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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 19:09

 

Lezard-Altenberg-de-W-3.jpg

Lézard de l'Altenberg de Wolxheim

 

 

Une fois la première série de terroirs délimitée et le décret paru, la même commission de délimitation se remit au travail pour examiner 25 nouveaux dossiers. La même procédure de travail fût appliquée et le 17 décembre 1992 un nouveau décret relatif à l’appellation contrôlée Alsace Grand Cru fut publié.

 

Dans le Bas-Rhin, neuf nouveaux lieux-dits sont maintenant classés au rang de Grand Cru. Il s’agit de l’Altenberg de Wolxheim, du Bruderthal, de l’Engelberg, du Frankstein, du Muenchberg, du Praelatenberg, du Steinklotz, du Winzenberg et du Zotzenberg.

 

Dans le Haut-Rhin, ce sont seize nouveaux lieux-dits qui accèdent à la même classification : le Florimont, le Froehn, le Furstentum, le Mambourg, le Mandelberg, le Marckrain, l’Ollwiller , l’Osterberg, le Pfersigberg, le Schoenenbourg, le Sporen, le Steingrubler, le Steinert, le Vorbourg, le Wineck-Schlossberg et le Zinnkoepfle.

 

A compter de cette date l’Alsace compte 50 Grands Crus délimités sur 46 communes viticoles dans le cadre d’une appellation d’origine contrôlée : 14 dans le Bas-Rhin et 36 dans le Haut-Rhin.

 

Le décret réaffirme l’obligation qui veut que les vins soient issus exclusivement des cépages Riesling, Gewurztraminer, Pinot Gris et Muscat. Les rendements restent fixés à 70 hectolitres à l’hectare avec un plafond limite de classement de 20%.

 

Le titre alcoométrique naturel moyen minimum prévu par le décret de 1975 est modifié. Il passe de 11 à 10 pour le Riesling et le Muscat et de 11 à 12 pour le Gewurztraminer et le Pinot Gris. La richesse en sucre s’en trouve consécutivement modifiée pour devenir de 153 grammes pour le Riesling et le Muscat et de 187 grammes pour le Gewurztraminer et le Pinot Gris.

 

Les autres dispositions concernant la déclaration préalable de récolte, les conditions d’étiquetages, de dégustation préalable à la mise en marché sont confirmées.

 

Les articles 10 et 11 qui précèdent le dernier article clôturant de façon réglementaire le décret sont toutefois à souligner.

 

Il est ainsi noté que “Toute modification des conditions de production et de l’aire délimitée de l’appellation d’origine contrôlée Alsace Grand Cru est faite sur proposition du comité régional d’experts des vins d’Alsace et selon la procédure prévue par le décret loi du 30 juillet 1935“. Par cette phrase, le Comité Régional d’Experts tient à réaffirmer son rôle déterminant dans l’évolution de la législation viticole alsacienne.

 

L’article 11 abroge quant à lui le décret du 20 novembre 1975. La conséquence directe est qu’il n’est alors plus possible d’utiliser l’expression Grand Cru comme cela avait été précédemment autorisé et usité pendant la période qui va de 1976 à la parution du présent décret en 1992, pour des vins ne répondant qu’à des critères de richesse de moûts, comme cela avait été prévu dans l’ordonnance de 1945 puis modifié ensuite dans le décret de 1971.

 

Tous les dossiers présentés ne seront pas retenus. Le cas de la Harth de Colmar est à ce titre exemplaire. En 1985, le syndicat viticole de Colmar par la voix de Robert KARCHER son président, demande le classement en Grand Cru de 300 hectares du vignoble de la Harth. Toutes les démarches ont été réalisées et une dégustation préliminaire par une commission a déjà eu lieu. Cependant cette dernière émet des réserves quant à l’importance de la surface à classer. Le syndicat justifie sa demande en soulignant « que cette surface est une entité géographique, géologique et climatique indissociable ». Deux ans plus tard, devant les réticences de l’INAO, la demande ne porte plus que sur 102 hectares. Ce dossier sera finalement sans suite.

 

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Published by Oenophil - dans Chroniques
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