Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 18:40
Barr, le  29 novembre 2007


Beaujolais




Novembre c'est le mois du Beaujolais nouveau, excellente occasion pour réaliser  en quelques bouteilles, un tour d'horizon de cette belle région.


Beaujolais Nouveau Cuvée Première 2007 Jean-Paul BRUN

Le nez est "technique", la bouche métallique, astringente et terne. Bof, bof, bof !


Beaujolais L'Ancien 2007 Jean-Paul BRUN

Olfaction faite de fruits noirs et de notes animales. La bouche est plus structurée et précise que dans la cuvée précédente, mais elle reste dure et âpre.


Beaujolais Les Griottes 2006 Pierre-Marie CHERMETTE

Un nez floral et élégant, une bouche toute en finesse avec des tannins fins et polis qui apportent une agréable fluidité. L'acidité reste cependant élevée elle confère un côté métallique à la finale.


Beaujolais Cuvée Traditionnelle 2006 Pierre-Marie CHERMETTE

Le nez est gourmand, la bouche large avec un beau grain cependant la finale est gâchée par une puissance alcooleuse trop présente. De ce fait, le vin reste court et laisse un peu le dégustateur sur sa faim.


Moulin à Vent 2005 Benoît TRICHARD

La belle accroche avec une agréable olfaction fruitée mêlée de fines notes mentholées est mal suivie par une bouche asséchante en raison d'un alcool trop présent. Pas de fond ni de vin, des notes oxydatives laissent supposer une bouteille à problème.


Morgon 2006 Marcel LAPIERRE

C'est de la cuvée sans soufre et sans filtration dont il s'agit. Le nez révèle une légère volatile, la bouche est cohérente entre le fruit et l'alcool avec de belles notes de cassis surmûri. Les tannins toujours très fins chez LAPIERRE, me donnent cette impression que le vin manque de relief. Mais c'est un avis très personnel que les autres dégustateurs ne partagent pas obligatoirement. Le vin reste très frais et digeste.


Morgon Côte de Py 2005 Jean-Marie BURGAUD

Olfaction complexe faite de notes épicées et animales et d'arômes de framboise. La bouche épanouie possède un équilibre évident où tout est juste, sans faux semblants et sans esprit démonstratif. Une trame tannique dense et fluide porte ce très beau vin.


Cuv--e-des-Fous.jpg

Fleurie "Classique" 2004 Château de Beauregard

Nez marqué par de la volatile et un effet de boisé. La bouche est lourde doucereuse, le vin évolué et fatigué avec des tannins asséchants. Tous les symptômes d'un problème lié au liège sont réunis.


Brouilly "Le Bas de la Roche" 2004 Château de Montceau

Vinifié par Fred COSSARD, une décevante cuvée au nez grillé avec des arômes peu engageants de yaourt fraise. La bouche est lourde et marquée par l'alcool. Une extraction musclée pour un vin qui ne possède pas la matière nécessaire pour le supporter.


Brouilly Croix des Rameaux 2004 Jean-Claude LAPALU

Preniez nez sur des notes réduites de croûtes de fromage. A l'aération le fruit s'exprime avec précision. Le vin est un "poids lourd" qui possède une belle tension et un fonctionnement gourmand. Si l'on peut tout juste reprocher une pointe de sucrosité en finale, le vin reste très agréable et se boit avec plaisir.


Brouilly Cuvée des Fous 2004 Jean-Claude LAPALU

Le nez est vineux et frais, la bouche parfaitement équilibrée entre la puissance et la fraîcheur finement réglissée. Aucune lourdeur malgré la très grosse matière c'est tout le savoir-faire de Jean-Claude LAPALU.


Moulin à Vent 1995 Michel CROZET

L'olfaction est kirchée, la bouche alcooleuse et desséchante. Une deuxième bouteille du même vin nous apporte un très net mieux, même si les notes d'évolution sont présentes sur ce vin de plus de 10 ans.


Brouilly "Vieilles Vignes" 2003 Laurent MARTRAY

Le nez aux notes artificielles rappelle celui d'une corbeille de confiseries Haribo. La bouche est décharnée, très "Nouveau Monde" avec un travail sur le fruit qui montre un certain sens de l'épate.


Régnié 2000 Christian DUCROUX

Le vin est muet, pas loin de l'épuisement. Seulement des notes de poussière, très loin du plaisir qu'offrent habituellement les vins de Christian DUCROUX. La faiblesse de cette bouteille est une fois de plus à mettre sur le compte des problèmes liés au bouchage liège, qui sans obligatoirement communiquer un goût désagréable au vin, le vident de sa substance et le recouvrent d'un voile.


Une fois de plus cette dégustation permet de mettre  le doigt sur les problèmes de bouchage. A cause du liège, trop de vins ne sont pas le reflet de ce que le vigneron a mis dans la bouteille. Une incitation, je l'espère, à utiliser d'autres systèmes de bouchage.

Partager cet article

Repost 0
Published by Oenophil - dans Dégustations
commenter cet article

commentaires