CRINAO.

 

Trois ans plus tard, Eugène FALLER qui depuis quelques années recherche un successeur, trouve en Edmond HERRBRECHT celui qui poursuivra son action à la tête de l’organisation syndicale. D’un tempérament plus modéré, ce dernier continuera à mener le combat contre la toute puissante AVA. Malgré tout l’ADIVA ne parviendra pas à influencer la politique viticole de la région et la voix de ce syndicat s’éteindra peu à peu avant de presque totalement disparaître.

 

Par Oenophil - Publié dans : Chroniques
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