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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 19:00
Mittelbergheim, le 3 avril 2008


Jura rouges, enfin...




Depuis le temps qu'on attendait cette soirée maintes fois reportée : virée jurassienne
avec 7 Poulsard et 8 Trousseau.



Arbois Poulsard 2005 Michel Gahier Montigny-les-Arsures

Une robe claire et un joli nez de groseille mais un corps moyen et surtout une finale métallique. Trop d'alcool pour la matière. J'avais déjà goûté beaucoup mieux cette cuvée du discret et efficace (dixit Olif) Michel Gahier.


Côtes du Jura "La cuvée de l'Enfant Terrible" 2005 Jean-François Ganevat (Poulsard)

Belle robe dense et brillante qui rappelle plus la Bourgogne que le Jura. Le nez est légèrement réduit avec des notes de torréfaction et de bois, la bouche fruitée mais un peu rêche avec une structure aromatique qui n'a rien de jurassienne. Finale un peu courte pour un vin qui donne l'impression d'avoir été forcé.


Arbois Poulsard 2005 Sans Soufre Stéphane Tissot

Robe trouble, olfaction fermentaire de vin nature. Belle structure tannique allégée par un perlant agréable et une astringence plaisante qui fait saliver. Le vin est gourmand avec une attaque fraîche et une bouche relâchée.


PP 2005 Jean-Marc Brignot Molamboz (2/3 Poulsard 1/3 Pinot Noir)


Un nez d'abord animal qui évoque pour certains le Cirque Pinder puis révèle ensuite des notes fruitées. La bouche possède une fluidité remarquable avec des tannins d'une extrême finesse. Il y a tout dans ce vin, la tension, le fruit, l'acidité, la fluidité et la longue finale sur des arômes de groseille. Parfaite cohérence de l'ensemble et très grande justesse.


Arbois-Pupillin "La Chamade" 2005 A et P Bornard Pupillin (Poulsard)

Pas facile de passer après Brignot, pourtant c'est un joli vin avec une trame construite sur la finesse et un fruit croquant. La réussite réside dans le bel équilibre et la fraîcheur d'un vin qui se veut sans prétention et tient finalement fort bien son rang.




Arbois-Pupillin 2004 Overnoy-Houillon Pupillin (Poulsard)

C'est un vin remarquable avec un fond et une esthétique éloignée des standards actuels. Fraîcheur, longueur et une structure en bouche harmonieuse qui apporte de l'émotion. La finale épicée aux multiples arômes qui étire le vin. Du très grand art dans un millésime qui à priori ne fait pas partie des plus fameux en Jura.


Arbois Poulsard 2000  Jacques Puffeney Montigny Les Arsures

La robe est très claire, le nez voilé par une déviation liégeuse. Le vin est dilué et astringent avec l'alcool qui prédomine. Une matière particulièrement faible et une impression de vin surfiltré à mettre certainement sur le compte du bouchage.


"J'en Veux" Vin de Table Jean-François Ganevat La Combe de Rotalier (Cépages divers et variés)

Robe d'un noir profond, bouche bien dessinée et fraîche avec des tannins fins et un peu de CO2. Le vin ne montre aucune prétention mais affiche une parfaite esthétique et de la tonicité. C'est bon, c'est simple, j'en veux.


Rubis 2005 Berthet-Bondet (Trousseau)

Maigre et décharné avec des arômes de cassis de synthèse et de bonbon anglais. Bouche courte et monolithique sans intérêt. Il n'y a pas de vin dans cette bouteille.


Trousseau Singulier 2005 Stéphane Tissot


Robe rubis foncé, matière dense avec des tannins un peu rêches. La finale est légèrement astringente et laisse l'impression d'un vin bien fait et relativement conventionnel. La maturité est parfaite, l'extraction réussie mais il manque l'éclat.


Arbois Trousseau 2005 Michel Gahier Montigny-les-Arsures

La bouche est lisse légèrement chaude, alcooleuse et manque de netteté. Ce n'est décidément pas le bon jour pour Michel Gahier dont les vins font bien meilleure figure habituellement.


Cuvée du Puceau 2004 Jean-Marc Brignot Molamboz (Trousseau)

Nez fruité et fermentaire, en bouche on a plus l'impression d'avoir du jus de raisin que du vin. Très peu d'alcool, 11,8°. Même si c'est court, c'est parfaitement mûr et surtout désaltérant. Bien que le vin ne soit pas corsé, il possède du fond et on ne peut pas le qualifier de léger. Une esthétique vraiment surprenante mais bien aboutie même s'il est difficile d'y retrouver le cépage.


Pascal CLAIRET Domaine de la Tournelle


Trousseau des corvées  1996 2004 2005 Domaine de la Tournelle Arbois

Oublions le 1996 qui doit être un des tout premiers millésimes de Pascal Clairet et portons notre attention sur les réalisations plus récentes. Puissant 2005 avec sa belle matière dense et parfaitement extraite, une tenue en bouche remarquable d'amplitude et une agréable finale épicée. Elégant 2004 à l'acidité précise et à l'équilibre plus aérien qui démontre  le savoir-faire de ce vigneron fort sympatique qui réussit également de jolis vins blancs.


Arbois Trousseau "Les Bérangères" 2004 Jacques Puffeney Montigny-Les-Arsures


Olfaction toute en finesse et retenue. Le vin possède un corps austère qui a besoin d'air pour s'exprimer. Aucune lourdeur, de jolis tannins fondus et une expression élégante et digeste.



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Published by Oenophil - dans Dégustations
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commentaires

Olif 14/04/2008 22:23

Dommage pour les vins de Michel Gahier, effectivement, qui se goûtaient plutôt bien (pas dans ne comparative) la dernière fois que j'ai mis le nez dedans. Surpris par contre que tu ais du Ploussard, car c'est un cépage que Michel n'affectionne et ne commercialise pas, à ma connaissance, c'est son "vin des vendangeurs". Ne s'agirait-il pas plutôt du Trousseau "de base" en premier et de la cuvée Trousseau Grands Vergers en deux?